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La présidente Dilma Rousseff et la présidente de la République de Corée, Park Geun-Hye lors de la déclaration à la presse. (Brasilia - 24/04/2015) -Source photo : planalto.gov.br

Portrait de Dilma Rousseff et Park Geun-Hye, deux femmes chefs d’Etat destituées pour corruption

denoncer Citées dans des affaires de corruption , Dilma Rousseff et Park Geun-Hye , ces leaders politiques ont eu maille à partir avec la justice  et vont  rendre des comptes aux peuples qui les ont élues.

©Patricia Etonde ׀(Stagiaire) La Voix Des Décideurs – La présidente sud-coréenne, Park Geun-Hye , s’inscrit dans la longue liste des chefs d’Etat ayant fait l’objet d’un processus de destitution ou contraints à la démission à la suite de procédures engagées contre eux. La présidente Dilma Rousseff, élue en 2010, a été destituée le 31 août 2016 par plus des deux tiers des sénateurs, qui la jugent coupable de maquillages de comptes publics, au terme d’une procédure hautement controversée.

Park Geun-Hye est née le 2 février 1952 à Samdeok-dong, dans la division administrative de Jung de la ville de Daegu. C’est une femme d’État sud-coréenne, présidente de la République de 2013 à 2017. Agée de 65 ans, elle est la fille de l’ancien dictateur militaire Park Chung-Hye , qui dirigea la Corée du Sud entre 1961 et 1979. Elle est élue présidente de la République en décembre 2012 et prend ses fonctions le 25 février 2013, devenant ainsi la première femme chef de l’État sud-coréen.

La chute incroyable de la présidente coréenne, Park Geun-Hye

Le scandale serait parti d’une femme gourou : Choi Soon-Sil. Cette dernière a exercé une influence de plus en plus considérable sur Park Geun-Hye au fil des années. L’objet du scandale, rendu public le 24 octobre par la chaine JTBC, a révélé l’influence considérable de  Choi Soon-sil, sur la chef d’Etat. Les journalistes ont découvert des documents confidentiels relatifs à la sécurité du pays, des comptes-rendus de réunion ou des brouillons de discours, que ladite Choi annotait avant de les renvoyer à la présidente. Elle n’a pourtant jamais occupé de rôle officiel.

Sa mère est tuée, en 1974, dans une tentative d’assassinat visant son père et orchestrée par le régime nord-coréen. A 22 ans, elle succède comme “première dame” à cette femme pieuse qu’elle adule et adopte même sa coiffure et ses habits. Choi Tae-min, à la tête d’une petite secte religieuse la met en contact avec l’esprit de sa défunte parente et commence à jouer de son influence sur elle. Avant sa mort, en 1994, Choi Tae-min a opportunément assuré que ses pouvoirs chamaniques ont été transmis à la 5e de ses six filles. Choi Soon-sil prend alors le relais d’influence auprès de Park Geun-Hye , dont elle est déjà très proche.

Les enquêteurs estiment que les deux fondations de Mme Choi, dont elle détournait une partie des fonds, ont extorqué sous forme de donations plus d’une soixantaine de millions d’euros de conglomérats géants typiques de l’économie nationale, comme Samsung ou Lotte. Pour le président de la Fédération des industries coréennes, il est difficile pour des entreprises de refuser une demande de la Maison Bleue (palais présidentiel coréen).

Selon l’entourage de l’ex-présidente, cette dernière demandait son avis à Choi Soon-sil sur tout, jusqu’à lui laisser choisir ses tenues. Choi Soon-sil faisait et défaisait aussi les carrières autour de la présidente. Les curieux s’intéressant d’un peu trop près à leur excessive proximité étaient automatiquement congédiées. La femme gourou a pu décider de certaines nominations gouvernementales. Elle avait ainsi demandé à l’un de ses proches, Cha Eun-taek, de lui suggérer un nom pour prendre la tête du ministère de la Culture.

Pour Kwon Seong-dong, député au premier rang de la fronde anti-Park, ce verdict confirme « la règle de droit qui veut que tous, y compris le président, sont égaux devant la justice ». Park Chung-Hye , était devenue en 2012 la première femme chef de l’Etat de Corée du Sud, avec le plus grand nombre de voix d’un candidat de l’ère démocratique. Malheureusement, Mme Park devient également le premier chef de l’Etat sud-coréen à être limogé de la sorte. Partant de là, elle perd aussi son immunité présidentielle, ce qui l’a exposée aux poursuites judiciaires.

Dilma Rousseff, la protégée de Lula Da Silva qui a perdu pied…

Dilma Vana Rousseff est née le 14 décembre 1947 à Belo Horizonte, au Brésil. Elle est une économiste et femme d’État brésilienne, présidente de la République de 2011 à 2016. Elle se présente à l’élection présidentielle brésilienne de 2010, qu’elle remporte au second tour de scrutin face à José Serra. Elle est investie présidente de la République fédérative du Brésil le 1er janvier 2011, devenant la première femme à occuper cette fonction. Elle est réélue de justesse en 2014, face à Aécio Neves. Sa présidence est marquée par un déclin de l’économie brésilienne et par des scandales de corruption touchant une grande partie de la classe politique.

Le scandale de corruption le plus retentissant du nom de Petrobras, est dévoilé en mars 2014. L’affaire dévoile un réseau gigantesque de malversations au sein du géant pétrolier qui met au jour l’existence de commissions versées à des personnalités politiques en échange de leur implication dans des contrats publics surfacturés.  Bien que le nom de Dilma Rousseff ne soit pas cité, une partie de l’opinion la juge partiellement responsable de l’affaire, puisqu’elle présidait, en tant que membre du gouvernement, le conseil d’administration de la société pétrolière publique Petrobras de 2003 à 2010. Les partis d’opposition, également touchés par l’affaire, évitent dans un premier temps de prendre position et en août 2015, environ 500 000 personnes manifestent pour demander la destitution de Dilma Rousseff, qui voit sa côte de popularité tomber sous les 10%.

Le 17 mars 2016, Dilma Rousseff nomme son prédécesseur Lula Da Silva, qui est accusé de corruption et de blanchiment d’argent, ministre d’État et chef de cabinet du président de la République, la fonction la plus élevée du gouvernement, ce qui empêcherait celui-ci d’être mis en détention. Contrairement aux principales figures politiques brésiliennes, la présidente brésilienne n’est en revanche pas soupçonnée de corruption à titre personnel, délit qui avait déclenché la procédure de destitution de l’ancien président Fernando Collor de Mello en 1992. Ce dernier avait démissionné la veille du vote au Sénat devant le destituer.

En août 2016, une enquête est ouverte à l’encontre de Dilma Rousseff pour « entrave à la justice » en raison de cette nomination.

Alors qu’elle est devenue la présidente la plus impopulaire de l’histoire récente du Brésil, elle est destituée par le Sénat le 31 août 2016, au terme d’une procédure de destitution controversée, pour maquillage des comptes publics.

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