Kabila candidat à sa propre succession : tous ses dauphins potentiels renvoyés à la députation nationale

On croyait que son adresse à la Nation le jeudi 19 juillet 2018 devant les deux chambres du Parlement,  aurait mettre fin aux spéculations sur son avenir politique, certes aucune voile n’a été mise dehors. Car, le parti politique dont le chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila, est fondateur et autorité morale, le PPRD,  maintient ses comportements qui démontrent noir sur blanc qu’il reste leur autorité morale.

 

 

© Pythagore Lumumba l La Voix Des Décideurs  –  Le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie, comme tout autre parti politique cherchant à se normaliser avec l’horaire électoral, a bel et bien clôturée les listes de ses candidats aux élections législatives. Cette opération s’est faite dans la nuit du mardi 24 juillet au mercredi 25 juillet. Ces listes seront déposées  jusqu’au vendredi 27 juillet aux Bureaux de Réception et Traitement des Candidatures (BRTC) qui selon le calendrier électoral s’ouvre ses ports ce mercredi 25 juillet 2018. L’élément qui s’avère paraitre étrange dans ces listes, c’est la présence remarquable de pressentis dauphins de Kabila. Ce qui laisse croire que l’option de la nouvelle représentativité de l’actuelle chef de l’Etat congolais à la prochaine course présidentielle prévue le 23 décembre n’est plus un secret de polichinelle.

 

 

Si le Mouvement pour la Libération du Congo (MLC) tout comme l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, UDPS en sigle, ont présenté publiquement leurs candidats pour l’élection présidentielle, il est fort probable que le PPRD renouvelle sa confiance en la personne de Joseph Kabila. Il est dorénavant clair et judicieux que le PPRD, soutienne tout comme en 2006 et 2011 le chef de l’état à la prochaine course présidentielle pour épuiser son dernier et second mandant, telle que la thèse de Jean Cyrus Mirindi démontre ainsi. Car, selon ce juriste, Joseph Kabila n’accompli que jusque-là qu’un seul mandat sous différents modes de comptage juridique du nombre des mandats présidentiels, à l’instar de Wade au Sénégal en 2012. Raison pour laquelle, Kabila est éligible de se représenter à nouveau comme candidat pour un dernier mandat sous l’actuel régime juridique du nombre de comptage des mandats d’un seul tour débuté en 2011.

 

En effet, les signes et indications qui ne trompent pas que la guerre des dauphins est passée aux oubliettes. A titre indicatif, deux noms qui circulaient dans des réseaux sociaux, comme les deux candidats potentiels de ce parti politique. Il s’agit de Aubin Minaku, l’actuel président de l’Assemblée nationale et celui de l’ancien Premier Ministre Augustin Matata Ponyo, deux têtes pour lesquelles, de nombreux internautes plébiscitaient pour challengers incontestables du PPRD. Fort malheureusement leurs noms ont été retenus sur les listes des candidats députés nationaux dont le premier pour la circonscription d’Idiofa dans la province de Kwilu. Et le second pour la circonscription de Kindu, chef-lieu de la province du Maniema.

Néhémie Mwilanya, Directeur de cabinet de Joseph Kabila, l’une des figures emblématiques, est candidat député national pour son terroir qui est Fizi. Cela en est de même pour le Vice-Premier Ministre en charge de l’intérieur et la sécurité, Henri Mova dont sa candidature est à Kinshasa, plus précisément à Lukunga.

 

 

Il est à signaler que l’absence de consensus au sein de la majorité présidentielle voire même au sein du Front Commun pour le Congo (FCC) de ces prétendants, ne doit plus exister. Il est fort probable que d’autres leaders de cette formation politique puissent emboîter le pas et faire la même chose que le PPRD pour laisser le champ libre au meilleur d’entre eux à savoir, leur autorité morale à faire gagner son camp et à conserver démocratiquement le pouvoir le plus longtemps que possible avec ou sans machine à voter.

Lui-même n’aurait-il pas dit d’avoir encore la passion pour le Congo ? Car, en dehors de Kabila aucune personne ne serait en mesure de faire face à Jean Pierre Bemba candidat du MLC ou encore devant le cardinal Laurent Monsengwo, si ce dernier prenait en compte la pétition d’une frange de la société civile qui réclame sa candidature à la présidentielle.

 

 

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