Accueil >> Afrique >> Cameroun : Les visages des supposés commanditaires de la cabale anti Ernest Gwaboubou esquissés
ernest-gbwaboubou

Cameroun : Les visages des supposés commanditaires de la cabale anti Ernest Gwaboubou esquissés

Engagé dans l’assainissement et la modernisation du  secteur minier comme instruit par la haute hiérarchie, le ministre Ernest Gbwaboubou  est la cible privilégiée des réseaux mafieux  qui tentent de bloquer  le projet de création par le chef de l’Etat d’une  société nationale  visant  la transparence dans l’industrie minière qui sombre dans une gestion scabreuse.

© Ongong Bella ǀ La Voix Des Décideurs  – Les collaborateurs du ministre de l’Industrie, des Mines et du Développement technologique fomentent chaque jour des complots. Avoir la tête de leur patron pour protéger leur bifteck: telle est la ligne de force d’une pétition qui circule depuis lundi dans la capitale.

En effet, c’est une friture sur la ligne qui en dit long. Dimanche 04 décembre 2016, un responsable de la Direction des Mines a envoyé un SMS à un directeur de publication basé à Yaoundé. Le texto fait état de la mise en circulation dès le lendemain (c’est-à-dire lundi 05 décembre 2016) d’une pétition.

Le destinataire du message, peu réactif sur son téléphone portable, ne lui  répond pas. S’en suit alors une séquence de harcèlement couronnée de SMS à tonalité particulière. « Vous êtes à la solde de Gwaboubou. Vous tomberez avec lui d’ici peu ! », « Moi à votre place, j’aurai titré : Gwaboubou, ministre incompétent », peut-on lire. La série emprunte même à l’anglais: “Dear publisher, we anglophones are marginalized in this ministry ruled by Gwaboubou”

Ainsi donc, un peu plus encore que lors des crus précédents (notamment celui sur les nominations restées bloquées au Premier ministère), on voit clairement se constituer les différentes écuries pour combattre Ernest Gwaboubou. Ces derniers temps, les staffs de ces écuries se sont efforcés de contrôler l’image de leurs poulains, parquant les photographes, contrôlant les micros, se méfiant des caméras. Les débats, eux, se sont faits insaisissables, un thème chassant l’autre : l’efficacité dans le travail, prônée par le successeur d’Emmanuel Bondé, s’est évanouie au profit de la médisance, les orientations stratégiques du ministère  peinent à s’imposer,  au nom d’un pernicieux combat où certains collaborateurs d’Ernest Gwaboubou jurent chaque jour d’avoir sa tête.

En matière de médias, beaucoup sont des orfèvres. Côté micros, ils maîtrisent parfaitement la langue de bois, qu’ils accompagnent en général d’un sourire malicieux. Côté coulisses, ils adorent régaler les journalistes en anecdotes sur les petites cuisines internes entre Théophile Mbarga Ndougsa, Jean Kisito Mvogo, Fuh Calistus et le ministre en poste. En fait de profils, le premier est directeur de la Géologie. Le second est directeur des Mines. Le dernier est quant à lui secrétaire d’Etat auprès du Minimidt. « Ici au Minimidt, le ministre vit entre conspiration et panaroïa », souffle un personnel du ministère qui renchérit que  le

Directeur des affaires générales  aurait réservé un accueil le plus froid à Enerst Gbwaboubou depuis le jour de sa nomination.

Jadis si proches, le ministre et ses collaborateurs sont à couteaux tirés. Les relations sont devenues glaciales. Peu importe que les deux parties ne se disent plus un mot .Certains directeurs en service au Minimdt ne pardonnent pas au successeur d’Emmanuel Mbondé d’avoir voulu mettre un peu de traçabilité dans les actions explicites ou implicites des uns et des autres. Voilà une bande de copains mues par « l’envie de défaire le ministre », toujours prêtes à se « mettre minables » pour deux types de collectifs : les anglophones autoproclamés « marginalisés» et ceux préférant se sacrifier pour une portion de pouvoir, avec à la clé, la protection de gros intérêts.

