Accueil >> Afrique >> Cameroun: Un régisseur et cinq gardiens de prison bientôt aux arrêts…
M. Laurent Esso Ministre d'Etat, Ministre camerounais de la Justice Garde Sceaux

Cameroun: Un régisseur et cinq gardiens de prison bientôt aux arrêts…

  Je fais un don au journal

Ces responsables de la Prison Principale d’Akonolinga sont accusés, chacun en ce qui le concerne, de crimes de tortures organisés, de complicité de contrefaçons des pièces de banques et de détournements des biens publics.

 La prison d’Akonolinga est-elle différente d’un camp de concentration Nazi au cœur d’un pays qui prône le respect de la dignité humaine comme le Cameroun  au regard ?

En effet, depuis quelques années, les Camerounais qui sont jaloux de l’image de leur pays, s’insurgent contre les accusations des organisations internationales des Droits de l’Homme qui, dans leurs différents rapports, épinglent le régime de Yaoundé. Pourtant, depuis 1990, le Chef de l’Etat Camerounais, S.E. Paul Biya, a, dans la foulée de la proclamation des libertés collectives et individuelles, ordonné la fermeture de toutes les prisons d’exception, où tous les accès de la répression sauvage étaient courants sous l’ancien régime.

Depuis cette période du début des années 90, les dispositions législatives concernant l’amélioration progressive des conditions d’interpellation, de détention et de traitement des personnes en conflits avec la loi, connaissent une bonne évolution. Mais, dans un pays longtemps soumis à la pensée unique et à l’arbitraire, de nombreux compatriotes, rament à contre-courant des instructions et recommandations du Chef de l’Etat, en ce qui concerne le respect des Droits de l’Homme. Si dans les commissariats de police et des brigades de Gendarmerie, les exactions relativement circonscrites ont pour certains laissé la place aux tripatouillages dans les enquêtes, à la corruption et au trafic d’influence, la situation dans certaines prisons du pays est, pour d’autres, catastrophique.

 

 L’exécuteur

A la Prison d’Akonolinga où les détenus démunis vivent dans un environnement de traitements cruels inhumains et dégradants, l’Administrateur, Régisseur de ce bagne AKONO Roger Claude, semble faire preuve d’une perversité animale. Il est soupçonné d’être trempé dans plusieurs scandales et autres détournements des biens publics tels le Pick-up N° CA 8195 B, de type Nissan, de couleur jaune appartenant au MINTP ré-immatriculé en CE 672 GT et transformé en couleur blanche. Il est aussi soupçonné d’être impliqué dans l’extorsion d’une somme de 500.000 F déchargé par son homme de main ELOUNDOU EBANGA au préjudice de Dame NYAMVOUSSOU Edwige pour une cession du détenu EBALE Serge, l’exploitation de la main d’œuvre pénitentiaire dans ses dizaines des champs privés, l’envoi des détenus dans des chantiers de construction parfois hors du département et même hors de la région du Centre. Il appliquerait à sa manière l’article 45 du décret de 1992 sur le régime pénitentiaire qui prévoit, « l’enchainement des détenus dans les cellules de correction ou tout autre lieu dans le cadre des sanctions disciplinaires ». Cet Article n’autorise aucun responsable de prison à torturer, pendre, ou éliminer par d’autres méthodes cyniques, les détenus qui ne sont que des citoyens en phase de rééducation. Mais dans la prison d’Akonolinga, le Régisseur Roger Claude AKONO, aurait instauré ses lois, son système pénitencier et ses formules de liquidation expéditive des détenus.

Sur procès-verbal (PV) d’auditions des victimes et des témoins entendus au Cabinet du Substitut N°5, on parle des pendaisons, des lapidations, et des présumés enterrements des personnes vivantes au point où, l’on a l’impression d’avoir fait un bond de plus de 60 ans en arrière, pour se retrouver devant un tortionnaire colon Français ou un impitoyable gardien des cachots Nazis… Roger Claude AKONO trouverait une grande satisfaction dans le plaisir de voir les détenus souffrir et mourir devant ses yeux. Bastonnades à la balançoire, enchainement à la méthode kangourou, des centaines de fouets avec le fameux NGANGOMBA.

Tout est fait par cet ange de la mort, pour envoyer les détenus pour la plupart incarcérés illégalement dans les cimetières. Les témoignages poignants des anciens détenus font état des meurtres et enterrement nocturnes qui sont noyés dans des complicités avec les enquêtes chargés de mystère autour de plusieurs disparitions des détenus. Dans cette gigantesque fournaise en ébullition, c’est le sauve qui peu pour des centaines de détenus qui s’évadent au fil des semaines. La supposée satanique perversité du Régisseur autoriserait un zèle suicidaire à ses subalternes qui déshabilleraient les détenus hommes et les font défiler nus dans les quartiers des femmes, avant de procéder à leur bastonnade dans la cour principale. Saisi par une victime à sa sortie de prison, le Procureur MBGA Gervais Claude ordonnera une enquête urgente dans son cabinet N°05.

