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Kenedy Ejacha : « Le Cameroun doit agressivement poursuivre sa politique d’industrialisation »

Le  Rev. Pasteur Kenedy Ejacha l’a indiqué  dans son message adressé  en fin décembre 2016 à ses compatriotes. Dans une vidéo publiée sur Youtube, le Rev. Kenedy Ejacha passe en revue tous les sujets socio-politiques, économiques et culturels qui meublent l’actualité au Cameroun.

© La Rédaction La Voix Des Décideurs – Indexant le régime de Yaoundé au sujet de la gestion de la crise dite anglophone, il dénonce l’asservissement  monétaire auquel sont soumis  certains pays africains avec le F CFA, et « les institutions financières de l’hégémonie impériale comme le FMI avec ses programmes d’ajustement structurel qui ne correspondent à aucun de nos besoins », avant de préciser que l’industrialisation  permettra  au Cameroun d’améliorer sa capacité d’obtenir la meilleure valeur de ses ressources naturelles.

Lire l’intégralité de son message.

 

« Mes chers compatriotes,

J’ai toujours eu l’ultime conviction que Dieu nous a mis ensemble pour une raison. Ce n’est qu’en découvrant le but de notre existence commune, que nous parviendrions à sauver notre coexistence. En début de cette nouvelle année 2017, je voudrais que nous prenions un moment de profonde réflexion sur l’état de notre nation et de voir comment nous pouvons contribuer à le rendre encore meilleur pour les générations futures.

Les événements des derniers mois au cours desquels certains de nos concitoyens des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ont perdu la vie appellent chacun de nous à fouiller notre âme en répondant aux faits qui ont conduit à la perte inutile de ces vies.
Tout comme la majorité des Camerounais, je fus plongé dans le plus grand choc et l’incrédulité quand j’ai entendu M. Paul Biya décrire au cours de son discours de nouvel an les citoyens de son propre pays comme des extrémistes qui pouvaient être comparés aux terroristes de Boko Haram.
À ce jour, je me pose toujours la question de savoir ce qui est extrême au sujet des individus pacifiques et non armés qui exercent leurs droits constitutionnels de protester pacifiquement contre un système qu’ils croient être à l’origine de leur appauvrissement.

Qu’est-ce qui est extrême chez des personnes qui demandent un meilleur mode de vie à travers un système éducatif adapté aux exigences de notre nouvelle ère économique mondiale caractérisée par des innovations technologiques ?
Qu’est-ce qui peut est extrême au sujet d’un peuple qui revendique le droit d’avoir un système judiciaire accessible à tous, indépendamment de l’incapacité à communiquer dans l’une de nos langues officielles héritées de notre passé colonial?
Oui, qu’est-ce qui est extrême au sujet des agriculteurs, des paysans de tous bords, des étudiants, des enseignants, des avocats, des fonctionnaires et des entrepreneurs du secteur privé de notre nation abondamment bénie qui exigent le développement d’un système de santé publique adéquatement réactif et un réseau routier qui permettra aux personnes et aux entreprises de se connecter en toute sécurité?
Qu’est ce qui est extrême, au sujet des personnes qui exigent un système d’état fédéral qui comporte le mérite bien établi de rapprocher les gouvernants des gouvernés, renforçant ainsi la capacité du peuple à tenir les gouvernants redevables comme le voulaient les architectes de notre constitution qui en son article 2 établie le fait que le pouvoir souverain de la nation appartient au peuple du Cameroun ?

Dans le Cameroun que je rêve, toutes ces exigences constitueraient des droits fondamentaux que le gouvernement devrait garantir à tousles camerounais.
Peut-être le problème est avec ceux d’entre nous qui peinent à comprendre que nous avons affaire avec un dictateur dont la mentalité n’a pas encore été émancipée de l’ancienne époque de l’impérialisme occidental en Afrique qui était fondé sur la croyance que les Africains sont comme des brutes qui ne méritent pas de vivre une vie de liberté qui n’est réservé qu’ala classe exclusive de personnes civilisées.
Et que personne ne soit embrouillée,
Je ne prétends pas qu’il n’y a pas d’extrémistes au Cameroun. Je sais bien où vous pouvez en trouver un. Cet extrémiste que je connais est M. Paul Biya, et vous aurez peut-être la chance de le trouver à Etoudi où il passe une partie de son temps quand il n’est pas à Genève où il passe la plupart de son temps.

