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Entraineur Mahmoudou Bello Fondateur de Bello Dream Young Football Academy ( BDYFA )

Bello Dream Young Football Academy,un grenier des champions de demain

Hier joueur et coach amateur, le jeune Camerounais Mahmoudou Bello est aujourd’hui entraineur professionnel reconnu par la Confédération Africaine de Football (Caf) et la Confédération Asiatique de Football (AFC). Après avoir, été initié au métier de coaching en Mozambique, passé ses diplômes en Afrique du Sud et enrichi son expérience en Asie, le coach Bello, amoureux du football, vient de lancer un centre de formation représenté dans trois régions du Cameroun pour promouvoir le football jeune dans son pays.

Dans une interview accordée à Branding Africa, il parle de ses ambitions. En félicitant la Caf pour ses efforts visant la reconnaissance des coachs africains à travers le monde, il propose l’organisation du championnat pour le développement du football jeune au Cameroun natal.

Bonjour Monsieur Bello! Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Je suis Mahmoudou Bello, coach et promoteur de football et fondateur de Bello Dream Young Football Academy et entraineur de Nassara Football Club de Yaoundé.

Comment êtes-vous retrouvé dans le football ?

J’ai été un ancien joueur amateur au Cameroun. J’ai joué dans les clubs amateur du pays tels qu’Unité Yaoundé, Nassara, Collège Vogt de la 3 eme division avant de me rendre au Congo Brazza où j’ai évolué dans le club As Police. Mon aventure de jouer n’étant pas très bonne, en 2000, je me suis rendu au Mozambique, notamment à Maputo. Ici, j’ai fait des tests dans Ferovial de Maputo. Durant mon séjour en Mozambique, j’ai fait connaissance d’un ami qui était ancien joueur de la Panthère de Banganté. Le susnommé Serge Youdom.

Je tiens d’abord à le remercier parce que c’est grâce à lui que j’ai l’amour pour le coaching. Aujourd’hui, il réside actuellement à Paris. En 2000, il fut nommé coach à l’Ecole Internationale Française de Maputo où il encadrait les poussins, les benjamins, cadets et les minimes. Etant donné qu’il ne pouvait pas faire ce boulot seul, il m’a fait appel et je suis devenu son assistant. C’était ma toute première expérience dans le coaching. Et directement, j’ai aimé ce métier et en octobre 2002, je décide d’aller continuer les études de coaching en Afrique du Sud. Au pays de Mandela, je me suis inscrit à Boston Collège à Prétoria. Ici, j’ai fait des cours de coaching and Management pendant deux ans. J’ai acquis plus d’expérience dans ce domaine. Et 2004, je dépose mes valises en Asie où j’ai travaillé dans plusieurs centres de formation. J’ai mis mon expérience au profit de plusieurs clubs comme Arsenal Football Academy. Et à présent, j’encadre les jeunes du Plus Footbal Academy (PFA).

Et pourquoi l’idée de création d’une école de foot ?

Comme je vous l’ai dit, je suis promoteur de football. Et pour contribuer concrètement à la promotion de ce sport, j’ai décidé de créer un centre de formation pour donner la santé, le sourire et l’espoir à mes jeunes compatriotes.

Pouvez-vous nous présenter votre académie ?

Bello Dream Young Football Academy est un centre formation dédié aux jeunes créé en 2015. Il est présent dans quatre villes du Cameroun à Yaoundé à la capitale du pays, à Bamenda dans la région du Nord-Ouest, à Banyo et à Ngaoundéré dans la région de l’Adamaoua.

Nous avons appris que vous avez fait une fusion avec un autre centre formation. De quoi s’agit-il exactement ?

Effectivement, j’ai fait une fusion avec un compatriote qui est aussi une ancienne gloire du football camerounais, Halidou Malam. Mais il s’agit seulement avec la représentation de Ngaoundéré qui nous a permis d’avoir un centre digne de ce nom. Il s’agit de Malam and Bello Football Academy qui est affilié à la Fédération camerounaise de Football (FECAFOOT) depuis 2015.

