Dynamique Mondiale des Jeunes qui encourage les jeunes dans la libre pensée critique,  a décerné des prix d’une valeur de près d’un million de Francs Cfa à 30 lauréats.

© Alain Gounajjou l La Voix Des Décideurs – C’est l’Université Protestante d’Afrique Centrale de Yaoundé qui a servi de cadre pour la circonstance en présence des membres du gouvernement et ceux de la société civile camerounaise, à l’issu du concours national de texte écrit sur la démocratie au Cameroun.

« Enjeu, défis et obstacles à la démocratie au Cameroun », c’est le thème de réflexion à ce concours national de texte écrit sur la démocratie au Cameroun. Le montant global des prix est estimé à près d’un million. Les sommes allaient de 15 000 F pour le premier à 15 000 F Cfa pour le dernier.

Le premier prix revient à Merlin PKOUMIE NOUOPAM de l’Université de Dschang. Ils étaient trente lauréats au total à avoir bénéficié des prix de ce concours organisé par Dynamique Mondiale des Jeunes en collaboration avec le Réseau Foi et Libération. Les textes ont été rédigé dans l’une des langues officielle le français ou l’anglais. Le concours a vu la participation des jeunes issus des Régions de l’Adamaoua, Centre, Ouest, Est, Nord – ouest et du Littoral.

Cette compétition ouverte aux jeunes filles et garçons âgés entre 17 et 25 ans maximum, s’inscrit dans le cadre de la commémoration de la Journée Internationale de la Démocratie qui se célèbre tous les 15 septembre de chaque année.

Au Cameroun, la démocratie est perçue comme une affaire des vieux

Avant de recevoir leurs prix, les lauréats ont droit à cinq minutes chacun pour exprimer leur motivation et la compréhension du thème. Selon les candidats, la démocratie au Cameroun est perçue comme une affaire des vieux. Car disent-ils lors de leurs différentes interventions que : «  seul les vieux ont le droits à la vie et au pouvoir au Cameroun », « les jeunes sont les plus représentés en prison », « il n’ya pas d’égalité de chance au Cameroun, c’est fort de cette raison que les jeunes préfèrent aller à l’étranger »« pour réussir on n’a pas besoin d’aller à l’école, il suffit de faire comme l’opérateur économique de la Région de l’Ouest monsieur FOTSO Victor », pour citer que ceux-là.  «  Pour réussir à un concours officiel, il faut être de la région du Centre ou du Sud », a affirmé , gratuitement, avec exagération et surtout dans un ton tribaliste un lauréat.

Et suite à tous ces maux, Asser LENI, l’un des lauréats, originaire de la région de l’Adamaoua, arrondissement de Bankim invite les jeunes à s’intéresser aux affaires politiques. « Si nous ne faisons pas la politique, la politique va finir par nous faire. Les jeunes doivent contribuer grandement à la pérennité de l’esprit pacifique surtout dans notre contexte actuel. je me suis senti concerner par cette tâche», explique le lauréat en toute fermeté.

« Engager les jeunes dans la libre pensée critique » 

.Dans son mot de bienvenue la présidente de la Dynamique Mondiale des Jeunes, Caroline Claire YANKEP explique qu’il s’agit d’engager les jeunes dans la libre pensée critique «  le concours d’écriture est la porte d’entrée d’un engagement civique. Il était question pour nous d’amener les jeunes à se prononcer sur les règles et principes de la démocratie telle que vécu au Cameroun. En optant pour ce choix, DMJ et le Réseau Foi et Libération entendent soutenir les jeunes à s’engager dans la chose démocratique, à exercer voir pratiquer les principes et valeurs démocratiques, puis amener à faire comprendre aux jeunes qu’ils détiennent certaines solutions aux différents problèmes de notre société. Cette activité consiste aussi de rendre audible la voix de la jeunesse dans le théâtre démocratique.» affirme la présidente.

Des prix et des attestations de participation ont été ainsi donc remis aux participants en présence des membres du Gouvernement et ceux de la société civile. La réussite de cette activité a bénéficié de la contribution du Cercle International Pour la Promotion de la Création, du Conseil des Eglises Protestantes du Cameroun, du Service National Justice et Paix, du conseil Supérieur Islamique du Cameroun, de la Commission Diocésaine justice et Paix de Bafia et de la Commission Diocésaine justice et Paix d’Eseka.

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