Cameroun :  L’Institut Supérieur des professions de Santé déconseillé

La controverse suscitée par le Ministre de l’Enseignement Supérieur au sujet des ordinateurs mitigés est encore loin de son épilogue, que s’observent de persistants grincements de dents à l’Institut Supérieur des Professions de Santé à Yaoundé. Entre formation aux rabais et déshérence des étudiants étrangers, l’ISPS transféré au quartier Ahala croulerait sous le poids d’une calamiteuse gestion de son fondateur, sieur Otélé Mbede Jean.

 

 

L’Institut Supérieur des professions de Santé (ISPS) transféré du quartier Nkolndongo à Ahala croulerait sous le poids d’une calamiteuse gestion de son fondateur. C’est pour le moins le constat qui découle des multiples critiques exprimées par ensemble son personnel administratif, ses enseignants et étudiants.

Placé sous la double tutelle des Ministères de l’Enseignement Supérieur et de la Santé publique, il a pour vocation apparemment dévoyée, de produire le personnel médical dont la carence contribue dans une importante proportion, à l’augmentation du taux de mortalité au Cameroun. Les causes de son déficit d’efficience sont malheureusement nombreuses et tournent invariablement autour d’une gestion soumise au travers sus-évoqué.

La calamiteuse gestion familiale
Il est particulièrement reproché entre autres à Mr Otélé Mbede Jean, nutritionniste de formation et fondateur de l’ISPS, la navigation à vue dans la gestion familiale de son institution – Son épouse y tiendrait le rôle de directrice des Affaires Administratives et Financières – DAF d’une part, ensuite le payement à minima des salaires aux enseignants qui en serait la conséquence immédiate. Ces salaires drastiquement réduits à leur portion des plus congrues selon ses proches, constituent un facteur permanent de démotivation propice à l’instauration d’une formation au rabais.

 

 

Outre cette modicité, lesdits salaires sont frappés d’injustifiables retards de payement, lesquels s’étalent sur plusieurs mois voire années d’arriérés. Le personnel qui s’est ainsi rendu en congés de fin du premier trimestre de l’année académique en cours sans salaire affichait la mine patibulaire des bêtes en route pour l’abattoir. L’ISPS se voit pourtant constamment adoubé par les Ministres de l’Enseignement supérieur Jacques Fame Ndongo et de la Santé Publique, André Mama Fouda. Complicité politique ou conséquence des accointances mafieuses ?

La déshérence des étudiants étrangers
Le comble survient lorsque les étudiants font directement les frais de ce management d’épicerie. Doublement soutenu par les Universités d’Etat de Ngaoundéré et de Douala, l’ISPS fait établir les parchemins de ses étudiants en fin de formation dans ces institutions, moyennant des charges financières que le ménage managérial Otélé et épouse ne satisfait plus. Et comme il faut bien s’y attendre en pareil cas, des étudiants étrangers continuent à errer au Cameroun longtemps après leur formation, incapables d’aller faire valoir leurs compétences dans leurs pays respectifs.

Cap vers les universités étrangères pour sa progéniture
Les frustrations s’accentuent d’autant plus que d’après des sources internes, le fondateur financerait des formations similaires au profit de ses enfants dans des universités occidentales, aux coûts particulièrement élevés. Il se range ainsi dans la short-list de ces incompétents qui fuient leurs propres institutions dont ils connaissent parfaitement l’inefficacité. Lorsque s’y ajoute la construction de plusieurs villas en ville ainsi que dans son village, la carence financière à l’origine d’un mot d’ordre de grève récemment en programmation s’explique.

L’allergie à la presse
Enfin et c’est le pire, dame Otélé s’imposerait par une agressivité étrange envers les étudiants et enseignants à un niveau tel qu’elle en arrive à terroriser tous les employés dans cet univers aux apparences de pandémonium. L’allergie unanimement affichée, du secrétariat aux étudiants apeurés et inaptes à affronter le courroux du couple dirigeant, illustre l’aspect délétère d’une atmosphère où règne un chantage abject pratiqué par les dirigeants.

Toutes nos tentatives d’atteindre le fondateur de l’ISPS pour un simple recoupement d’informations sont demeurées infructueuses. Il plane ainsi une sorte d’omerta imposée à tous, tout contrevenant s’exposant à de sévères représailles dans cet institut qui jouit curieusement de la confiance de ses tutelles ministérielles, en dépit de sa dégénérescence.

 

© Gabriel Noah pour Global Investigations/ La Voix Des Décideurs

 

 

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