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Confidences exclusives sur Joseph Fouda , le général chambellan du Président

denoncez Collé à la silhouette du chef de l’Etat depuis plusieurs décennies, le contre-amiral Joseph Fouda , Conseiller spécial du chef de l’Etat,  est un homme public, paradoxalement… mal connu du grand public.    Qui  est cet officier général  parfois victime des scandales vrais ou fabriqués ?  Lire confidences  exclusives d’un colonel.

© La Rédaction ∫ La Voix Des Décideurs – Sur les fréquences de la sécurité présidentielle, il a un nom de code. Il a traditionnellement en charge la « mallette du Président ». Depuis quelques temps, il est aisément reconnaissable à ses aiguillettes, celles de contre-amiral. Au moment d’embarquer dans l’avion conduisant Paul Biya hors de Yaoundé, l’homme est le seul à avoir le privilège d’arpenter la «moquette de souveraineté ».

Costume blanc, chemise blanche, cravate noire, de belles passementeries tressées ornant  les épaules de l’homme juste quelques centimètres après Paul Biya… Une position considérée comme un honneur par les officiers, malgré la lourde sujétion qu’il implique.  Ce gars « humain » et « à l’écoute », comme le décrivent ses amis, a aussi su s’imposer auprès des cadors du renseignement.
Il a acquis sa légitimité auprès d’eux par sa « réactivité et sa disponibilité ». « C’est un officier rentré, un garçon bardé d’empathie, humble,  sans arrogance et pudique », confie un colonel à la retraite. «On a toujours pu le joindre le soir et le week-end. Et ce n’est pas le genre de soldat qui sort le parapluie avant de prendre une décision. Il sait s’engager et prendre une décision », se félicite un ancien des Renseignements généraux. Un autre officier de l’armée de terre, qui connaît son sujet, explique : « Les marins sont trop bien élevés. Et c’est la raison pour laquelle probablement le chef des Armées l’a choisi après Roger Motaze de regrettée mémoire vers  les années 1993 ».

Vous n’avez toujours pas compris ? Il s’agit du contre-amiral Joseph Fouda, l’officier toujours présent aux côtés du Chef de l’État durant les cérémonies officielles, et jamais bien loin en temps ordinaire. Pour lui, rien n’est laissé au hasard. Pas même ce que mangera Paul Biya, les papiers d’un discours, la logistique impressionnante des voyages présidentiels…

C’est un homme clé : le «transmetteur», souligne un cadre de la sécurité à Etoudi. Le nom, il ne le tient pas sans fondement. En sa qualité d’aide de camp, Joseph Fouda détient les moyens de communication cryptés à la disposition du chef de l’État, dont un téléphone satellitaire.

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A la sécurité présidentielle, on se refuse à évoquer une quelconque acrimonie à l’égard de la marine. On préfère parler d’une « non-affaire », d’un « non-événement qui agite sans raison une partie de la communauté militaire ». C’est tout juste si l’on admet cependant une « légère difficulté d’adaptation à un service particulièrement compliqué, notamment en raison de son rythme très élevé ». A y regarder de près, une question a été retournée dans tous les sens au sein de l’opinion publique nationale.

On se demandait comment Joseph Fouda est-il arrivé à ce niveau des barbouzeries sécuritaires. Sous d’autres cieux comme la France, cette fonction est assurée par un lieutenant-colonel. Joseph Fouda y est arrivé lui-même avec le grade de capitaine de corvette, l’équivalent de commandant dans l’Armée de terre. « Reste que Joseph Fouda a choisi d’entrer dans l’Armée, parce que, au début du vingtième siècle, c’était pour lui le moyen le plus sûr de servir son pays. A ces yeux, la Marine était la plus belle chose du monde », insiste l’un de ses amis.

