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Poignée de main entre la juge Silvia Fernández de Gurmendi, Présidente de la Cour pénale internationale et le Président de l'Ouganda Yoweri Kaguta Museveni - Source photo CPI

Cour Pénale Internationale : Les mauvaises nouvelles qui nous viennent de l’Ouganda

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L’Ouganda contredit-il l’Union Africaine ? Pendant que l’Union Africaine  veut le divorce entre le Etats africains  et la Cour Pénale Internationale , l’Ouganda semble consolider ses liens  avec cette juridiction controversée.  Le revirement questionné ?

© Marcien Essimi │ La Voix Des Décideurs – Le constat est fait  à travers la visite officielle de la juge Silvia Fernández de Gurmendi,  Présidente de la Cour Pénale Internationale (CPI) en terre ougandais.

Elle a rencontré le Président de l’Ouganda Yoweri Kaguta Museveni. Le Ministre de la Justice et des Affaires constitutionnelles, Kahinda Otafiire, le Procureur général, M. Byaruhanga William et le Ministre d’État aux affaires internationales, l’hon. Okello Oryem, ainsi que M. Motoo Noguchi, Président du Conseil de direction du Fonds au profit des victimes (FPV), ont assisté à ladite rencontre.

En effet, la Présidente de la CPI et le Président ougandais ont tenu des discussions bilatérales.  Elle « a réitéré l’engagement de la Cour d’être à l’écoute des préoccupations soulevées par l’Ouganda », comme l’a indiqué un communiqué  de la Cour Pénale Internationale parvenu à  la rédaction de la Voix Des Décideurs.

Au cours de son séjour officiel d’une semaine effectué en Ouganda, la présidente Fernández effectuait  a rendu « visite à des projets d’assistance aux victimes ».

Exprimant « sa reconnaissance pour le rôle historique joué par l’Ouganda concernant la CPI », Fernández a tenu à remercier le Président Museveni de la coopération de son Gouvernement avec la Cour.

 « La coopération et le soutien de l’Ouganda aux opérations de la Cour sont et resteront essentiels à la mise en œuvre du mandat de la Cour », a déclaré la Président de la CPI, Silvia Fernández de Gurmendi.

Les activités actuelles du Fonds au profit des victimes (FPV) en Ouganda sont liées, d’après le communiqué, à ce second mandat  qui repose sur l’assistance.

Poignée de main entre la juge Silvia Fernández de Gurmendi, Présidente de la Cour pénale internationale et le Président de l’Ouganda Yoweri Kaguta Museveni – Source photo CPI

  L’Ouganda succombe-t-il au « charme financier » de la CPI ?

Il faut le dire, pour les partisans de la sortie des Etats africains de cette  juridiction, le séjour  de Mme la juge Fernández et « la coopération et le soutien de l’Ouganda aux opérations » de la CPI  sont des mauvaises nouvelles.

La coopération de l’Ouganda  est en désaccord avec  la nouvelle orientation de l’Union Africaine (UA)  qui  soutient le retrait de ses membres de la CPI. On se souvient qu’au cours d’une réunion de l’UA tenue à huis clos, lors du dernier sommet d’Addis-Abeba qui s’est achevé le 31 janvier, dirigeants africains ont entériné le principe d’un retrait collectif du statut de Rome dont la ratification permet l’adhésion à la Cpi.

Aujourd’hui,  une interrogation pertinente est permise sur ce «revirement» de l’Ouganda, qui, il y a quelques mois, menaçait,  comme le Kenya le Zimbabwé de Robert Mugabe,  l’Afrique du Sud  de Jacob Zuma, le Burundi et la Gambie de Yaya Jameh, de se retirer de  cette institution qui n’a jamais jugé un dirigeant français, alors  Nicolas Sarkozy, « le bourreau de Khadafi » pour certains, n’est pas un bébé tout blanc. Comment comprendre ce renforcement de coopération voilé et brusque de l’Ougandais Yoweri Museveni avec la Cpi  alors qu’on vu son pays militer pour un retrait collectif ?

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L’Ouganda est-il entrain de mordre à « l’appât » de la CPI, qui est pour certains analystes, le Fonds au profit des victimes (FPV).

Pour les responsables de la CPI, « le FPV est distinct de la Cour ». Mais « il a été créé au sein du système du Statut de Rome », soulignent-ils avant de conclure que le Fonds a pour mission d’appuyer et de mettre en œuvre des programmes qui prennent en charge les préjudices découlant de crimes de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre relevant de la compétence de la CPI.

Pour ce faire, le Fonds a été investi d’un double mandat  à savoir : exécuter les ordonnances de réparation rendues par la Cour et offrir une assistance à travers un soutien physique, psychologique et matériel aux victimes et à leur famille.

Vivement ! Que l’Ouganda de perde pas de vue son militantisme pour le retrait collectif des pays africains de cette institution.

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