Monsieur le Préfet Haut-Nyong comment se porte l’unité  administrative qui est sous votre commandement ?

Merci beaucoup Monsieur le journaliste. Je crois que  je peux dire sans me tromper que le Haut-Nyong se porte bien dans le calme et dans la paix sous toute l’étendue de son territoire, dans tous les 14 arrondissements. Et jusque-là, rien ne nous admet à dire  ou à affirmer le contraire. Donc, la paix règne et la population vaque tranquillement à ses occupations.

Vous le dites si bien, la paix règne dans le Haut-Nyong. Le Haut-Nyong est limitrophe à d’autres pays comme le Congo et en dehors du problème des braconniers qui sèment la terreur quelque fois dans le Haut Nyong, quels sont actuellement les défis sécuritaires réels qui vous interpellent dans votre unité de commandement ?

Vous avez cité le problème de braconniers, c’est un défi qui est réel et qui est dans l’action normale des forces de l’ordre et surtout des services spécialisés du Ministère des Forêts et de la Faunes. Ils sont en train de mener une lutte acharnée, concrète et effective. Donc, on ne saurait dire que ça menace la paix générale de l’unité mais c’est un risque qu’on ne peut oublier l’existence. Les braconniers, leur cible réelle est les animaux, surtout les éléphants, grands singes, gorilles, chimpanzés et autres. Les services spécialisés sont vraiment en train de faire le travail normal. L’autre risque c’est un risque qu’on connait partout, le banditisme, le risque de l’insécurité urbaine, même avec le transport clandestin, l’insécurité sur la route, tout ça ce sont des risques qui sont toujours présents et que nous gérons selon les activités des uns et des autres.

 

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez sur le terrain dans l’accomplissement de la mission à vous assignée par le Chef de l’Etat ?

La grande difficulté, je peux dire c’est le fait que le Haut-Nyong est une unité vaste et  donc, les préoccupations sont à tous les niveaux. Il faut pouvoir couvrir toute cette distance le moment venu.

 

Nous sommes toujours coupés de MESSOCK et de NGOYLA

L’autre problème c’est pouvoir être partout, donc la difficulté d’entrer en contact avec certaines unités. Par exemple aujourd’hui, nous sommes toujours coupés de MESSOCK et de NGOYLA.  Il n’y a pas de réseau téléphonique mobile. Partout ailleurs, nous pouvons échanger  avec les Sous-préfets des autres unités. Hélas pour les deux autres il faudra bien que quelqu’un sorte de là pour dire quel est le problème. Pour ce qui est des difficultés, je crois qu’il y en a plein d’autres mais l’essentiel de ce que nous pouvons porter à votre attention.

Oui avec toutes ces difficultés, comment pensez-vous réussir pour ce qui est de l’accompagnement et l’installation des programmes et  projets de l’Etat ?

On le fait parce qu’il y a une coordination mensuelle, il y a un stade de consultation par le Ministre de l’Economie et le Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, qui permet que chaque mois, l’autorité administrative que je suis, Préfet du Département du Haut-Nyong , réunisse l’ensemble des services concernés par ces projets. On peut donc suivre régulièrement comment se passe l’exécution sur le terrain et donner les orientations et les injonctions pour que nos actions ne soient pas à la traine. Il y a de cela deux semaines,  après la rencontre du mois de Mars, nous sommes descendus sur le terrain où il y avait des problèmes, où on nous avait signalé des retards. Cette descente nous a permis de rappeler les uns et les autres à l’ordre pour qu’en juillet on ne soit pas en retard d’exécution. Les difficultés que nous avons, on les  connait, lorsque vous connaissez vos difficultés vous devez donc prendre des mesures pour les contrecarrer. Et comme je le dis déjà, il y a des mesures mises sur pied par le gouvernement sur les tables de concertations.

« Le Maire de la Commune d’Abong-Mbang a ouvert les routes partout»

Lorsqu’on se réunit chaque mois, ça nous permet d’être au courant de la situation. Et lorsqu’il le faut, nous descendons sur le terrain pour remettre les uns et les autres. Il y a les lettres et injonctions qui nous permettent d’évoluer. Pour ce qui est de la coupure avec MESSOCK et  NGOYLA,  nous espérons que ça va changer, parce qu’il y a de cela plus d’un mois, nous avons mis sur pied une commission à la demande d’une compagnie de téléphonie mobile, pour aller choisir un site pour l’implantation de leur antenne. Cela a été fait, on espère que cette autre difficulté sera évacuée dans les plus brefs délais.