Loyauté incarnée
« C’est un homme aimable, un généreux, humaniste, bon… Sa simplicité est légendaire.  Il est doté de quelques grandes qualités de feu Andzé TSOUNGUI. Pour tout dire, il est vertueux », nous confie, l’un de ses proches, ami de longue date, qui après  notre instance, renchérit que l’homme « est fidèle en amitié ». Il a nous confirmé que, dans sa simplicité, le contre-amiral Joseph Fouda a même du mal à rouler dans sa voiture de général « actuellement bâchée » depuis mars 2011.

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«C’est un homme aimable, un homme généreux, humaniste, bon… Sa simplicité est légendaire. Il a quelques grandes qualités  de feu Andzé Tsoungui. Pour tout dire, il
 est vertueux», confie l’un de ses amis  de longue date.

Un haut gradé de l’Armée camerounaise retraité qui a requis l’anonymat, n’a pas hésité d’admirer la loyauté de marin envers le Chef de l’Etat. Le retraité rapporte que même les détracteurs du contre-amiral Fouda, reconnaissent qu’il est  une preuve de « l’incarnation de la loyauté envers le chef des Armées, Paul Biya ».

Dans la vague des généraux nommés le 11 mars 2011 par le président de la République, le moins que l’on puisse dire est que cette nomination n’a pas fait consensus. Des voix se sont élevées contre l’ascension de Joseph Fouda.

Dans la plupart des Sms qui ont circulé au lendemain de la publication des textes, beaucoup de bidasses semblent effectivement voir la main du contre-amiral Jean Pierre  Nsola. D’abord parce que dans tous ces mouvements, la marine nationale (qui autrefois n’avait qu’un seul général), est en bonne position, avec quatre promotions de contre-amiraux. Il s’agit des contre-amiraux Nsola Jean Pierre, Fouda Joseph, Jean Mendoua, et Pierre  Njine Djonkam. Avec leur aîné, le vice-amiral N’gouah Ngally, la marine nationale a désormais 05 officiers généraux. Au tréfonds de la plupart des « affaires » qui défraient la chronique politico-sécuritaire, on trouve le même leitmotiv : le rapport de Joseph Fouda à la sécurité présidentielle. «  Vous savez, quand on est à une telle position, toutes les embrouilles, dont nous rassasie une actualité compulsive qui côtoie sans cesse le fait divers, affichent une apparente complexité qui décourage la mise en perspective rationnelle, tout en réveillant beaucoup de fantasmes ». Ce qu’on a oublié, c’est que marié et père de trois enfants vivants, « papa Fouda », qui fait la messe le samedi, son jour de repos, a étudié à l’école spéciale militaire de Saint-Cyr en France.

Homme réputé pondéré et patient
Homme réputé pondéré et patient, (les habitués du sérail affirment qu’il aurait déjà essuyé à plusieurs reprises sans rechigner les humeurs des uns et des autres), cet officier supérieur de la marine a occupé le poste depuis la fin des années 90 jusqu’à ce qu’il soit nommé Conseiller Spécial du Chef de l’Etat le 9 décembre 2011. En fait, bien qu’aucun texte réglementaire ne l’interdise, au sein du sérail certains commençaient à voir mal, pour l’image de l’Armée camerounaise notamment, que le chef de l’Etat puisse continuer à utiliser un général des Forces de Défense comme aide de camp. Paul Biya semble vouloir le garder auprès de lui. Mais dans les coulisses, beaucoup savent que c’est bien le contre-amiral qui continue d’assurer les vrais fonctions d’aide de camp du chef de l’Etat.

