Une enquête mondiale commandée par Amnesty International révèle qu’une grande majorité de personnes (80 %) accueilleraient les réfugiés à bras ouverts.

© Marcien Essimi I La Voix Des Décideurs – La Chine, l’Allemagne et le Royaume-Uni sont en tête du classement mesurant le degré d’acceptation des réfugiés par le grand public. La Russie occupe la dernière place. A l’échelle mondiale, une personne sur 10 serait prête à accueillir des réfugiés chez elle, et trois sur 10 seraient d’accord pour les accueillir dans leur quartier. Amnesty International appelle les participants au Sommet mondial sur l’action humanitaire à soutenir l’adoption d’un « pacte mondial » pour aider les réfugiés.  Le nouvel indice d’acceptation des réfugiés classe 27 pays de tous les continents en fonction de la proportion de leurs habitants qui seraient prêts à laisser des réfugiés s’installer dans leur pays, dans leur ville, dans leur quartier ou chez eux. Pour l’établir, le cabinet de conseil en stratégie de renommée internationale GlobeScan a réalisé un sondage mondial auprès de plus de 27 000 personnes.

Ce sondage révèle que les gens sont prêts à faire énormément d’efforts pour accueillir les réfugiés. Il montre aussi que les discours politiques antiréfugiés sont loin d’être en phase avec l’opinion publique. « Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les gens sont prêts à accueillir les réfugiés, mais les gouvernements apportent à la crise des réponses inhumaines totalement coupées de la réalité de leurs opinions publiques », a déclaré Salil Shetty, secrétaire général d’Amnesty International. 73 % des personnes interrogées étaient d’accord avec l’affirmation selon laquelle les personnes fuyant une guerre ou des persécutions devaient pouvoir trouver refuge dans d’autres pays. Les Espagnols, les Allemands et les Grecs se sont montrés particulièrement favorables au droit d’asile, avec respectivement 78 %, 69 % et 64 % de personnes se déclarant « tout à fait d’accord » avec cette affirmation. 66 % des personnes interrogées ont affirmé que leur gouvernement devrait en faire plus pour aider les réfugiés.

Dans plusieurs pays qui sont au cœur de la crise des réfugiés, trois quarts ou plus des personnes voudraient que leur gouvernement en fasse encore plus, par exemple en Allemagne (76 %), en Grèce (74 %) et en Jordanie (84 %). Les pays où la proportion de gens favorables à une action renforcée du gouvernement est la plus faible sont la Russie (26 %), la Thaïlande (29 %) et l’Inde (41 %). Pour remédier à la crise mondiale des réfugiés, Amnesty International appelle les gouvernements à réinstaller 1,2 million de réfugiés d’ici à la fin de 2017. Pour remédier à la crise mondiale des réfugiés, Amnesty International appelle les gouvernements à réinstaller 1,2 million de réfugiés d’ici à la fin de 2017. C’est beaucoup plus que les 100 000 places offertes chaque année par les gouvernements, mais cela représente moins d’un dixième des 19,5 millions de réfugiés que compte aujourd’hui la planète.

Pour remédier à la crise mondiale des réfugiés, Amnesty International appelle les gouvernements à réinstaller 1,2 million de réfugiés d’ici à la fin de 2017. C’est beaucoup plus que les 100 000 places offertes chaque année par les gouvernements, mais cela représente moins d’un dixième des 19,5 millions de réfugiés que compte aujourd’hui la planète.Amnesty International demande aussi aux gouvernements, lors du Sommet mondial sur l’action humanitaire. Cette rencontre va se tenir à Istanbul les 23 et 24 mai 2016, s’engage à mettre en place un nouveau système permanent de partage de la responsabilité d’accueillir et d’aider les réfugiés. Ce pacte mondial sur le partage des responsabilités concernant les réfugiés, déjà proposé par les Nations Unies le 9 mai 2016, serait ensuite adopté par les dirigeants mondiaux lors d’une réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations unies le 19 septembre.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a convoqué ces deux sommets pour tenter de résoudre la pire crise humanitaire relative aux réfugiés que le monde ait connue depuis 70 ans. Lors du Sommet mondial sur l’action humanitaire, les gouvernements doivent aussi remédier au déficit de 15 milliards de dollars dans le financement de l’aide humanitaire annoncé par l’ONU début 2016, en augmentant leurs contributions destinées à aider à la fois les réfugiés et les pays qui les accueillent en grand nombre.

L’indice d’acceptation des réfugiés classe les pays sur une échelle de 0 à 100, où 0 signifie que toutes les personnes interrogées refuseraient l’entrée des réfugiés dans leur pays et 100 que toutes les personnes interrogées accueilleraient des réfugiés dans leur quartier ou à leur domicile. L’indice est calculé en attribuant aux pays une note en fonction des réponses obtenues à la question « Jusqu’où seriez-vous prêt-e à aller pour accueillir des gens fuyant la guerre ou des persécutions ? » Les réponses ont été notées sur 100 selon le barème suivant : 0 = « Je leur refuserais l’entrée dans mon pays » ; 33 = « Je serais prêt-e à les accueillir dans mon pays » ; 67 = « Je serais prêt-e à les accueillir dans ma ville ou mon village » ; 100 = « Je serais prêt-e à les accueillir dans mon quartier ou chez moi ».

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