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Douze ministres délégués figurent dans le gouvernement Issoze Ngondet © DCP-Gabon

Gabon : “Le Ministre Délégué” sans moyens ?

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Douze personnalités ont été nommées au poste de Ministre délégué, le 2 octobre dernier lors de la formation du gouvernement. Pour quoi faire ? Et avec quels moyens ?

Selon Wikipédia, l’encyclopédie participative en ligne, «un ministre délégué est une personnalité chargée d’un dossier précis au sein d’un ministère, sous l’égide d’un ministre ou directement rattaché au Premier ministre».

Edwige Nganga Essoukou Bétha, Calixte Nsié Edang, Françoise Assengone Obame, Chantal Abendang Mebale, Noël Mboumba, Lucienne Ogouwalanga Aworet, Lucie Akalane, Pascal Houagni Ambouroué, Olivier Koumba Mboumba, Patricia Taye, Guy-Maixent Mamiaka et Irène Lindzondo figurent dans le gouvernement formé dimanche dernier et annoncé en pleine nuit. Ces douze ministres délégués vont-ils avoir les coudées franches pour exercer leurs fonctions ?

Quels moyens humains ?

La particularité du dernier gouvernement est qu’il ressemble au gouvernement Eyéghé Ndong de janvier 2006 : les ministres délégués ont des attributions, des charges, des dossiers précis. Mais vont-ils pouvoir bénéficier, du fait de ces attributions et de ces charges, des mêmes privilèges que les ministres dits titulaires ? Un ministre délégué ayant dorénavant des attributions va-t-il disposer, comme le ministre titulaire, d’un cabinet de trente-deux membres ? Pour le moment, le ministre délégué ne dispose que d’un cabinet de vingt-trois membres. Il n’a pas de conseillers.

«Il ne faut jamais accepter le poste de ministre délégué, on ne va au bureau que pour lire les journaux ; même la moindre ouverture de séminaire vous est refusée, tout vous est refusé», déclara à ses proches Jean-Marie Koumba Souvi , ancien ministre délégué.

Quels moyens matériels ?

En dépit des attributions qu’ils ont pu avoir dans le gouvernement Eyéghé Ndong, et encore mieux, lorsqu’ils n’en ont pas, les ministres délégués n’ont jamais eu de moyens matériels conséquents. Il est rare de voir un ministre délégué avec deux voitures de fonction, alors que les ministres titulaires disposent de quatre, voire cinq véhicules, notamment les deux «véhicules de commandement» («command cars»), les véhicules d’escorte et les voitures de liaison. Sans oublier que le directeur de cabinet de celui-ci, le chef de cabinet, la secrétaire particulière, le conseiller chargé de la communication et le chef du Protocole bénéficient souvent également de moyens roulants. Pour le cabinet du ministre délégué, rares sont les véhicules qui lui sont allouées.

Y a-t-il des bureaux pour tous ?

Généralement, à son arrivée dans un département ministériel, le ministre titulaire s’occupe d’abord et quasi-exclusivement des membres de son Cabinet. Il ne décide pas, en compagnie de son délégué, des moyens alloués à l’un et à l’autre cabinet, des moyens roulants alloués à l’un et à l’autre cabinet, des bureaux affectés à l’un et à l’autre Cabinet. Le ministre délégué est traité comme un adversaire, au lieu d’être traité comme un collègue, un partenaire, un associé. Un jour, alors qu’il venait de quitter le gouvernement où il occupait les fonctions de ministre délégué, Jean-Marie Koumba Souvi déclara à ses proches : «il ne faut jamais accepter le poste de ministre délégué, on ne va au bureau que pour lire les journaux ; même la moindre ouverture de séminaire vous est refusée, tout vous est refusé». La plupart des personnalités n’ayant servi que comme ministres délégués au sein du gouvernement le disent : «être ministre délégué, c’est dur. On ne voit rien. On ne fait rien. Certains ministres refusent même que leurs délégués soient vus à la télévision».

Et l’on en vient à se souvenir d’une difficulté particulière du dernier gouvernement Ona Ondo : plus d’un trimestre après leur entrée au «cénacle», un certain nombre de ses membres n’avait toujours pas les avantages et attributs de leur nouvelles fonctions : ni bureaux, ni personnel de cabinet, ni véhicules de fonction, ni personnel domestique (chauffeurs, aides de camps, etc.). La situation avait toutefois fini par se régler. Sur la base du principe selon lequel «gouverner c’est prévoir», on ne peut que souhaiter du bon vent aux nouveaux ministres délégués.

Source : Gabon Review

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