Après plusieurs semaines de tractations laborieuses sous l’égide de l’Eglise Catholique, un dialogue avec moins de 50 personnes a abouti à la conclusion d’un accord politique de sortie de crise. Ayant suscité une pluie de félicitations, ce compromis devrait conduire à des élections dans un an et donc au départ de Joseph Désiré Kabila.

© Marien Essimi La Voix Des Décideurs C’est Maman Sidikou Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC qui s’est félicitée  de l’accord politique signé entre les acteurs politiques en RDC  le 31 décembre 2016  au Centre interdiocésain de Kinshasa. Ledit compromis a été signé entre les signataires de l’accord du 18 octobre 2016 et ceux de l’opposition qui n’y ont pas participé.

Elle a précisément félicité la Conférence Episcopale Nationale  du Congo ( CENCO ), l’ensemble de la classe politique, la société civile et les acteurs de tous bords « pour leur sens élevé des responsabilités qui a permis » l’ouverture d’une nouvelle feuille de route politique en RDC.

« Il s’agit là d’une étape importante dans la promotion de la réconciliation et de la démocratie dans le pays ce qui est conforme aux engagements nationaux pris par la RDC au titre de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région signé en février 2013 », a affirmé Saïd Djinnit.

Des félicitions réitérées par  Saïd Djinnit, Envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la région des Grands Lacs pour  « la conclusion heureuse des pourparlers et de la signature du Compromis politique ». « Il s’agit là d’une étape importante dans la promotion de la réconciliation et de la démocratie dans le pays ce qui est conforme aux engagements nationaux pris par la RDC au titre de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région signé en février 2013 », a-t-il affirmé.

L’UE souhaite un dialogue politique avec l’exécutif de transition

Dans une déclaration de l’ Union Européenne sur cet accord, parvenue à la rédaction de La Voix Des Décideurs, la Haute représentante et vice-Présidente Federica Mogherini et le Commissaire pour la coopération internationale et le développement Neven espèrent que ce compromis «  devrait ouvrir la voie à une transition consensuelle et pacifique ».

Tout de même,  ils relèvent  non seulement qu’il est le fruit de « la persévérance de la Conférence épiscopale du Congo (…) et d’un engagement constructif des principales forces politiques du pays » ; mais aussi que « l’UE souhaite un dialogue politique avec l’exécutif de transition, afin de pouvoir définir son appui à ce processus national ».

Respect de la parole attendu

Au Quai d’Orsay, Jean-Marc Ayrault  n’est pas resté insensible après cet accord qui contient, selon lui, « les éléments d’une sortie de la crise politique et institutionnelle que connaît le pays. »

 En rendant « un hommage particulier aux évêques et aux équipes de négociateurs de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) », Jean-Marc Ayrault  souligne que «  la France appelle les signataires et les parties engagées par l’accord à respecter leur parole, à tout faire pour préserver l’esprit constructif qui a présidé aux négociations et à régler dans ce même esprit l’ensemble des points restant en suspens. »

Réaction de Bruxelles

Le son de cloche de Paris n’est différent de celui de Bruxelles.  Comme Jean-Marc Ayrault, Didier Reynders s’est réjouit de l’annonce cet acte signé par les différentes parties congolaises. Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires Etrangères Didier Reynders a aussi la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) avant de dévoiler  les souhaits de son pays.

« La Belgique appelle les négociateurs à poursuivre leur travail dans ce sens et avec le même esprit de compromis afin de finaliser les détails sans délais. Elle appelle également les institutions congolaises à clarifier et intensifier dans les semaines à venir les opérations qui mèneront à ces élections avant la fin 2017 et à augmenter significativement la transparence opérationnelle et budgétaire des élections afin de créer les conditions de gouvernance faisant défaut aujourd’hui et qui permettront un soutien externe », mentionne un communiqué datant du 1er janvier 2017.

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