Le jeune Magistrat WONDEU MONKAM Aloys dans sa perspicacité prendra soin d’enquêter jusqu’à l’intérieur de cette univers clos, il auditionnera au passage plus de 20 détenus victime des affres et AKONO Roger Claude et son groupuscule d’homme de torture, près de 15 témoins des faits passeront tour à tour au cabinet N°05 du Procureur. Le mardi 18 Janvier 2016 à 11 heures, accompagné du régisseur adjoint, du dénonciateur et d’un greffier le procureur s’était rendu à l’intérieur de la prison pour touché du doit les faits dénoncés.

Selon des informations dignes de foi, cette visite lui aura permis d’obtenir des scellés des pièces de banque contrefaites à l’intérieur de cette prison et de voir les taches du sang humain de ceux qui ont été tués dans les lugubres cellules disciplinaires de cette prison. Le Lundi 25 Janvier 2016, le Chef SAAF dudit parquet Monsieur Emmanuel SELENA avait réuni les scellés et appuyé par un PV cosigné par le dénonciateur qu’il a versé à cette enquête.

Se soumettant à la coutume de la Cour d’Appel du Centre de soumettre tous dossier d’enquête compliqué à l’appréciation du Procureur Général près ladite cour, le Procureur de la République près les Tribunaux d’Akonolinga avait dans un rapport musclé transmis le dossier d’enquête à Yaoundé depuis plus de cinq mois, l’on pouvait distinctement lire les motifs criminels de meurtre, torture, contrefaçon des pièces de banque destruction des biens des détenus. Complicité de DDP, faits reprochés à AKONO Roger Claude, ZOCK Alain, ATANGANA Joseph, ELOUNDOU EBANGA, AKONO Jean Petit, ZE Martial et autres, le Procureur ayant clairement sollicité que son réquisitoire introductif d’instance près du Juge d’Instruction soit accompagné des suspects attend toujours la décision du Parquet Général.

 

Silence, on joue !

Aux multiples dénonciations de Monsieur AVA EKO Jean Louis près du Ministre de la Justice et du Procureur Général, le 02 février 2015 – S/N°01167/CD/05/005/PPE/DDHCI/MJ le MINJUSTICE réagissait pour faire savoir au dénonciateur qu’il a saisi Madame l’Inspecteur Général des Services Judicaires du MINJUSTICE et l’Inspecteur Général de l’Administration Pénitentiaire pour diligences appropriées. Dans la même lancée, le Procureur près les Tribunaux d’Akonolinga dans sa correspondance N°1683/PPR/Akga du 17/08/2016 aurait rassuré à Monsieur AVA EKO Jean Louis de garder patience pour un aboutissement qui ne saurait tarder de son enquête.

Pendant ce temps, les gardiens des prisons ELOUNDOU EBANGA Martin, ZOCK Alain, ATANGANA Joseph et AKONO Jean Petit, soupçonnés d’être les auteurs des sévices corporels graves et responsables des morts par torture des détenus NABI MOUKI Moses, ZANG ZANG, NYADA Joseph, responsables de la fusillade du détenu GOOD Luck le 18 Juin 2015, ont été entendus par le Procureur, leur culpabilité établie. Mais à cause de l’inertie suspecte, le silence équivoque et la lenteur de procédure administrative et judiciaire du Parquet Général de la Cour d’Appel du Centre et les responsables de l’administration pénitentiaire pouvant recadrer un Régisseur, une équipe de gardiens sont toujours libres pendant que les morts se suivent.

Aucun acte fort n’est encore posé pour arrêter ces crimes contre l’humanité. C’est pourquoi ELOUNDOU et ZOCK Alain semblent bomber le torse et déclareraient à qui veut l’entendre qu’ils ont « réussi à tuer ce dossier ». La tragédie à ciel ouvert des détenus de cette prison, outre AVA EKO et les Magistrats du Parquet d’Akonolinga, devrait émouvoir la hiérarchie judiciaire du centre. Les cris des détenus qui se bousculent s’évanouissent dans le silence des nuits de longs couteaux.

Combien de temps encore prendra le Procureur Général Près la Cour d’Appel du Centre pour rompre silence suite à l’action du Procureur d’Akonolinga afin de mettre les uns et les autres hors d’état de nuire ? Question que se pose publiquement l’opinion à Akonolinga et qui pense que la lenteur de l’action du Ministère de la Justice et le Parquet général de la Cour d’Appel du Centre pourrait aggraver la situation des détenus soumis à la torture.

 

Une correspondance particulière de Jean Louis AVA EKO

A Propos De Admin I La Voix Des Décideurs

La Voix Des Décideurs est magazine Panafricain d'Investigations, d'Analyses et d'Informations en texte et multimédia sur l'actualité africaine et internationale. *CONTACTEZ-NOUS Pour toutes vos préoccupations : Informations, couverture médiatique, publireportage, interview, diffusion, lettre ouverte, droit de réponse, publicité, partenariat, critique, dénonciation ou suggestions contactez-nous aux : +237 242 685 205 / 693 522 550 /676 821 111 E-mail: lavoixdesdecideurs.com ou redaction@lavoixdesdecideurs.biz

Notifications

BMCE Bank of Africa primée pour la campagne Social Media de son programme de soutien aux entrepreneurs africains

Depuis son lancement en 2015, l’ African Entrepreneurship Award a réussi à drainer plus de …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Translate »