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Cameroun – Nigeria : Vers les desseins d’un développement de la frontière commune

Les experts et acteurs des questions transfrontalières du Cameroun et du Nigeria, deux pays frères,  se sont retrouvés pour la 3ème fois, dans le cadre de l’atelier sur la Coopération Transfrontalière.

© Eric Martial Ndjomo E. l La Voix Des Décideurs – Le Cameroun et le Nigeria partagent une frontière d’une distance d’environ 2000 km. Le long de ce tracé frontalier, et très particulièrement les zones d’agglomération des populations, est réputé très pauvre sur le plan infrastructurel. Une telle situation peut donc avoir divers revers pour les deux nations voisines. C’est bien là le point de vue qui est souligné par Souaïbou Issa, le Président du Comité scientifique de l’Atelier sur la Coopération Transfrontalière Cameroun/Nigeria « le sous-développement des ces zones frontalières fait le lit de la radicalisation et de la circulation des bandes armées ».

Lancinante, la question du développement de la frontière commune regroupe, pour une tentative d’approches de solutions concertées, les 12 et 13 décembre de l’année en cours, les officiels et experts des deux nations. La délégation nigériane, dans le cadre de ces assises, les 3ème du genre, est conduite par Ahmad Muhamad, Directeur général de la Commission nationale des frontières, et la présence en son sein du Général Abba Muhammed Dikko, Secrétaire exécutif de l’Agence de développement des collectivités territoriales et chef de la délégation nigériane au sein du comité de sécurité transfrontalière créé par les deux pays, traduit l’un des enjeux majeurs qu’est le défi sécuritaire dans la mise en œuvre des initiatives à envisager. Sont également présentant, les représentants des États de l’Adamawa, de Taraba et de l’Etat pétrolier d’Akwa Ibom dans le delta du Niger.

Jules Doret Ndongo, le Ministre Délégué auprès du Ministre de l’Administration et de la Décentralisation qui a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux, précise à l’endroit des participants que « La frontière constitue désormais une passerelle, voire un pont et non un mur, un lieu de coopération et non de confrontation, une zone de cohabitation et non d’exclusion ». Mais il note aussi que «les frontières constituent un potentiel à partir duquel il est possible de construire une vision de développement alliant, dans une seule et même dynamique, le développement local et l’intégration régionale ».

Lui emboitant le pas dans le même sens, pour le Dr Muhammad Ahmad, chef de la délégation nigériane aux travaux, il est notamment question « de multiplier les réalisations comme celles de la route Bamenda-Enugu ou du projet routier Jabbi Lamba-Garoua pour matérialiser cette coopération ».

C’est donc dire que pour les participants, des deux pays, le défi est « de faire en sorte que dans différents secteurs : maritime, terrestre, commercial, que le Nigeria et le Cameroun trouvent des formules pour cogérer et implémenter des dispositifs de projets communs favorable à l’essor … » de ces zones frontalières comme le souligne le Président du Comité scientifique de l’Atelier.

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En terme d’enjeux, il serait question de démobiliser la secte obscurantiste Boko Haram, d’assurer une bien meilleure et un déploiement plus efficace et plus efficient des comités locaux de vigilance nonobstant la perspective d’urbanisation des zones frontalières.

Pour ce faire, la réouverture pleine de la frontière de 400 km entre l’Extrême-nord et le Nigéria, sous les auspices d’un système de sécurité paré à toute éventualité, s’avère une nécessité sine qua non. Chose qui serait en amorce et dont l’effectivité totale s’en va de manière progressive à en croire Midiyawa Bakary, le Gouverneur de la Région de l’Extrême-Nord « la frontière est déjà rouverte, les trafics se font sans problème et de manière fluide entre Mogui et Mora. Nous sommes en train de trouver les voies et moyens pour rouvrir les frontières entre Banki et Amchidé au Nigeria… »

Plus que la normalisation, les choses seraient donc sur la voie de la normalité du trafic des hommes et des biens.

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