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Emmanuel NGANOU DJOUMESSI, Ministre camerounais des Travaux publics

Entretien du réseau routier du Cameroun: « l’ère des méthodes dilatoires est révolue »

La décision est de Emmanuel NGANOU DJOUMESSI, ministre camerounais des Travaux Publics au cours de la concertation tenue le mercredi 16 novembre 2016 à l’Ecole Nationale Supérieure des Travaux Publics avec les entreprises du sous –secteur routier sur l’entretien du réseau routier du Cameroun.

© Eric Martial NDJOMO E. Ι La Voix Des Décideurs – Plus de la moitié du réseau routier national est en piteux état. Le constat alarmant est d’Emmanuel Nganou Djoumessi, le Ministre des Travaux Publics (Mintp). De manière concrète, il s’agit de 20 669 Km de routes du réseau classé, dont seulement 50% sont circulables en toute saison.

Mais l’état du réseau routier « varie en fonction des régions et des catégories de routes » comme l’indique le Mintp. Une telle situation montre bien qu’il existe des dysfonctionnements dans le système d’exécution et d’entretien routier. Et pour le ministre Nganou Djoumessi « il faut absolument inverser l’approche dans la maintenance et l’entretien routiers ».

La concertation avec les entreprises du sous-secteur routier a permis de faire une mise au point sur la situation des routes camerounaises qui apparaissent comme prises en otages. Les tronçons mal entretenus ont un impact sur les populations riveraines, créant en outre un dommage au budget des travaux publics. Un budget impacté par l’érosion des prix dans le marché, l’accroissement des charges qui pèsent sur le prix de revient dan l’exécution et l’entretien des routes.

Dans le cadre du Programme d’Entretien Routier (PER) 2016, 75 marchés ont été financés par le Fonds routier et 31 autres l’ont été par le Budget d’investissement public (BIP), soit un total de 106 contrats d’entretien routier signés, selon la note d’information n° 11728/NI/MINTP/SG/CELCOM datant du 15 novembre 2016. Ajouté ces 106 contrats aux marchés antérieurs, en l’exercice de l’année en cours, le Cameroun compte 352 contrats d’entretien routier actifs, pour un linéaire de 12 111,78 km. 286 de ces contrats constituent des marchés qui relèvent de l’exercice 2015.

Au vu des chiffres sus déterminés l’on peut aisément en déduire qu’une quarantaine de marchés auraient été livrée. Ces marchés (livrés ou en cours) sont issus d’une programmation triennale (soit une stratégie de trois ans), et pour la plupart ils sont opérationnels depuis 2010. C’est dire qu’ils auraient déjà dû être achevés. Pour 2016, on enregistre un total de 66 marchés pour l’entretien de près de 4 451,67 km de route. Outre « ces marchés d’entretien routier, il faut relever les marchés d’entretien de bacs dont…cinq dans l’arrondissement de Nanga-Eboko, de Somalomo et Kenzou ».

Comment comprendre avec le Mintp que «l’état du réseau plus dégradé… au moment où il y a plus de ressources » ? La réponse se trouve certainement dans la qualité de l’implication des parties prenantes à la construction des routes camerounaises.

Responsabilités partagées

Le constat est on ne peu plus clair. L’échec des entreprises dans l’exécution de leurs contrats d’entretien routier relève de divers manquements. Il s’agit entre autres de la mauvaise lecture du contenu des termes du marché avant la signature, de l’insuffisance voire du manque de logistique appropriée, de la méconnaissance des sites d’intervention lors de la soumission, un approvisionnement bancal en matériaux et d’un personnel en sous effectif voire inadapté etc.

Mais le grief ne saurait être uniquement porté sur les entreprises « la responsabilité du MINTP est également engagée dans cette situation de contreperformance », note Désiré Tang Abogo, conseiller technique N°1 au MINTP. Une indélicatesse qui se définie en la mauvaise ou l’absence de définition de la maîtrise d’œuvre, l’absence de notification de l’ordre de service de démarrage des travaux, et surtout dans le paiement des décomptes.

Selon les responsables du Mintp, les dérives diverses notés pourraient être résolues à travers un suivi administratif effectif et accru. Celui-ci se décline en des actions d’accompagnement permettant de confirmer ou de corriger les insuffisances recueillies lors des concertations.

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