Après son séjour à Dakar où il a suivi une formation intense de 35 jours dans le cadre du Yali, le jeune entrepreneur socio-politique camerounais a accordé à une interview à La Voix Des Décideurs.

 

Denis Emilien Atangana : « Nous n’avons pas été formés à Dakar pour inquiéter qui que ce soit . Au contraire pour être plus que jamais utile à nos pays et à notre mère, l’Afrique. »

 

Réalisée Lucien Embom l La Voix Des DécideursVous êtes la toute première promotion des YALI formée au Centre Régional de Leadership de Dakar. Pouvez-vous nous présentez en quelques mots le concept Yali ?

[is_logged_in][/is_logged_in] [is_logged_in][/is_logged_in] Le Young African Leaders Initiative (YALI) est une initiative du Président Obama qui date de 2010. Le YALI soutient les jeunes leaders africains dans leurs efforts pour stimuler la croissance, renforcer la gouvernance démocratique et promouvoir la paix et la sécurité sur le continent Africain. Le programme YALI, c’est aussi une communauté virtuelle de près de 140 000 membres, des cours en ligne gratuits et quelque 13 000 certificats délivrés. Pour avoir plus d’impact, le programme YALI s’est étendu en Afrique à travers quatre centres qui se trouvent à Nairobi, Pretoria, Accra et Dakar. Je souligne que cette initiative est à saluer en ce sens qu’elle répond exactement aux besoins et aspirations de la jeunesse africaine. La jeunesse africaine aspire à la formation et l’autonomisation dans tous les domaines.

Et le Centre Régional de Leadership (CRL) de Dakar.

S’agissant du CRL de Dakar, il est pour le moment le seul centre francophone ouvert pour les futurs leaders de 16 pays africains. Sa mission consiste à donner aux futurs leaders, des compétences, des outils, des opportunités leur permettant de réaliser leur rêve et façonner l’avenir du continent. Les formations se déroulent au sein du Centre Africain d’Etudes Supérieures en Gestion (CESAG).

Le programme offre des formations dans trois filières à savoir Business and Entrepreneurship, Civic Leadership et Public Management. La formation dispensée vise aussi à offrir aux participants des compétences transversales en leadership. Il est vrai que moi j’ai fait Public Management en ma qualité de Chef de village. Une façon pour moi de signaler que j’étais le porte-parole des participants à cette session. Je me dois de vous présenter tous les modules de formation.

Le Business and Entrepreneuship est un programme conçu pour la catégorie d’entrepreneurs émergents ou d’aspirants entrepreneurs, souhaitant assumer des rôles de leaders au sein du secteur privé ou créer leurs propres entreprises sur le continent. Ce module permet aux participants de se familiariser avec une variété d’approches liées aux affaires et à l’entreprise. Il permet également de renforcer les capacités techniques et de leadership dans des domaines tels que la stratégie, les opérations, la gestion de la chaîne d’approvisionnement, l’éthique des affaires, etc.

Le Civic Leadership est un programme orienté vers ceux qui sont ou aspirent à être civiquement engagés et à être au service de la société par le biais des organisations non gouvernementales, des organisations communautaires ou par le bénévolat. Cette familiarise les participants à la signification du leadership civique, tout en renforçant leurs capacités techniques et de leadership dans des domaines tels que la citoyenneté, l’engagement social, le développement économique, l’appui aux communautés, l’innovation sociale leadership social, etc.

Le Public Management est un programme conçu pour ceux qui travaillent ou aspirent à travailler dans tous les niveaux de gouvernance, les organisations régionales comme l’Union Africaine (UA), les organisations internationales telles que les Nations Unies ou d’autres organisations d’intérêt public ou groupes de réflexion. Il expose les participants à des modèles de gestion publique et aux meilleures pratiques, tout en renforçant leurs capacités techniques et de leadership dans des domaines tels que la transparence, les marchés publics, la gestion des finances publiques, les processus d’appel d’offres des gouvernements, la collaboration entre le législatif et l’exécutif, et la formulation des politiques etc.

Pouvons-nous avoir une idée du Public Management ?

La formation était intense et nous du Public Management, avons eu des facilitateurs (intervenants) de haute qualité et de la haute sphère de l’administration publique et privée. Nous avons renforcé nos capacités en matière de bonne gouvernance et de leadership. Bref, le CRL de Dakar est un centre d’excellence de la pédagogie du concret. Nous sommes déterminés à impacter positivement l’Afrique à travers ce que nous avons appris.

Quels sont les débouchés après cette formation ?

Les perspectives sont énormes. Vous avez vu les modules de formation. Ce que je peux dire que c’est l’Afrique qui gagne avec des jeunes bien formés et préparés à faire de notre continent, le centre du monde. Le programme YALI, c’est aussi une communauté virtuelle de près de 140 000 membres. Il s’agit de voir ce que nous pouvons faire ensemble avant de tendre la main. Plusieurs initiatives ont vu le jour à Dakar.

Une certaine opinion vous présente comme des pions des Américains notamment de la CIA, ayant été formés pour renverser les régimes dictatoriaux d’Afrique qu’en dite vous ?

Je crois que l’initiative du Président Obama mérite d’être saluée à sa juste valeur. Je remercie tous les partenaires qui accompagnent ce projet porteur de perspectives heureuses pour le continent africain et sa jeunesse. J’invite d’ailleurs les jeunes à postuler via le site du CRL de Dakar. Comme je l’ai dit tantôt, cette initiative vient satisfaire un grand besoin ressenti par la jeunesse africaine. Lorsque j’ai annoncé sur ma page facebook que je partais à Dakar dans le cadre du projet Yali, les commentaires qui ont jailli ne correspondent pas à la vision de cette initiative. La qualité, la richesse des enseignements, le professionnalisme des formateurs pétris de panafricanisme sont autant de choses qui m’ont marqué. C’est grâce à cette initiative que je soutiens avec fierté que le Cameroun est ma patrie et l’Afrique mon destin. Pour construire l’Afrique, nous avons besoin des leaders éclairés. Nous n’avons pas été formés pour inquiéter qui que ce soit. Au contraire pour être plus que jamais utiles à nos pays et à notre mère, l’Afrique.

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