Littérature : Pulchérie Feupo, la Camerounaise qui questionne les identités du monde

Dans son livre intitulé : « L’Âme meurtrie d’Anouck : Nos identités tronquées », cette auteure vient de commettre chez Edilivre un donner-à-penser sur les identités dans un monde multiculturel…

 

 

© Daniel Ebogo, La Voix Des Décideurs –  De son véritable nom, Henritte Pulchérie Feupo Mefenza, l’auteure qui vit en Suisse, est née à l’Est du Cameroun précisément à Bertoua avant d’aller à Dschang décrocher une Licence en sociologie et communication à l’université de Dschang au Cameroun.

A elle toute seule, la vie de l’auteur donne à comprendre qu’elle s’est frottée à plus d’une culture, plus d’une identité. Son livre sorti en juillet 2018 est présenté par elle-même comme « un récit sur un ensemble de perceptions et de vécus, dans le tourbillon de la vie d’Anouck.», une « invite à un trépidant voyage vers les contours d’une acculturation parfois choisie, mais bien souvent imposée… ».

Anouck est le personnage principal de son livre, un personnage que l’auteur insuffle pour dépeindre les tourments d’une famille qui a connu plus d’une tribulation analysée sous le prisme des appartenances familiales, spirituelles, et sociales. « L’Âme meurtrie d’Anouck : nos identités tronquées » est un livre qui entend réinventer les identités humaines en prospectant les différentes façons d’apprécier les dimensions multiples que possède l’Homme d’aujourd’hui.

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 Parcours

En éducatrice sociale qu’elle est pour avoir été formée à la haute école d’étude sociale et pédagogique de Lausanne en Suisse, l’auteure a voulu l’histoire d’Anouck comme un enseignement dédié à la compréhension de l’humain, « une ode à ces identités qui se confrontent quotidiennement, et de manière plus intense, depuis l’ouverture sur le monde, des sociétés actuelles…une mise en lumière des « tiraillements » entre différentes appartenances à l’intérieur de notre héroïne ; une mise en lumière dans laquelle, on en arrive à constater le caractère finalement universel de « ses identités » écrit-elle.

« Soyez conscient de qui vous êtes globalement, et vous n’aurez jamais peur de l’autre, ou de devenir l’autre culturellement, socialement, et idéologiquement. »

Henriette Pulchérie Feupo Mefenza qui est membre du groupe diaspora et développement, à la fédération vaudoise de coopération (FEDEVACO), à Lausanne (Suisse) regarde la question identitaire du haut d’une quinzaine d’année de vie en Europe.

« Ma passion pour l’écriture date de mon adolescence. Je me suis finalement lancée, après des encouragements de mon entourage, ainsi que ceux des personnes qui me lisent quotidiennement sur les réseaux sociaux. J’ai tenté l’aventure, et depuis, j’en suis complètement exaltée… », raconte l’enfant du pays. Elle aime expliquer que sa passion pour les lettres s’est affirmée après son Baccalauréat scientifique qui la destinait pourtant aux études de médecine.

Curieusement, elle va se retrouver par un revirement de 90°, en faculté de sociologie. Une formule résume bien sa littérature, elle veut écrire à cheval entre valeurs africaines et occidentales en opposant les mots, en les plaçant en conflits, en confusions.

Cette Camerounaise se revendique d’écrire sur des expériences de vie, des fléaux engendrés par une certaine forme de modernisme, sur la confusion culturelle que cela génère, et les nouvelles valeurs qui en découlent. Rappelons que Pulchérie compte au moins trois manuscrits à son actif. Avec L’âme meurtrie d’Anouck, elle a aussi écrit « Manon ou l’envers du décor » et « Je l’écoutais se raconter et j’habitais son univers ».

 

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