Nous avons appris que vous avez subi une formation au Centre Technique de la Fecafoot. Parlez-nous de cette formation.

Oui effectivement ! J’ai été au Centre Technique de la FECAFOOT au quartier Odza à Yaoundé pour l’obtention de la licence C CAF. Vous savez, nous les coachs africains, notamment camerounais   qui sommes titulaires de licences d’autres fédérations, avions beaucoup de soucis avec la FECAFOOT car l’équivalence au Cameroun est trop basse. C’est pourquoi l’organisation de cette formation pour l’obtention de la licence C CAF a été une grande opportunité que nous a offerte la Confédération Africaine de Football (CAF). Cette initiative est à féliciter et c’est pour moi une occasion de remercier une fois de plus la CAF qui vient résoudre ce problème de reconnaissance de diplômes au niveau africain. Elle a aussi résolu ce problème au niveau intercontinental avec l’Asie. Désormais, les licences CAF sont également reconnues par la Confédération Asiatique de Football (AFC). La même démarche a été entamée auprès de l’UEFA.

Il n’est pas facile de tenir un centre de formation comme le vôtre encore moins de former des cadets et de benjamins. Comment travaillez-vous ?

C’est vrai ! Avoir un centre de formation et tenir bon n’est pas facile. Car cela nécessite assez moyens et beaucoup d’amour pour le football. Moi j’aime travailler avec les poussins, les benjamins, minimes et les cadets car ceux-ci sont encore disciplinés. Nous sommes confrontés au défaut d’implication parentale dans la formation de ces jeunes traduite par la malnutrition des enfants, la mauvaise hygiène de vie, la disponibilité des enfants et le manque des équipements sportifs tels que les maillots et les godasses.

Quelles sont vos attentes vis-à-vis de la Fecafoot et du gouvernement camerounais ?

Avant toute chose, je remercie aussi le président de la FECAFOOT et la Direction Technique Nationale qui font assez d’efforts pour le développement du football jeune au Cameroun. L’organisation des sessions de formation des entraineurs visant le renforcement de leurs capacités est une mesure à saluer. Nous encourageons notre gouvernement à poursuivre le développement des infrastructures sportives réglementaires comme les aires de jeu qui sont déficitaires, et instituer des politiques favorisant le sponsoring des activités sportives. Je pense ici à l’allègement des taxes aux entreprises citoyennes soutenant le football jeune dans le pays. Le soutien des âmes de bonne volonté et de nos élites est vivement attendu.

Quels sont vos défis à court et à moyen termes ?

Le rêve de Bello Dream Young Football Academy est de former le maximum de jeunes Camerounais et Africains possible et de les voir réussir dans leur carrière et assurer la relève du football africain au niveau mondial. C’est pourquoi, pour réaliser ce rêve, nous sommes déterminés avec le soutien des uns et des autres, à relever plusieurs défis : réussir la mise en place de Bello Dream Young Football Academy. Actuellement, la BDYFA de Banyo dispose déjà un terrain de 7 hectares à valoriser. A Ngaoundéré, Malam and Bello Football Academy dispose déjà un terrain de 12 hectares pour son implantation.

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 Et que pensez-vous de la promotion du football jeune au Cameroun ?

A côté de la volonté de quelques acteurs privés, la Fecafoot a mis une politique pour relever secteur qui sombrait depuis fort longtemps. Nous attendons cela soit suivi par le développement des infrastructures. Je saisis cette occasion pour suggérer à tous les acteurs du football camerounais l’idée de création d’un championnat national du football jeune dans toutes les catégories à savoir les poussins, les benjamins et les minimes pour que le Cameroun imprime aussi sa marque aux compétitions internationales de U15.

Réalisée par Branding Africa

en partenariat avec La Voix Des Décideurs

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