Les fonds seront décaissés dès que le plan du gouvernement du Malawi sur l’utilisation du versement de l’assurance est approuvé par l’ARC.

La société d’assurance mutuelle de l’ARC (ARC Ltd) (http://Ltd.ARC.int) traite actuellement un décaissement d’environ 8,1 millions de dollars au gouvernement du Malawi pour soutenir sa réponse à la sécheresse, suite à la mauvaise saison agricole de 2015/16.

Le ministre des Finances, de la Planification économique et du Développement du Malawi, l’honorable Goodall Gondwe, a déclaré: « Le Malawi se félicite du paiement de l’ARC Ltd, compte tenu des défis importants pour obtenir des financements pour venir en aide aux millions de ménages affectés dans le pays. »

Les fonds seront décaissés dès que le plan du gouvernement sur l’utilisation du versement de l’assurance – connu sous le nom de Plan final de mise en œuvre  – est approuvé par l’ARC. Il s’agit d’une procédure standard pour les décaissements de l’ARC, qui devrait avoir lieu à la fin du mois de Novembre.

Contexte

ARC Ltd émet des polices d’assurance pour le compte de ses États membres africains. Tout décaissement est fondé sur les résultats de son modèle de risque lié à la sécheresse, Africa RiskView. En étroite collaboration avec ARC, chaque État personnalise le modèle afin que celui-ci reflète son profil de risque historique lié à la sécheresse, ainsi que ses pratiques agricoles actuelles.

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Le Malawi a souscrit à un contrat d’assurance paramétrique contre la sécheresse auprès de l’ARC Ltd pour la campagne agricole 2015/16. Dans un premier temps, aucun paiement n’a été déclenché car le modèle indiquait un faible nombre de personnes touchées par la sécheresse. Cependant, l’estimation de la population touchée par le gouvernement du Malawi était beaucoup plus élevée, suggérant une divergence avec les résultats du modèle.

Le Malawi se félicite du paiement de l’ARC Ltd, compte tenu des défis importants pour obtenir des financements pour venir en aide aux millions de ménages affectés dans le pays

L’ARC a donc lancé une étude technique approfondie. Elle a tout d’abord examiné la performance du modèle tel qu’il était initialement personnalisé par le Malawi et a constaté que le modèle avait fonctionné comme prévu, compte tenu de ses paramètres et des données de précipitations satellitaires utilisées. Les données satellitaires étaient conformes aux données sur les précipitations au Malawi.

Puis, l’ARC a mené des études sur le terrain, ainsi que des enquêtes sur les ménages en partenariat avec des techniciens malawiens, dont des chercheurs du Centre pour le développement agricole et rural (CARD) de l’Université d’agriculture et des ressources naturelles de Lilongwe (LUANAR).

Il résulte de cette analyse que les agriculteurs cultivent davantage un type de culture différent de celui qui avait été retenu dans le modèle. Les agriculteurs sont passés ces dernières années à la culture du maïs à court-cycle (nécessitant une période de croissance de 90 jours), alors que la personnalisation du modèle prenait en compte une variété de maïs nécessitant, pour sa part, une période de croissance de 120 à 140 jours. Les précipitations en 2015/16 étaient particulièrement défavorables au maïs à cycle court, de sorte que la modification de cette hypothèse de culture dans le modèle a donné un résultat très différent.

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Lorsque l’ARC a corrigé cette hypothèse de culture dans le modèle Africa RiskView, les résultats ont donné lieu à un modèle qui offrait une représentation raisonnable de la situation sur le terrain. Cela a donc entraîné un décaissement au gouvernement du Malawi, selon le contrat d’assurance révisée.

« Le cas du Malawi a montré qu’une attention accrue est nécessaire pour valider les données d’entrée nationales fournies pour le modèle. La capacité d’un modèle à représenter la réalité dépend de l’exactitude des hypothèses de départ et des données. Sur la base d’une nouvelle personnalisation, fondée sur une hypothèse plus précise par rapport au type de culture de référence, un contrat d’assurance modifié a été émis pour le gouvernement du Malawi et un paiement a été déclenché », a déclaré le président de l’ARC Ltd, le Dr Lars Thunell.

Les travaux de l’ARC ont confirmé que le moteur technique Africa RiskView est une plateforme de modélisation robuste. Cependant, le fait de devoir modifier les données critiques dans le cas du Malawi met l’accent sur la nécessité de formuler des hypothèses appropriées et réalistes, basées sur les meilleures données récentes disponibles lors de la personnalisation du modèle.

Le président de l’ARC Ltd, le Dr Lars Thunell a déclaré: « Le cas du Malawi a montré qu’une attention accrue est nécessaire pour valider les données d’entrée nationales fournies pour le modèle. La capacité d’un modèle à représenter la réalité dépend de l’exactitude des hypothèses de départ et des données. Sur la base d’une nouvelle personnalisation, fondée sur une hypothèse plus précise par rapport au type de culture de référence, un contrat d’assurance modifié a été émis pour le gouvernement du Malawi et un paiement a été déclenché. »

L’ARC est une organisation d’États membres dont l’objectif est de garder ses membres au cœur de son action. L’ARC Ltd n’est pas seulement une société d’assurance commerciale, mais fait partie d’une institution de développement établie sous le leadership des États membres de l’Union africaine, y compris le Malawi.

Le Dr Ngozi Okonjo-Iweala, Présidente du Conseil d’administration de l’institution de la Mutuelle panafricaine de gestion des risques, a déclaré: « L’ARC a été créée par les gouvernements africains dans le but de leur fournir les outils et le soutien nécessaires pour mieux gérer les risques liés aux catastrophes naturelles. L’ARC soutient le Malawi et continue à aider le pays à élaborer une stratégie globale et efficace de gestion du risque de sécheresse. »

L’ARC en bref
L’Institution de la Mutuelle panafricaine de gestion des risques (Institution de l’ARC) (AfricanRiskCapacity.org) a été créée en 2012 en tant qu’institution spécialisée de l’Union africaine (UA) par une Conférence de plénipotentiaires pour aider les États membres de l’Union africaine à améliorer leurs capacités à mieux planifier, préparer et répondre aux catastrophes naturelles. L’objectif de l’Institution de l’ARC est d’aider les États membres de l’UA à réduire le risque de pertes et dommages causés par des phénomènes météorologiques extrêmes touchant les populations africaines en fournissant, par une assurance contre le risque souverain, des réponses ciblées aux catastrophes naturelles, d’une manière plus rapide, rentable, objective et transparente.
Pour plus d’informations, visitez : AfricanRiskCapacity.org.

La société d’assurance de l’ARC (ARC Ltd) (Ltd.ARC.int), créée en 2013, est une filiale financière de la Mutuelle panafricaine de gestion des risques.
L’adhésion au groupe d’assurances 2015 de la société comprenait les pays qui ont souscrit des contrats d’assurance afin de couvrir les saisons agricoles au cours de l’année civile commençant le 1er mai 2015; le groupement 2015/2016 comprenait la Gambie, le Kenya, le Malawi, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Sénégal. Les membres de l’ARC Ltd incluent également ses contributeurs en capital, le Royaume-Uni (par le biais du Département du Développement International) et l’Allemagne (La KfW banque de développement au nom du ministère fédéral de la coopération économique et du développement BMZ).

© La Voix Des Décideurs en partenariat avec l’Apo

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