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Photo: AFP
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A la Une: Haïti, pays meurtri

Plus de 400 morts en Haïti. « Le bilan s’alourdit après le passage de Matthew », lance Libération. « Alors qu’il continue sa course vers la côte Est des Etats-Unis (…), les autorités de l’île découvrent d’heure en heure la gravité des dévastations. »

« Le département du sud d’Haïti, balayé pendant de longues heures par les vents et les averses torrentielles, a été le plus durement frappé par cet ouragan d’une grande violence », déplore ce quotidien.

Et, en effet, ce bilan « risque de s’alourdir », prévient Libé, journal dans les colonnes duquel l’ONG Care s’alarme avec angoisse que la ville de Jérémie soit « complètement détruite ».

A la Une du Figaro, un bilan hissé à près de 900 morts, sous une photo de rue haïtienne toute de désolation, et frappée de ce titre naufrageur : « Avant de frapper la Floride, l’ouragan Matthew sème la mort et la désolation en Haïti. »

Si l’ouragan a perdu de sa force, il n’en était pas de même dans la journée de jeudi, puis la nuit suivante, quand la pointe occidentale d’Haïti a dû « courber l’échine sous la puissance dévastatrice de Matthew et des vents atteignant 210 km/h », énonce Le Figaro.

Dans les colonnes du quotidien conservateur, un médecin de l’ONG Partners in Health, redoutant une aggravation de l’épidémie actuelle de choléra, faute d’eau potable disponible en quantité suffisante, prédit que « le pire est à venir ».

Or, justement, Haïti « se relevait » d’une épidémie de choléra qui avait fait près de 10 000 morts, rappelle le journal Le Parisien. Avec les eaux souillées, les boues et les inondations, le risque d’une « recrudescence » inquiète, avertit ce quotidien, qui note que « huit cas ont déjà été recensés ».

Comme le formule Le Journal de la Haute-Marne, c’est « la routine de la misère ». Car on sait très bien qu’après Matthew, « il y aura d’autres ouragans dans cette partie du monde. Et Haïti fera le décompte des victimes et des dégâts. Comme d’habitude », soupire, résigné, ce quotidien du centre-est de la France, où jamais âme qui vive n’a vu un ouragan.

Nobel : la paix à faire

C’est donc le président colombien Juan Manuel Santos qui a été désigné hier lauréat du prix Nobel de la paix. Et la presse française est tout sauf enthousiaste. C’est surtout la personne du chef de l’Etat colombien qui l’a laissée sur sa faim.

Car Juan Manuel Santos est « peut-être l’un des prix Nobel de la paix les moins charismatiques », estime Libération. Le journal pointe qu’il est« doué et travailleur mais sans vrai magnétisme ».

Et comme le récent référendum sur la paix avec les FARC n’a pas atteint le quorum nécessaire pour que soit validé l’accord de paix avec la guérilla colombienne, un représentant de cette dernière espère dans Libé que le « coup de pouce du Nobel » permettra au lauréat d’hier de « donner vie » à cet accord.

Manque d’enthousiasme également du Figaro, qui trouve « curieux » ce prix Nobel de la paix 2016. Selon ce quotidien, l’échec du référendum dont nous venons de parler est « d’abord son échec ».

Cet homme issu de la très haute bourgeoisie de Bogota « n’a jamais su, contrairement à son prédécesseur Alvaro Uribe, construire une relation avec le peuple colombien », souligne le confrère, qui va même jusqu’à évoquer les « difficultés d’élocution » de Juan Manuel Santos !

Dans Le Parisien, ce matin, Ingrid Bettancourt, toutefois, se félicite. « C’est un appui précieux aux efforts du président Santos, dit-elle. Il a lutté pratiquement tout seul pour obtenir ce résultat. Cela remet le pays sur le bon chemin en redonnant l’espoir aux Colombiens et en leur faisant comprendre que la communauté internationale attend de grandes choses d’eux », veut croire cette ex-otage des Farc entre 2002 et 2008.

Et Ingrid Bettancourt d’ajouter que ce prix Nobel attribué à Juan Manuel Santos va « redonner de la grandeur aux débats, faire appel à la générosité des Colombiens et diminuer la pression de ceux qui ont un intérêt à ce que la paix n’aboutisse pas ».

Fiches « S » : principe de précaution

En France, ça gronde dans les mairies, où les élus locaux réclament les noms des personnes qui sont fichées par l’antiterrorisme. C’est ce qu’on appelle les fichés « S ». Et les maires « réclament » les noms de ces personnes résidants dans leur ville, lance en manchette Le Figaro.

Or, ces renseignements sont strictement réservés aux forces de police et de justice. Alors, le quotidien s’insurge : « Fichés S, comme représentant un danger pour la sûreté de l’Etat. Fichés S, comme vingt mille individus dont près des deux tiers entretiennent des liens avec la filière islamiste », martèle le quotidien conservateur.

« Ce n’est qu’un indice, pas une preuve de dangerosité. Celle-ci, on ne l’obtient qu’ensuite, quand ils ont tué. Quand il est trop tard. D’évidence, il est urgent d’arrêter de regarder ” passer les crimes ” », estime le quotidien français.

Et Le Figaro s’en prend ce matin aux « beaux esprits », qui « assurent qu’on ne peut pas être privé de liberté avant d’être jugé. C’est pourtant le sort réservé à de nombreux suspects et aux étrangers pris en situation irrégulière. Pourquoi ne serait-ce pas celui des fichés S les plus dangereux, avant un parcours obligatoire de déradicalisation ? Cela éviterait beaucoup de morts et de remords. L’Etat de droit doit permettre à la société de se protéger et non à ses ennemis de tuer », énonce donc Le Figaro.

France Télévisions : paroles de cheffe

C’est la crise à France Télévisions. Le directeur de France 2, navire amiral du premier groupe public de télévision en France, vient d’être congédié. Pour quelles raisons ? La présidente de France Télévisions s’en explique. Et Delphine Ernotte le fait dans Libération, en assurant que cette éviction n’a rien à voir avec la chute des audiences de rentrée.

« L’audience ne gouvernera jamais France Télévisions, dit-elle. (…) Je suis cheffe d’entreprise. (…) C’est ma responsabilité de cheffe d’entreprise de procéder à des ajustements ». Et la présidente souligne qu’il y a une « énorme transformation » à faire à France Télévisions.

« Les jeunes publics ne regardent plus la télévision de la même façon que moi. Il faut marier la culture traditionnelle de la télévision et la culture numérique », dit-elle à Libé. Quant à la chaîne d’information en continu France Info, Delphine Ernotte rappelle que c’était un « pari » et qu’il est « réussi ».

Source: RFI

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