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Cameroun : Le Mrc contre le retour au fédéralisme et la sécession du pays

Le  Président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun, Maurice Kamto a  dévoilé cette position  dans son message de fin d’année 2016 au peuple Camerounais.

© Marcien Essimi │ La Voix Des Décideurs – Se prononçant abondamment sur la question anglophone, le Pr Maurice Kamto  a déclaré dans ce message : « L’année 2016 s’achève sur des violences tragiques dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Aux viols, à la torture et aux traitements cruels, inhumains et dégradants de jeunes filles désemparées traquées dans les taudis qui leur tiennent lieu de résidence universitaire à Buea, se sont ajoutés les massacres de populations révoltées mais sans armes, notamment à Bamenda et Kumba. »

Il rappelle que le son parti a condamné et condamne « encore fermement ce comportement inacceptable, car rien ne peut justifier de tels actes criminels de la part d’un Gouvernement dont la mission première est de protéger les populations, d’être à l’écoute de leurs plaintes et de répondre à leurs doléances. »

Soulignant  que « la revendication du fédéralisme n’est pas un crime » et  qu’ « il existe donc dans notre pays une question anglophone », Maurice Kamto encourage le dialogue et précise que sur question que « la sécession ne peut être en aucun cas une solution à leur mal être au sein de la Nation camerounaise », et qu’une « fois ce point non négociable admis par tous, toutes les propositions peuvent être mises sur la table du dialogue ».

 Nous devons relever que la décision sur cette question de la forme de l’État relève de la souveraineté du peuple Camerounais et ne saurait être fixée à partir des revendications d’une composante de la nation, si légitimes soient-elles, ni par des arrangements politiques entre groupes politiques

Le retour au fédéralisme serait une régression

« Le MRC considère qu’un retour pur et simple à un fédéralisme à deux, entre l’ancien Cameroun oriental et l’ancien Cameroun occidental, tel qu’il existait en 1961, serait une douloureuse régression dans l’histoire politique de notre pays. A la vérité, il s’agirait d’un reniement de plus d’un demi siècle d’histoire commune et de tout ce que l’ensemble des Camerounais, anglophones et francophones ont pu et su accomplir ensemble, pour faire de notre pays une nation singulière en Afrique et dans le monde », a-déclaré Maurice Kamto avant de rencherir plus loin : « Au-delà des allégations sur le déroulement de la Conférence de Foumban, qui donna naissance à la République fédérale du Cameroun, nous ne devons pas perdre de vue les raisons objectives avancées en 1972 pour le passage à l’Etat unitaire, ni le fait que l’histoire de l’Etat du Cameroun ne commence pas avec le partage de l’administration de notre pays entre la France et la Grande-Bretagne après la défaite de l’Allemagne lors de la première guerre mondiale. Ce sont tous ces éléments historiques, ces héritages multiples que nous devons avoir à l’esprit, afin de mener judicieusement et uniquement dans l’intérêt supérieur de notre pays les discussions sur la forme de l’Etat. A cet égard, nous devons relever que la décision sur cette question de la forme de l’État relève de la souveraineté du peuple Camerounais et ne saurait être fixée à partir des revendications d’une composante de la nation, si légitimes soient-elles, ni par des arrangements politiques entre groupes politiques ».

Les conclusions de l’enquête le tragédie d’Eséka attendues

Bien plus,  Maurice Kamto demande au chef de l’Etat camerounais Paul Biya de rendre publique  les résultats de l’enquete ouverte à la suite du drame ferroviaire d’Eséka. « Le délai de trente jours donné par le chef de l’État à la commission d’enquête créée à la suite de la tragédie d’Eséka est largement dépassé sans pour autant que les Camerounais soient informés des causes exactes de cet accident de train. Le Président de la République doit rendre public les conclusions de l’enquête, au risque d’entretenir la défiance de l’opinion vis-à-vis de toutes les commissions d’enquête gouvernementales, comme ce fut le cas à la suite de la catastrophe de Nsam, des émeutes de février 2008, la disparition des neuf de Bepanda, l’assassinat des religieux, l’assassinat des vingt éléments de nos forces de défense, la disparition du bébé de Mme Vanessa TCHATCHOU, la débâcle des Lions Indomptables au Mondial organisé en Afrique du sud et j’en passe », exige-t-il.

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