N’est-il pas extrémiste, celui qui a hérité en 1982 d’un pays à revenu moyen et florissant et qui, en moins de cinq ans, l’a plongé dans l’extrême abîme du programme d’ajustement structurel, puis a dégradé le pays en un pays pauvre très endetté?

N’est-il pas extrémiste, celui qui a hérité d’un pays doté d’un solide système financier qui comprenait des établissements comme la Cameroon Bank et l’Office National de Commercialisation des Produits de Base qu’il a liquéfier dans les effusions extrêmes de la liquidation ?

Donc, à bien regarder, il ne devrait avoir aucun doute à votre esprit que l’extrémiste dont tous les Camerounais devraient s’inquiéter est M. Paul Biya.
Mes chers compatriotes,

Alors que nous sommes confrontés à la grave déprédation que le régime de M. Biya a causée à notre capacité à jouir des dons divins de liberté et de la poursuite du bonheur, nous n’avons d’autre choix que d’agir et d’agir promptement sinous voulons inverser le cours de l’horrible destination à laquelle 34 ans de Biyaism a dirigé notre destin collectif.

À cet effet, nous devons construire une société qui serait régie par la primauté du droit.

Nous devons établir un système de gouvernement qui garantira la séparation de pouvoir entre les pouvoirs judiciaire, législatif, et exécutif.


Nous devons renforcer la capacité des gouvernés à participer à la gestion des affaires de l’État et, à cette fin, nous devrions faire peser tous nos efforts pour donner à notre pays un système d’état fédéral, reconnu par des nombreux experts de droit constitutionnel comme étantla forme d’état la plus outillée sur laquelle les gouvernés peuvent s’appuyer pour tenir les gouvernants redevables de leurs actes.


Nous devons libérer notre économie de la soumission néo-impériale et établir une monnaie nationale qui nous garantirait une politique monétaire prévisible.


Nous devons construire une économie autosuffisante qui adopterait les bonnes vagues du système économique de marché libre tout en offrant une protection aux segments les plus vulnérables de notre société à travers des programmes sociaux bien conçus.


Nous devons agressivement poursuivre une politique d’industrialisation qui améliorera notre capacité d’obtenir la meilleure valeur des ressources naturelles que le Dieu tout-puissant nous a bénis.
Nous devons encourager et promouvoir l’entreprenariat privé comme moteur de notre croissance économique.

Le gouvernement ne peut pas se forcer comme la solution à tous nos problèmes. Je suis convaincu que nos entrepreneurs du secteur privé peuvent mieux faire croître notre économie que les officiels du gouvernement. Au Cameroun, les responsables gouvernementaux manquent le bon sens qui permet de prendre des décisions économiques rationnelles.

Nous savons tous que si vous remettez 75 milliards de FCFA à un officiel gouvernemental extrémiste comme Paul Biya, il vous dira que la meilleure façon d’investir cet argent serait d’importer 500.000 ordinateurs à distribuer aux étudiants.

Mais par contre, si vous remettez le même montant de 75 milliards de FCFAaux entrepreneurs privés, ils chercheront comment maximiser l’impact à long terme de cet argent sur l’économie, peut-être en investissant dans la création de 500 entreprises startup avec des capitaux initiaux De 150.000.000 FCFA. Oui, je veux dire 500 investissements avec des capitaux initiaux de 150.000.000 FCFA. Pouvons-nous tous rêver du nombre d’emplois tangibles qui seraient créés par un tel raisonnement ?
Mes chers compatriotes,

Nous avons tous le droit de rêver le rêve de faire de notre nation une grande nation dans le concert des nations. Car c’est en rêvant ainsi que les vrais combattants de la libération de notre pays comme Um Nyobe, OssendeAfana, Félix Roland Moumie, Ernest Ouandjie et ZachariasAbendongne se sont arrêtés devant aucun obstacle dans leur quête pour construire une véritable nation camerounaise.

Personne ne sacrifie leur vie pour ce en quoi il ne croit pas !