De l’avis des observateurs de la douloureuse scène de vie au Minimidt, ces intérêts reflètent ceux d’autres personnalités. Il s’agit, selon certaines indiscrétions, de l’actuel secrétaire général des services du Premier ministère, Séraphin Fouda et de Louis-Paul Motaze soupçonnés de tirer les ficelles. A en croire des dires picorés auprès des sources bien introduites à l’Immeuble Etoile, « c’est un mix pas très courant : il est à la fois rond et ferme, organisé et souple, et il travaille beaucoup pour bloquer toute tentative de Ernest Gwaboubou de mettre de l’ordre dans la maison ». Les mêmes sources, révèlent que ces deux personnalités ont des amis dans toutes les écuries en lice.

A l’analyse, il s’agit d’une conspiration d’autant plus teigneuse qu’elle met sur le pied de guerre les prétendants à certains postes. C’est ce qui a valu à Ernest Gwaboubou d’être convoqués au Premier ministère il y a quelques jours. Selon des sources concordantes au cabinet du PM, « l’agenda était positionné. Ses grandes lignes visaient principalement à démontrer que le programme du ministre Gwaboubou sert une petite minorité, la sienne, au détriment de tous les autres ». Au cours de l’audience avec Philemon Yang, il fut clair que le Minimidt se positionnait au centre et ses adversaires à droite. « C’est cela, souffle-t-on, que l’élite politico-médiatique du Minimidt a exploité pour tenter de justifier les présumées écarts de conduite du boss ». Rien de moins : « puisque la politique est une chose sale, faisons-la salement », a-t-on entendu de la bouche d’un collaborateur de Gwaboubou, arrivé dans le cabinet du PM en avance par rapport au principal « convoqué ».

C’est donc de bonne guerre. Mais ce n’est pas si simple, et les adversaires du Minimidt  le savent très bien. En déballant les « errements » de leur patron, l’évincement de ce dernier pourrait, croient-ils, dégager un peu d’espace pour eux. Pour s’emparer du leadership, au propre comme au figuré. Seulement, dans le fond de ce « procès » à la Primature, personne n’a songé à fournir un élément explicatif de la haine à sens unique qu’ils vouent à leur ministre. Tout le monde a semblé s’accorder à montrer que Ernest Gwaboubou est « un modèle de désordre au sein du gouvernement du 02 octobre 2015 ». Encore faut-il comprendre comment on est arrivé à ce résultat.

En effet, les éléments présentés à Philemon Yang par Ernest Gbwaboubou (qui ne sont que très rarement exploités par les journalistes), ne l’incriminent pas. Par contre, ceux qu’une certaine presse abois s’est empressée de publier montrent tout le caractère pernicieux de la démarche des détracteurs du Minimidt. A titre d’exemple, dans leur interprétation de l’arrêté du 29 août 2016 portant nomination des responsables dans les services centraux de ce ministère, Si aucun « lésé » ne regrette son contenu. Plusieurs caciques regrettent le choix de certains mots. « Certains éléments de langage nous ont porté préjudice », croit savoir un ingénieur des mines appelé à « flotter » parce que sans poste. Au Premier ministère, on précise que dégoûté par ce bling-bling, Philemon Yang a demandé à « y voir plus clair d’ici la mi-décembre 2016».

« Démantèlement des réseaux »

Dans son projet mis en musique dès son arrivée au Minimidt, Ernest Gwaboubou en a fait sa « première priorité ». « C’est finalement cette à volonté d’assainissement que des gens sont réfractaires », glisse sous anonymat, un cadre de la délégation régionale du Minimidt du Nord. Le concept d’assainissement paraît ainsi voir brouillé les ambitions de certains réseaux.