Scandales vrais ou fabriqués au menu  ?
Et comme toujours, les scandales vrais ou fabriqués ne manquent pas. A l’époque où Joseph Fouda  était capitaine de vaisseau, une rumeur pesante l’avait renvoyé précipitamment au pays  et l’avait même détenu au Secrétariat d’Etat à la défense (SED). On rapportait que Paul Biya aurait piqué une colère noire contre  son aide de camp. La tentative de vol manqué de la mallette présidentielle à Genève en Suisse était au centre des conversations tant dans les cercles du pouvoir que chez les profanes. Joseph Fouda est resté de marbre et a  fait le job, à sa manière. « On avait des inquiétudes sur le résultat, confesse un ancien de la garde présidentielle, on ne savait pas trop à quoi s’attendre. Mais on avait cette certitude, si l’aide de camp  fait son boulot avec intégrité et indépendance et qu’il est vraiment là pour faire respecter les règles de son poste, il ne pouvait y avoir d’autre réponse que celle qu’il  a donnée par rapport à ce sujet».

Déstabilisation
Ce propos suffisait donc à faire taire l’envie de débat sur le vol (présumé) de la mallette présidentielle. Et pourtant, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. « Cette affaire a allumé une mèche qui n’a pas tardé à prendre chez ses d’autres officiers réunis à huis clos dans une résidence du Lac à Yaoundé», renseigne un commissaire de police en service à la Sécurité présidentielle.  L’épisode était donc à suivre. Il démontrait, si besoin en était, que l’implication présumée de l’aide de camp était une matière hautement inflammable. Les demandes d’interviews affluaient. Et à chaque fois, on sentait le désarroi des journalistes au fur et à mesure que le silence s’alourdissait et que la vérité ne cessait d’éclore.
Au finish, il se trouvait que l’homme qui avait été accusé d’être l’auteur du vol manqué de la mallette, le lieutenant Luc Emane, était un de ses proches collaborateurs au Palais de l’Unité. Cet officier subalterne de l’Armée de terre travaillait en effet aux côtés de Joseph Fouda à la présidence de la République. C’est lui qui, selon certaines sources, était chargé des tâches les plus délicates.

Jusqu’au grave incident de Genève, aucune indélicatesse n’était encore jamais survenue dans le cadre de ses fonctions. A la suite de cet incident, un officier de la gendarmerie nationale préposé à la sécurité de Frank Emmanuel Biya, le fils aîné du président, a été appelé à Genève auprès du président de la République. On parlait d’un métis franco-camerounais, neveu du défunt général Benae Mpecke.
Drame
14 avril 2015 à Yaoundé. Au centre de la ville capitale, non loin de la voirie municipale, le corps d’un jeune homme mort a été retrouvé en bordure de la voie ferrée qui passe derrière la boulangerie Acropole. Le corps qui ne gisait pas dans une marre de sang à cet endroit, avait les mains et les orteils tailladés. Les premiers éléments de l’enquête ouverte, font croire que l’homme retrouvé mort est un sergent chef dans l’armée camerounaise, précisément en service à la Garde Présidentielle. Son entourage fait d’ailleurs savoir que celui qui s’appellerait Fouda William, avait fini sa journée de travail et regagnait son domicile quand il a trouvé la mort dans des circonstances qui restent à élucider. L’on soupçonne un règlement de compte qui s’est achevé par un assassinat. L’homme en tenue retrouvé sans vie est… fils du Contre-amiral Joseph Fouda.

Une autre affaire. La vie de « papa Fouda » se voit dominée par un choc disruptif, irréversible et extrême. Si l’assassinat de son fils a offert l’exemple, d’autres chocs se multiplient et peuvent se combiner de manière inattendue. Dans la foulée, le cocktail implosif concocté par toutes sortes de ragots délaissent les exigences de la raison au profit du non sens. « Que n’a-t-on pas entendu au sujet de  Papa Fouda à cette occasion-là », s’interroge un de ses proches. Autour de la lecture de la mort de William Fouda en effet, plusieurs grilles. «  Il y avait surtout des versions tronquées et malveillantes. Nos ondes et nos écrans ont tout autant été viciés que le fond de l’affaire a été pollué. En ces temps-là, tous les médias étaient occupés à raconter la saga de la famille Fouda et achevaient de construire le dernier étage de la polémique. Heureusement tout le marin est resté calme», glisse un enquêteur proche du dossier.

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