Après le TOM I dans  sa 78 eme Édition, le journal camerounais   L’Eveil Républicain revient dans le  l’Edition N°079  avec le TOM II intitulé « Mama Fouda ridiculisé par Paul BIYA ». Dans ce numéro, L’Éveil Républicain fait une intrusion sur «  les manœuvres  du ministre André Mama Fouda et scie sur des titres fonciers » à Kribi où des immigrants français sont aussi des propriétaires sur ces terrains illégaux, selon  le journal.

Une enquête à lire à tout prix.

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Enquête: TOM II :  Mama Fouda ridiculisé par Paul BIYA 

Le crésus d’Obobogo doit rembourser les milliards extorqués aux collectivités de Kribi. Il doit également aux impôts du Cameroun, plusieurs centaines de millions de FCFA à restituer. Dans ce bal de faucons, l’accompagnent le vice-président du Senat, Président du conseil d’Administration de la MAETUR Monsieur Aboubakary Abdoulaye et le directeur de la même structure, Roger Manga. Chaud devant.

Comme nous l’annoncions dans notre précédente édition, voici le tome II de la série des rapines et de détournements orchestrés par André Mama Fouda. Ancien directeur de la MAETUR et actuel ministre de la santé publique. Avant de penser à un règlement de compte quelconque, les pauvres riverains donc  leur seul bien est leurs terres, se voient mourir avec progénitures sans plus de quoi mettre sous la dent. A cause du goût très poussé de lucre de ce ministre qui est auteur de nombreux scandales et victimes délestées de leurs biens par des méthodes siciliennes.

Le cas de la position des collectivités Bwambé I et II reste en ligne de mire de l’enquête qui démontre le banditisme de haut niveau orchestré par certaines hautes personnalités à penser arracher toutes les terres des camerounais d’en bas. Le trio André Mama Fouda, Roger Manga et Aboubakary Abdoulaye ne sont pas des enfants de cœur dans la roublardise. Ils usent depuis de lustres cette entreprise citoyenne qu’est la Maetur, pour bourrer leurs comptes bancaires et coffres-forts des centaines de millions de Fcfa.

D’ailleurs il est clair et connu de tous que régulièrement dans leurs domiciles, transformés en véritables banques, les coups de vols sont perpétrés à profusion par leurs proches d’où la petite somme volée est dans l’ordre d’un demi-milliard de FCFA. Ils justifient donc bel et bien leurs avoirs avec un nombre impressionnant de victimes en nos jours qui, ont vu spolié de leurs terres, et dont-t- on cite pêle-mêle des exemples tels les familles Mvog-Beti, la MAETUR de Talla et de Goa à Kribi, celle du luxueux quartier du Golf à yaoundé d’où ils ont attribué d’intelligence des lots à leurs progénitures. Malheureusement pour le dernier cas, ils ont été rattrapés par la justice qui avait sanctionné leurs malversations dans le cadre d’une procédure de reddition de compte. (Nous y reviendrons).

A Bwambé I et II le trio se trouve sur une pente  glissante au Tribunal de Grande Instance de Kribi. Et surprise, leur conseil maitre Nkoa a emprunté la poudre d’escampette abandonnant la procédure en cours, face à la gravité des faits qu’auraient commis ses clients. L’action entreprise par la MAETUR en somme est illégale sur ces terres étant donné que certains ayants-droits desdites collectivités sont décédés depuis des années.

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Dans cette illégalité, André Mama Fouda, Roger Manga et Aboubakary Abdoulaye président du conseil d’Administration de la MAETUR construisent de somptueux châteaux sur ces terrains sans avoir le moindre frisson. Plus grave, le président du conseil d’administration et non moins sénateur, avait sorti l’arme en le pointant sur ces pauvres autochtones s’ils continuaient à revendiquer ce qui leur ait dû naturellement. Leur réseau frauduleux sur les terrains conventionnés s’étend jusqu’au point d’empiéter le site appartenant à monsieur Edaba joseph. Ce citoyen estomaqué s’est vu extorquer plus de quatre hectares de terrains, immatriculés illégalement avec la complicité du conservateur de céans et du service départemental du cadastre.

Aujourd’hui, le notaire d’Ebolowa, Owona Ndigui personnage un peu curieux au vu de sa posture en déphasage totalement avec son rôle, refuse carrément de remettre aux collectivités de Bwambé I et II, les actes établis illégalement sur leurs terrains.

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Ce qui tranche avec la pratique des missions notariées déontologiquement en la matière, systématiquement violées. Une curiosité dans ce dossier  en plus, le notaire Owona Ndigui est intérimaire depuis 2007.Hors légalement, le statut  intérimaire à ce poste ne doit excéder plus de six mois. C’est clair : des actes posés par ce dernier, le positionnent sur la voie de son prédécesseur, maitre Mbema Madengue qui se trouve actuellement dans les fourches caudines des geôles de Kribi. Ce « notaire » n’a pas qualité de prendre les actes dont-il est responsable dans les affaires de terrains soit à Ebolowa tout comme le cas maintenant à Kribi.