Tout comme la phrase d’Ernest Gwaboubou sur les « accommodements raisonnables à mettre en place », prononcée au Premier ministère. Autour de cette phrase, de joyeux lurons, ayant conservé leur goût de la médisance et de la calomnie, ont construit une ode  propre aux fausses victimes. Tel des escargots, celles-ci transportent leurs chapiteaux et leurs spectacle nauséabond sur leur dos, avec pour principaux relais une presse sensationnelle. Sur scène, trop de maquillage, trop de cris, trop de lumières et de musique, trop d’énergie pour qu’on n’en ressorte pas vidé soi-même. En coulisses, trop d’ego et trop de drames, trop de proximité entre les corps et les cœurs : la vie les uns sur les autres, avec les autres et contre les autres en même temps.

On se souvient des cris de certains directeurs et chefs de service quand il avait été évoqué que le Minimidt pourrait gagner un droit de regard sur les attributions des licences d’exploitation minière. « C’est parce que vient de mettre un doigt dans l’engrenage d’un contrôle de son budget et tout le monde sait bien qu’après cette première mise sous tutelle, viendront d’autres propositions de plus en plus contraignantes. Le ministre avait voulu trancher l’hydre de la corruption. Malheureusement, c’est sa tête à lui qui est en train de rouler sur l’échafaud des réseaux », croit savoir un membre de la Conac. Ernest Gwaboubou a dû subir une injustice supplémentaire : celle qui osa écrire dans les colonnes d’un journal local que « Gwaboubou s’approprie les mines du Cameroun ». 

Quand la fidélité à Paul Biya devient un délit !

Une source bien introduite à la Présidence de la République, indique quant à elle que le ministre est victime de sa fidélité aux options du chef de l’Etat favorable à l’assainissement du secteur minier. « On est surpris par certaines forces négatives qui tentent de saper  le projet de création par le chef de l’Etat d’une  société nationale  visant  la transparence dans l’industrie minière au Cameroun », glisse cette source qui a opté pour l’anonymat.

Il convient ici de rappeler un certain nombre de faits. Tout d’abord, il a recensé les « chômeurs » de l’institution gouvernementale dont il a la charge et il ne les a pas nommés. « Or pour être nommé ou promu, il faut satisfaire à toute une série de critères administratifs. C’est ce qui est arrivé à tous les chômeurs de longue durée. Ensuite, la fameuse « catégorie A » au Minimidt comprend les personnes sans poste, faisant des démarches actives pour reprendre les reconquérir. Vu sous cet angle, le véritable indicateur du « chômage » est en fait l’agrégat des détracteurs avérés ou supposés qui inondent le décor médiatique. Très concrètement sur cet agrégat, on assiste en septembre 2015 à une diminution de 25 300 personnes. Cela donne une diminution de 0,55% et non de 89% comme indiqué dans les divers des va-t-en-guerre.

« C’est tout le contraire de ce que brandissent ces stipendiaires cyniques qui s’entraînent à huis clos rien que pour faire nuire au ministre », tranche un autre membre de la Conac.

A Propos De Admin I La Voix Des Décideurs

La Voix Des Décideurs est magazine Panafricain d'Investigations, d'Analyses et d'Informations en texte et multimédia sur l'actualité africaine et internationale. *CONTACTEZ-NOUS Pour toutes vos préoccupations : Informations, couverture médiatique, publireportage, interview, diffusion, lettre ouverte, droit de réponse, publicité, partenariat, critique, dénonciation ou suggestions contactez-nous aux : +237 242 685 205 / 693 522 550 /676 821 111 E-mail: lavoixdesdecideurs.com ou redaction@lavoixdesdecideurs.biz

Notifications

L'affiche annonçant l'exposition

Sénégal : Ngaye Meckhé accueille la grande exposition de El SY

La capitale de l’artisanat, Ngaye Meckhé , abrite une des plus grandes expositions d’art jamais …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Translate »