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La Première Dame, Madame Chantal BIYA prenant part à la soirée de la 11eme finale de Miss Cameroun 2015, organisée le samedi 11 juillet 2015

Miss Cameroun : Le COMICA, une organisation en péril …

La polémique ne cesse d’enfler et des dysfonctionnements de plus en plus criants sont dénoncés au sein même du  Comité d’Organisation de Miss Cameroun  (Comica) qui ferait subir des pressions « peu orthodoxes » à toutes les miss qui s’écarteraient de la ligne de conduite indiquée.

© Patricia Etonde (Stagiaire) ׀ La Voix Des Décideurs – Le scandale le plus retentissant est celui de la destitution de la Miss Cameroun 2016, Mlle Julie Cheugeu  Nguifamck qui s’est opposée de manière publique au Comica et qui a été remplacée par sa 4 eme dauphine, Mlle Minkata Akomo Michèle Ange Sandra.

C’est tout d’abord sur les réseaux sociaux que la mésentente entre l’ex-miss Cameroun 2016 et le Comité d’Organisation de Miss Cameroun, présidée par Madame Amougou Ingrid Solange s’est matérialisée. Cette dernière reprochait à Mlle Julie Cheugeu un manque flagrant de discipline, ce qui constituait une violation de son code de conduite.

Julie Cheugeu, une  « miss » incomprise ?

Pour Julie Cheugeu, il est seulement question d’un sabotage envers sa personne. Elle déplorera d’ailleurs le fait d’avoir appris sa destitution par le biais de sa directrice de campagne, informée par le réseau social Facebook et non par une note lui étant personnellement adressée.

Dans un communiqué adressé à la presse, l’étudiante en comptabilité, niveau master, pointe les manquements et erreurs du Comica. Elle affirme que : « Le Comica n’a pas répondu aux courriels du comité Miss Monde, les poussant à retirer ma photo sur leur site web. Bien plus, la présidente était sensée me faire une lettre d’accréditation qui aurait permis que ma participation soit acquise de fait, ce qu’elle a refusé de faire. Cet échec est aussi dû au non-paiement de la licence Miss Monde 2016 qui s’élève à 2500 dollars (environ 1 500 000 F Cfa). Le Comica a également refusé de me remettre mes attributs (couronne et écharpe) pour mon rendez-vous du 21 novembre dernier au consulat des Usa », a-t-elle révélé.

« Soucieux de voir la beauté camerounaise sous les podiums du monde, le Ministre des Arts et de la culture (Minac) a fait, sous ma requête, une lettre d’accréditation qui n’a pas prospéré pour les raisons expliquées plus haut », affirmait-t-elle.

La conférence de presse annoncée par son équipe de communication pour le 1er décembre  2016 à Douala la capitale économique n’avait finalement pas eu lieu.

Accusée d’indiscipline et de positionnement politique, Miss Cameroun 2016  reconnait une part de responsabilité qu’elle «assume», mais réfute toute démarche politique.  « Le Comica veut politiser les actions et les projets de Miss Cameroun alors que moi, je veux rester dans le social », ajoute la jeune femme.

Le Comica et ses arguments juridiques incontestables….

Le Comica, pour sa part, a décidé de remettre la couronne à la 4e dauphine, Mlle Minkata Akomo Michèle Ange Sandra.  Le 22 novembre 2016, le Comica publie sur la page Facebook officielle Miss Cameroun, un communiqué pour annoncer le refus par l’Ambassade des Etats-Unis au Cameroun d’accorder un visa d’entrée à Julie Cheugeu.

Selon Solange Ingrid Amougou, Julie Cheugeu n’a tout simplement pas « présenté des garanties suffisantes de son retour au Cameroun » et « dans l’histoire du Comica, jamais une Miss n’a  été autant de fois rappelée à l’ordre pour son indiscipline et ses écarts de comportements qui lui ont valu à ce jour pas moins de quatre lettres d’avertissements », s’indigne la présidente du Comica.

