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Cameroun : Le Contrôle Supérieur de l’Etat aux trousses de Fame Ndongo et Amvam Zollo pour malversations supposées à l’ Université de Ngaoundéré

Une mission d’inspection des Services du Contrôle Supérieur de l’Etat (Consupe) à l’ Université de Ngaoundéré a été émaillée d’incidents.

Global INVESTIGATE

En 2016, une mission d’audit est commise par les Services du Contrôle Supérieur de l’Etat, à l’effet de mener des investigations sur la gestion de l’ Université de Ngaoundéré , établissement d’enseignement supérieur à caractère public. Un sérieux doute plane sur la manipulation des fonds en liaison avec des projets d’extension et de création de certaines infrastructures, projets inscrits dans son budget de l’exercice 2012-2013. Cette gestion suscite de graves inquiétudes au sein des instances étatiques du contrôle budgétaire et financier.

Le Consupe veut y voir moins flou

L’Etat du Cameroun consent de lourds sacrifices pour la construction des Etablissements scolaires et universitaires souvent créés à coups de décrets, sans aucune infrastructure d’accueil. Ce n’est qu’après que les budgets pour la construction des locaux et leur fonctionnement sont souvent rafistolés de toutes pièces, donnant libre cours à des vagues de malversations. L’ Université de Ngaoundéré que dirige le recteur AMVAM ZOLLO Paul Henri,  n’échappe nullement à cette logique ainsi qu’à la dense opacité qui en est souvent issue. C’est dans cet ordre que les fonds étaient alloués à la construction du site de l’Ecole de Géologie et d’Exploitation Minière (EGEM) à N’Gaoundéré.

Le cap était donc mis sur ce dossier par le Contrôle Supérieur de l’Etat, qui lorgnait de ce côté en espérant y voir d’autant moins flou, que le moment où cet Etat tire le diable par la queue est très mal indiqué pour observer avec indifférence le braquage desdites ressources. Aussi est-ce avec une certaine rigidité que ses fins limiers s’investissent-ils dans leurs tâches.

Silence, le beau-frère du Professeur s’oppose

Leur dévouement se heurtera cependant à l’obstruction d’un certain Matea Faustin, le très puissant suppôt de Fame Ndongo, représentant du Minesup lors de cette mission d’inspection. C’est alors qu’un incident sera provoqué par ce  dernier selon nos sources proches du dossier. La mission s’achèvera ce jour en queue de poisson. Ce personnage n’est pas des moindres. Il est considéré par de nombreux personnels de ce Ministère selon des sources crédibles, comme « un faussaire qui émarge dans le budget de la fonction publique sous un  numéro matricule aux origines douteuses ».

73 millions pour un terrassement fictif ?

Les experts de la Commission au sein de laquelle il représente lui-même le Ministère de l’Enseignement supérieur n’y voient que dalle. Il s’agit notamment des documents relatifs au terrassement fictif du site de l’Ecole de Géologie et d’Exploitation Minière (EGEM), au coût de 73 millions de francs Cfa.

Rien ne résiste à la détermination de Matea Faustin à entraver les travaux des auditeurs. A défaut de voir le prince en action, l’un de ses anges va jouer le rôle.  Alors pourquoi un personnage si important en plus solidement cuirassé par Jacques Fame Ndongo, ne se sentirait-il pas poussé des ailes ? Et de se voir au dessus des lois de la République, comme se considèrent de nombreux autres bandits à col blanc à la suffocante arrogance ?

Matea protège ses galipettes avec les caisses publiques

Son mentor a d’ailleurs fait la démonstration de ce mépris à travers sa répulsive indifférence, affichée au protocole d’interview  conjoint à lui adressé en date du 13 mars 2017 par quatre organes de presse réunis au sein de « Global Investigation », à l’effet d’éclairer l’opinion publique sur cette forfaiture.  Idem pour Amvam Zollo Paul Henri qui s’est terré dans un mutisme identique.

Des preuves qui accablent

Des documents parvenus à notre rédaction accablent le Recteur entre autres sur des griefs ci-après :  surfacturations de nombreux marchés pourtant fictifs, non-respect de l’annualité des crédits pour l’engagement des dépenses de 2012 à 2013, détournements des deniers publics, dépassements des quotas des missions, non-production des comptes d’emplois et des justificatifs des déblocages des fonds et changement de la nature économique des dépenses. Des dérives managériales  que cautionnerait le Minesup cité dans des pratiques  d’arnaque à l’égard des responsables des Instituts Privés d’Enseignement Supérieur  (IPES). A suivre.

 

© Global Investigation

 

 

 

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