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Cameroun: Enquête sur la cabale médiatique contre Martin Belinga Eboutou

Des journaux  essaient maladroitement de préparer l’opinion à un éventuel limogeage de Martin Belinga Eboutou, actuel Ministre, directeur du Cabinet civil (Dcc). Quoique son remplaçant supposé ait été mis à nu par les même médias, il n’en demeure pas vrai que la manœuvre fragilise au finish Belinga Eboutou. A quelles fins ? Enquête.

© Marcien Essimi │ La Voix De Décideurs – C’est un secret de polichinelle, un remaniement ministériel est dans l’air.  Alors, dans les différents états-majors, c’est le branle-bas de combat. On affûte ses armes soit pour être maintenu à son poste soit pour être nommé au gouvernement.

Dans ce chassé-croisé, la presse, très souvent, est mise à contribution. Et par toujours à son honneur. Tantôt elle lèche tantôt elle lynche. C’est à ce dernier traitement qu’a eu droit Martin Belinga Eboutou. Se substituant au président de la République, qui, en vertu de ses attributions constitutionnelles nomme aux emplois civil et militaire, une  certaine presse nomme pratiquement Samuel Mvondo Ayolo au poste de directeur du Cabinet civil du président de la République, poussant de ce fait Martin Belinga Eboutou à la porte.

De prime abord, on peut penser que les roses sont pour le « nouvel » élu et les ronces pour l’ange déchu. Erreur ! Le quidam qui est présenté comme le probable Dcc, loin de bénéficier de ce journal, d’un portrait flatteur, est proprement étrillé. Ses casseroles sont mises sur la place publique. Personnage vénale,  despote, tribaliste et intrigant, rien n’est oublié dans les traits de caractère de l’ancien ambassadeur du Cameroun au Gabon. Il faut dire qu’à Libreville, Mvondo Ayolo a laissé de très mauvais souvenir, notamment chez la communauté camerounaise. On disait à son sujet qu’il harcelait, brimait et arnaquait ses compatriotes à travers ses hommes de main. La nouvelle de son départ fut d’ailleurs accueillie au Gabon comme une délivrance.

A peine ses valises posées à l’Ambassade du Cameroun à Paris, le sieur Mvondo Ayolo serait mis, selon certaines sources,  à penser si fort au poste de ministre de la Défense, alors occupé par Egar Alain Mebe Ngo’o, que le bruit a couru dans le sérail qu’il va être nommé au ministère de la Défense.

En octobre 2015, Paul Biya jeta son dévolu sur Joseph Beti Assomo. Aujourd’hui, les faits lui donnent raison. Le successeur de Mebe Ngo’o s’est révélé un ministre de la Défense compétent, discret comme il se doit, et plein d’idées neuves pour booster le moral des troupes qui défendent victorieusement les frontières nationales contre les incursions de la secte terroriste Boko Haram.

Curieusement, les  lobbies proches de Mvondo Ayolo ne s’arrêtent pas de répandre la rumeur selon laquelle l’ambassadeur du Cameroun en France est le prochain ministre de la Défense. Le fait qu’il ait séjourné récemment à l’Hôtel Mont Febé  depuis le 27 décembre 2016, a laissé croire que le diplomate a été appelé au pays par le président de la République pour être consulté dans le cadre de la formation d’un nouveau gouvernement. On pourrait croire que le sulfureux ambassadeur entretient des propagandistes qui espèrent le voit nommer à tous les postés clés. Un coup il est le futur Mindef, un coup il est le futur Dcc.

Jeu de massacre

A qui profite le crime ? Cette question, devenue très célèbre, orientent généralement les enquêtes de police. Parfois, elle conduit à une fausse piste. En tirant à boulets rouges sur Samuel Mvondo Ayolo, on incite le lecteur à en déduire que le coup est monté par Belinga Eboutou, lequel voudrait salir un rival. Une conclusion que toute personne, pour peu qu’elle soit capable de réflexion, serait amener à prendre. Sans doute, c’est à ce type de conclusion que le journal en question aimerait que l’opinion publique en arrive, in fine. On voit donc tout le cynisme. Faire semblant de taper sur Samuel Mvondo Ayolo pour mieux jeter l’opprobre de la  suspicion sur Martin Belinga Eboutou.

En effet, qui ne serait pas prêt à tout pour garder son poste, surtout lorsqu’il est juteux ? Toutefois, c’est mal connaître le digne fils de Nkilzok (dans l’arrondissement de Zoétélé, région du Sud) que de penser qu’il est capable de vilenies et de coups bas pour conserver son poste.

Une attitude Martin Belinga Eboutou

Au plan professionnel, Martin Belinga Eboutou compte parmi les plus brillants diplomates que le Cameroun ait jamais connus. Pendant dix ans, jusqu’en décembre 2007, il a dirigé la représentation camerounaise auprès de l’Organisation des Nations unies à New York en même temps qu’il a représenté le pays de Paul Biya auprès de l’Office des Nations Unies à Genève. Il a présidé le Conseil de sécurité des Nations Unies à un moment crucial, où cette instance devait se prononcer sur la légitimité de la guerre en Irak.

En résumé c’est un haut commis de l’Etat compétent, un fidèle, unanimement apprécié dans le monde et qui a la confiance du président de la République. Lequel par deux fois, l’a fait directeur de son cabinet civil. Performance exceptionnelle sous le Renouveau. Il n’a pas besoin de coup tordu pour accéder ou conserver une fonction. Son C.V. seul suffit. Et comme dit le proverbe  africain: « on ne jette la pierre que sur un arbre qui porte des fruits. »

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