Elle s’est par exemple rappelé la fois où la miss a organisé une marche de l’espoir dans la ville de Douala sans que le comité ne soit informé, les contrats qu’elle a signés avec des entreprises, contrevenant ainsi à l’article 9 du code de conduite du Comica qui insiste sur l’exclusivité. Ou encore toutes les fois où elle a refusé de participer à des activités du Comica.

 Mme Amougou renchérira en déclarant que : « Après l’annonce du refus du visa, nous avons convoqué une réunion de crise au Comica pour envisager une requête à l’ambassade, Mademoiselle Cheugeu a refusé d’assister à la réunion et, comble de maladresse, elle va saisir directement le comité d’organisation de Miss Monde pour leur demander d’intervenir à l’ambassade. Mais celui-ci ne traite qu’avec les comités nationaux et non avec les individus ».

Par ailleurs, le Comica reproche à l’ancienne « miss » d’avoir privilégié ses affaires personnelles au détriment des activités liées à son élection. Julie Cheugeu aurait rencontré des personnalités et des entreprises de la ville de Douala alors qu’elle n’en a pas le droit selon le règlement intérieur du Comica.

Le Comica, une institution en mal de légitimité et de stabilité

Cette délicate affaire  entre Julie Cheugeu et le Comica, fait ressortir d’autres scandales liés à des réseaux de prostitution, de proxénétisme et de malversations financières entre autres depuis la naissance du Comica en 2002.

Ce qui ternit son image et le rend de moins en moins crédible au sein de l’opinion publique. Et l’élection de la 4 eme dauphine en tant que nouvelle Miss Cameroun 2016 au détriment des 03 précédentes malgré les explications du Comica ne l’enfoncent encore plus.

En effet, le Comica a affirmé que la 1ère dauphine, censée récupérer la couronne, a démissionné. Quant à la seconde, elle serait souffrante ; la troisième, elle, se montre indisponible. Il n’y a que la 4e dauphine qui a accepté de porter cette responsabilité. Au milieu de toutes ces péripéties, une chose est plus ou moins claire, le malaise est réel au sein du Comité d’Organisation de Miss Cameroun.

C’est  pourquoi la première dauphine, Mlle Audrey Aboula, décidait  de rendre son écharpe en justifiant son acte par ces mots :

« Par le biais de cette lettre, je souhaite vous faire part de ma décision de quitter ma  fonction de première dauphine Miss Cameroun que j’occupe depuis le 30 juillet 2016. Cela fait suite à différentes incompréhensions et menaces verbales, enregistrées que m’envoient certains membres du Comica. N’ayant jamais reçu d’avertissements écrits et ne comprenant pas les faits qui me sont reprochés, j’ai décidé sous le conseil de ma famille et de mes proches de démissionner. Aujourd’hui, je souhaite tourner la page Miss Cameroun, terminer mes études et me tourner vers l’avenir »,  publiait-t-elle sur son compte Facebook.

Pour l’opinion publique, une profonde remise en question du traitement du concours de Miss Cameroun se doit d’être faite sans attendre pour éviter d’autres scandales qui entacheraient encore plus l’image du Cameroun.

En rappel, la First Lady camerounaise, Madame Chantal BIYA avait pris part dans la soirée du samedi 11 juillet 2015, à la 11eme finale du concours de beauté Miss Cameroun 2015, organisée au Palais des Congrès de Yaoundé, capitale politique du pays.

Photo de famille à l’occasion de l’élection Miss Cameroun 2015

Il faut aussi souligner que cette cérémonie a connu la présence remarquée d’autres reines de la beauté qui ont eu un échange avec l’épouse du Chef de l’Etat. A l’instar de  Larissa Ngagaoum, Miss Cameroun 2014 ; Flora Coquerel, Miss France 2014 ; Tadjana MAUL, Miss Pays-Bas 2014 et Agnes Genoveva Cheba Abe, Miss Guinée Equatoriale 2014.

 

 

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