Je tiens à dire à M. Paul Biya qu’il n’a pas gagné l’estime lui permettant de revendiquer l’héroïsme de nos pères fondateurs qui ont sacrifié leur vie pour notre nation en raison du fait qu’il représente l’incarnation de tout ce que nos héros historiques ont combattu.

Nos héros n’ont pas sacrifié leur vie pour que plus de 50 ans après l’indépendance, nous serions toujours liés par les chaînes d’une monnaie impérialiste connue sous le nom de FCFA.

Nos héros n’ont pas sacrifié leur vie pour que plus de 50 ans après l’indépendance, nous serions toujours à courir derrière des institutions financières de l’hégémonie impériale comme le FMI avec ses programmes d’ajustement structurel qui ne correspondent à aucun de nos besoins.

Nos héros n’ont pas sacrifié leur vie pour que plus de 50 ans après l’indépendance, nous serions toujours à courir derrière des institutions financières de l’hégémonie impériale comme le FMI avec ses programmes d’ajustement structurel qui ne correspondent à aucun de nos besoins.

Ceux qui jettent des doutes sur notre capacité de nous lever comme une grande nation ne savent pas où regarder.

Vous pouvez voir le potentiel de notre grandeur dans nos jeunes qui ont dominé le monde avec des médailles d’or olympiques en 2000, 2004 et 2008.

Vous pouvez voir le potentiel de la grandeur du Cameroun dans les réalisations d’un astronaute comme le Dr Ernest Simo qui a été finaliste au processus de sélection des astronautes de la NASA en 1994 et 1996.
Et mieux encore, vous pouvez voir le potentiel de la grandeur du Cameroun dans la vie des parents camerounais de chaque jour qui doivent faire le choix difficile d’investir dans l’éducation de leurs enfants, même quand la perspective d’un retour favorable de leur investissement reste sombre à cause des actions inconsidérées d’un Gouvernement qui a semé les graines du désarroi et du désespoir dans tous les secteurs de notre développement économique où le gouvernement possède la responsabilité exclusive d’agir.

Rappelons-nous tous que, dans cette longue lutte pour rendre notre nation grande, nos batailles ne sont pas les premières ni ne seraient les dernières.

Cependant, nous devons nous battre pour le Cameroun avec toutes nos forces, comme si l’issue finale de toute la lutte dépendait de nous seuls.

Pour ceux qui croient que nous sommes une nation de lâches, je leur dirais que notre vraie histoirenous révèle une histoire différente.

C’est l’histoire de centaines de milliers de patriotes qui ont été massacrés dans les terres Bamileke et Bassa par l’armée impériale françaises dans les années 1950 et 1960.
Ces patriotes furent massacres non pas parce qu’ils n’aimaient pas la vie ;
Plutôt, ils aimaient la vie et voulaient la liberté de vivre leur vie en tant que des personnes qui étaient vraiment libres de l’impérialisme occidental.
De même ; La liberté et la dignité sont les plus grandes aspirations de cette génération des Camerounais.
Je voudrais rappeler à nos amis et à nos ennemis que nous sommes conscient du fait qu’aucun sacrifice ne serait trop grand pour payer notre liberté.

Nous chercherions cette liberté et dignité dans la paix si possible ou par la sueur et le sang si le destin nous l’exige. Mais une chose est sure, nous ne démissionnerions jamais jusqu’à ce que nous l’obtenions.

Et à mes frères et sœurs du Cameroun occidental (dont anglophone) qui peuvent être induits en erreur par les atrocités des régimes d’Ahidjo et de Biya à penser que le Cameroun nous a déçu, j’ai ceci à vous dire. Le Cameroun ne nous a pas déçu; C’est le gouvernement de M. Paul Biya qui nous déçoit.

Convoquons délibérément le reste de nos frères du Cameroun oriental (dont Francophone) à nous rejoindre dans cette lutte pour construire une union parfaite des États fédérés qui garantirait une vie meilleure non seulement pour nous, mais aussi pour les générations futures. Mes Chers Compatriotes et Compagnons dans le combats, Bonne Année 2017.

Que Dieu vous bénisse ! Et
Que Dieu bénisse le Cameroun!  »

 

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