Pour être plus précis, les conventions signées par l’entremise d’André Mama Fouda au compte de la MAETUR et les collectivités de Bwambé I et II sont tombées depuis dans la caducité. C’est dire que toutes les transactions et actions menées par le ministre André Mama Fouda et compagnie en ce moment sont illégales. Il  leur faut une nouvelle convention avec les ayants-droits de ceux décédés qui ont signé les premières conventions afin d’avoir les coudés franches à poursuivre leurs œuvres. La MAETUR inéluctablement se trouve en marge de ses missions régaliennes. Elle a installé une insécurité juridique auprès des collectivités concernées de même aux actuels acquéreurs de ces terrains.

Dans ce jeu trouble, le ministre André Mama Fouda a entrainé dans ce cercle vicieux le conservateur départemental de l’océan, monsieur Mvoé. En outre de tous ceci, Roger Manga directeur de la MAETUR dit racheter les terrains appartenant à l’Etat. Cela pourtant est proscrit. Une entreprise propriété de l’Etat ne peut pas acheter les domaines de l’Etat avec l’argent de l’Etat. Faut-il oublier ici dans le même registre comportemental que le sous-préfet de Kribi 1er, maitre Mbema Madengue et quelques notables pour avoir acheté des parcelles dans le domaine national à l’exemple aujourd’hui de Roger Manga, sont en prison à Kribi comme dit plus haut, pour détournements de fonds publics au détriment de la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH).

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C’est toujours lui, Maitre Mbema Madengué qui avait également géré le dossier Bwambé-MAETUR avec des pratiques illicites. Notaire intérimaire depuis 8 ans, ce qui est anormal au lieu de 6 mois, Owona Ndigui est bel et bien sur les traces de ses prédécesseurs, se retrouvant noyé jusqu’au coup. Face à cette situation, on déduit que les réseaux de la bande à André Mama Fouda lui renvoi bien l’ascenseur. En lui permettant de continuer à gérer illégalement cette étude notariale.

Le stratagème d’André Mama Fouda et Roger Manga est tout simple sur ces terrains: ils orchestrent des tripatouillages sur les plans cadastraux en les agrandissant grossièrement. C’est sur les Titres Fonciers mères n° 1480  et 1531 de l’océan que cela est organisé en toute illégalité. Une mafia qui constitue un levier pour eux  sur lequel ils amadouent certaines personnes du village qui n’ont rien à voir avec ces terres en versant de pots-de-vin et quelques victuailles pour jouer les troubles faits. Ainsi, ils sont propriétaires des faux Titres Fonciers sur plus de quatre hectares.

C’est une situation évidemment déguisée de détournements de fonds publics savamment entretenu avec l’intelligence du conservateur, le notaire et les dirigeants de la MAETUR. Il est bon à savoir que, pour procéder à un agrandissement d’un plan cadastral, l’aval du premier ministre est obligatoire telle l’exige la législation en la matière foncière. Ceci se fait dès lors qu’il y a  atteinte  aux droits d’un tiers.

A l’exemple des tripatouillages orchestrés par André Mama Fouda sur les terres d’un voisin des Titres Fonciers cités plus haut, monsieur Edaba Joseph qui est le propriétaire du Titre Foncier 6843 de l’océan, est roulé dans la farine par le trio André Mama Fouda, Roger Manga et le conservateur qui usent des méthodes siciliennes, confisquant son Titre Foncier figuré bel et bien dans le livre foncier du département de l’Océan. Les manœuvres du ministre André Mama Fouda et scie sur les Titres Fonciers n° 1480 et 1531 de l’océan ont toujours été et demeurent la propriété des collectivités bobodio bana Ebakalla et Bona Elangue et n’ont jamais été la propriété de la MAETUR. Dans leur organisation, ces collectivités ce sont mises en synergie à travers un protocole d’accord visant à effectuer les travaux de lotissements desdits Titres Fonciers.

Regardant ces conventions dans le fond, il y a entorse dans la légitimité de la procédure. La MAETUR à la vérité n’est pas dans son rôle de lotir les terrains privés et en plus, son directeur se trouve pris au piège, parce qu’il s’est revêtu de la casquette de vendeur des terrains privés. Et il le fait très bien  avec de clients potentiels comme les entreprises écrans, disent les mauvaises langues  qui laissent entendre qu’elles appartiennent au ministre Mama Fouda.

Des ressortissants français y sont aussi des propriétaires sur ces terrains illégaux.  A  ce jour, le peuple Batanga sollicite une enquête approfondie pour mettre fin à la mascarade. Situation dramatique de corruption et de banditisme qui nécessite urgemment que la CONAC, ANIF, Le Contrôle Supérieur de l’Etat  et le TCS s’intéressent en urgence. Les missions de la MAETUR sont extraverties, reléguées au dernier plan par ceux là que le président de la République a accordé son décret pour servir l’Etat et non se servir. Comme excelle le dtrio André Mama Fouda, Roger Manga et Aboubakary Abdoulaye.

De plus, comment ces personnalités peuvent se mettre pleins les poches, vendant les terrains non seulement illégalement mais  flouent l’Etat en ne versant aucun copeck prélevés des taxes foncières et autres impôts évalués en centaines de millions de Fcfa aujourd’hui et au moment où l’Etat cherche des financements pour booster son économie et financer les projets structurants alors que des individus détiennent ses bourses illégalement?  Nous y reviendrons sur ce feuilleton alléchant. Riche en rebondissement.

 

© L’Eveil Républicain  n°79 ı Henri Eténé Tobie

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