Cameroun: Le Pr Jean Claude Shanda Tonme présente une nouvelle offre politique

Après l’obtention du récépissé de création de son parti politique le MPDR le 27 mai dernier et pour clarifier sur le bien-fondé de son acte, Jean Claude Shanda Tonme a tenu un point de presse avec les hommes des médias jeudi 28 mai 2020 à Yaoundé capitale politique du Cameroun.

Le paysage politique camerounais s’enrichis d’un nouveau parti politique le Mouvement Populaire pour le Dialogue et la Réconciliation (MPDR) en Anglais PMDR (Popular Movement for Reconciliation and Dialogue) créé par Jean Claude Shanda Tonme qui occupe le poste de président. Créé par la signature d’une décision du ministre de l’Administration Territoriale, Paul Atanga Nji portant autorisation de fonctionnement ce parti vient compléter un tableau constitué de de plus de 300 partis politiques. Jean Claude Shanda Tonme est un Camerounais, enseignant d’université spécialiste des relations internationales et de science politique. Diplomate de carrière et auteur de nombreux ouvrages il est par ailleurs conseiller de plusieurs organisations internationales, ainsi que de sociétés industrielles et commerciale.

Genèse du MPDR

Leader d’opinion et acteur de la société civile de première heure, « l’idée de la création d’un parti existe depuis plusieurs décennies. Mais approché par le miens après les élections de 1992, elle avait une tendance ethnique. Pour des raisons de pragmatisme et dans le cadre d’une nation ce postulat n’était pas porteur d’espoir. Ainsi, après analyse j’ai créé une association la Commission Indépendante contre la Corruption et la Discrimination (COMICODI) ». Après de longues années d’expérience, le militantisme social et humaniste ne suffisait plus. Il était temps d’agir comme quelqu’un qui veut participer et influencer le destin du pays avec un nouveau statut celui d’acteur politique. Car, la frontière entre la société civile et le politique est minime, j’ai décidé d’être plus présent comme acteur pouvant influencer dans les instances de décision ».

À la suite d’intenses consultations, échanges, concertations, sollicitations d’avis divers auprès d’experts, de patriarches, d’autorités traditionnelles, de citoyennes et de citoyens de toutes les conditions, de tous les horizons et des quatre coins du pays et même des familles de notre diaspora, il a été décidé de constituer un Comité technique de faisabilité, d’opportunité et de viabilité d’un parti politique.

Le 20 mai 2019, après une assemblée générale formelle, une demande d’autorisation de création de parti avait été déposée dans les services du Gouverneur de la Région du Centre à Yaoundé. Le 27 Mai 2020, une décision du MINAT autorisant le fonctionnement du parti.

Le MPDR : un parti de dialogue et de réconciliation qui dit non à la violence

Le Front Républicain pour la Réparation et la Relance en raison est le premier nom donné à ce parti. Après réflexion, les responsables du parti trouvé cela tendancieux, pédant et provocateur et au regard de l’expérience et du vécu des partis ayant presque une nomenclature similaire et l’image qu’ils reflètent en occurrence en RCA, prônant ainsi le dialogue, la réconciliation et la non-violence nous avons plutôt opté pour un front populaire pour la réconciliation. Le MPDR s’inscrit dans la logique de cette déclaration du Chef de l’Etat : « Le Cameroun est à construire et non à détruire ». Pour son président, le MPDR n’est pas un parti d’anarchistes et s’engage ainsi à respecter les lois et règlementation et institutions de la république. Car dit-il : « nous avons tous intérêt à protéger le Cameroun et promouvoir ses institutions ».

Une nouvelle manière de faire la politique

Comme objectif, le parti se situe absolument, dans le prolongement d’un travail social et humanitaire qui a toujours été la principale source d’occupation, d’inspiration de son président. À la différence des autres partis, le MPDR compte exploiter les potentialités existantes. Le parti compte se mouvoir à la base “nous allons constituer les comités populaires de médiation dans les quartiers et villages pour la résolution des problèmes à la base. Ces comités seront constitués autour des chefs de quartier et village” déclare le Jean Claude Shanda Tonme. Le MPDR a pour objectif de « reconcilier les gens partout où la haine, la mésentente, les querelles, les malices, les ruses et les égoïsmes ont généré des fractures, brisés les liens et compromis la coexistence pacifique ; amener les citoyennes et citoyens partout où ils vivent et tourner le dos aux confrontations, aux haines ruineuses, au tribalisme et aux défaillances comportementaux vexatoires ».

Favorable à l’idée de fédéralisme, le parti promeut à l’échelle nationale un processus dans le strict respect des préalables en vue de parvenir à un fédéralisme à plusieurs Etats dans l’optique de libérer l’administration centrale des responsabilités et de la pression qui pèse sur elle. D’après Jean Claude Shanda Tonme : « le fédéralisme est un processus, nous y avons été, nous pouvons y revenir ».

                       

Eric Ngono

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