 

Dans ces défis d’accompagnement des projets de l’Etat, il faut nécessairement l’implication de l’élite et des forces vives du département du Haut-Nyong que vous coiffez. Quel est le niveau d’implication de cette élite ?

Le niveau est  très fort. On doit les féliciter pour le travail abattu par les uns et les autres à tous les niveaux. Je ne vais pas les citer de peur qu’on dise qu’on a oublié de citer un tel ou tel autre. Je veux seulement vous rappeler que toutes ces élites, si vous les connaissez bien, sont sur le terrain avec leur population, parce que ce n’est pas à ces élites de s’assurer qu’un projet d’une salle de classe a été exécuté ; mais ils ont d’autres choses à faire : organiser leur population dans les associations de développement, dans  les comités de développement et susciter l’intérêt à la chose publique  et surtout travailler avec la hiérarchie gouvernementale pour que les projets viennent dans le Haut-Nyong. A ce niveau, je ne me plains pas.

On ne peut pas se séparer de vous sans toutefois évoquer le fait que durant notre séjour à Abong-Mbang, on s’est entretenu avec moto taximen. Nous les  avons interrogés sur la lutte contre le grand banditisme. Certaines d’entre-deux ont laissé entendre des initiatives allant dans ce sens n’ont pas été faites. D’autres disent le contraire et souhaiteraient voir les choses s’améliorer. De quoi est- il question exactement ?

Merci beaucoup. Vous voyez, s’ils vous ont donné leur vision, nous estimons que c’est une  grande vision, j’espère que l’autorité va travailler. Mais pour l’instant, la voirie Urbaine d’Abong-Mbang est en pleine métamorphose… et puis la situation n’est pas juive, si l’autorité se met encore à pourchasser les motos taxis, ça risque encore de préciser davantage cette situation. Donc qu’ils prennent leur mal en patience. Nous y reviendrons malgré qu’ils vous disent qu’on ne l’a jamais fait.

Le Haut-Nyong se porte bien dans le calme et dans la paix sous toute l’étendue de son territoire, dans tous les 14 arrondissements.

On l’a fait dans le passé ; nous avons fait de l’assainissement pour qu’ils portent les badges.  Mais le pourcentage de ceux qui nous ont suivi cette démarche  n’a pas atteint 50%. Si on reprend, notre souhait est que ceux-là qui vous ont parlé soient avec nous dans ce combat pour que ce nombre soit grandissant. Vous savez ce qui se passe quand une autorité veut mettre de l’ordre dans leur sous-secteur(…) Le moment venu, nous allons faire le maximum de travail pour assainir le secteur de motos taxi dans la ville d’Abong-Mbang.

 

Monsieur le Préfet, la Commune  apporte-elle un changement réel dans la ville d’Abong-Mbang?

Oui ! Actuellement, le Maire de la Commune d’Abong-Mbang a ouvert les rues partout. Donc, on peut tourner d’un quartier sans passer par les axes principaux. Cela n’était pas une chose possible il y a de cela un ou deux ans. En plus, vous savez que l’Etat a un projet de bitumage de 5 Km de la voirie d’Abong-Mbang avec le bitumage de la route Mbama et Sanmena ; donc la société stratégique qui est actuellement en ville entrain de creuser les différents axes. Je ne sais pas à quel moment vous étiez ici donc si vous revenez, vous allez trouver les travaux publics pleins dans le centre-ville. Actuellement, ils sont même au niveau de la place des fêtes et ils m’ont rassuré que d’ici quelque jours, cette place de la tribune sera complètement relookée. Donc, la métamorphose de la ville d’Abong-Mbang va sûrement et bien.

Vous avez certainement un message particulier à adresser soit aux populations du Haut-Nyong en particulier ?

A la population du Haut-Nyong,  je dis qu’on reste réellement focalisé sur le travail d’amélioration des conditions de vie et que nous restons donc dans cette vision d’accompagner les autorités administratives et forces de l’ordre dans  une vigilance accrue contre toute action qui menacerait la paix et qui ira ébranler cette paix au niveau individuel ou  au niveau collectif. C’est la période des pluies, de travailler au champ, de faire des grandes plantations, des activités  créatrices de revenues, de tenir même des projets qui pourront être soumis au gouvernement pour que nos propres capacités puissent nous permettre de nous prendre en charge économiquement. Et je dis toujours à mes populations que notre richesse est la terre. Le Haut-Nyong est l’un des départements les plus vastes en terres du Cameroun, donc elles doivent mettre en valeur leur terre, et nous serons parmi les premiers au Cameroun.

 

© Réalisé par Marcien Essimi  l  La Voix Des Décideursǀ redaction@lavoixdesdecideurs.biz

 

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