Scandale: Ethiopian Airlines citée dans une affaire de traite et trafic des êtres humains

► Traite et trafic des personnes de l’Afrique vers l’Asie serait la face cachée de l’iceberg au sein de cette compagnie aérienne éthiopienne, Ethiopian Airlines .

 

 

L’essor de la mondialisation a favorisé l’émergence de grands réseaux de trafic d’humains et d’esclavage sur internet et dans certains réseaux sociaux, d’Afrique noire vers les pays du Golfe. Le Koweït est l’un des grands marchés de consommation du butin de cet esclavage moderne. Le trafic des êtres humains prospère autour d’un système bien ficelé intégrant et exploitant des entreprises légitimes de renommée internationale pour mener à bien les funestes activités.

 

Ethiopian Airlines, facilitateur  des trafiquants
Selon une source bien introduite, le transport serait juste un prétexte qui voile les gros scandales qui se vivent au sein de cette compagnie aérienne. Depuis des lustres, des voix tremblantes des victimes ont essayé en vain de dénoncer la complicité de cette société de transport aérien avec les facilitateurs de ces pratiques tapis dans les pays d’Asie.

Ethiopian Airlines est adepte des pratiques de contrebande et du trafic des êtres humains en Afrique. D’après les informations parvenues à notre rédaction, Ethiopian Airlines aiderait les trafiquants à regrouper leurs victimes à Addis-Abeba, venant de plusieurs pays du continent.

 

 

 

Plusieurs victimes évoquent la complicité d’Ethiopian Airlines et témoignent que certains vols de la compagnie ont près de 90% de femme jeunes pour la plupart comme passagers, sans le dénoncer aux autorités éthiopiennes ni à celles des pays de destination.

A l’occasion d’un atelier de capacitation des journalistes et opérateurs des radios communautaires ayant pour thème : « L’arsenal juridique en matière de lutte contre la traite et le trafic des personnes », l’une des survivantes affirme avoir été transportée du Cameroun pour le Koweït avec pour escale Addis-Abeba où elle s’est retrouvée avec plus de 100 passagers constitués de plus de 80% de femme en 2015.

Rappelons qu’en octobre 2018, le gouvernement camerounais avait procédé au rapatriement de huit jeunes Camerounaises en situation de détresse au Koweït. Depuis lors, le gouvernement travaille en collaboration avec le gouvernement koweïti et de l’Organisation internationale pour les migrants (OIM) en vue du rapatriement volontaire de ces compatriotes du Koweït.

 

 

Dans l’optique de donner à nos lecteurs une information crédible, nous nous sommes rapprochés des responsables d’Ethiopian Airlines Cameroun pour recoupement et confrontation d’information, un responsable à l’agence de Yaoundé a manifesté son refus de décharger le courrier adressé à la Direction Générale du Bureau Cameroun d’Ethiopian Airlines.

A côté de ce refus, des menaces des poursuites judiciaires à peine voilées sont proférées prétextant le désagrément causé par les dénonciations d’une victime relayées par les média, qui ont valu à la compagnie de devoir rapatrier à ses frais, les victimes de ce trafic destinées pour le Koweït vers leurs pays d’origine, sur injonction des autorités informées de la situation.

Traite des êtres humains et de l’esclavage moderne : mode opératoire et conséquences
En tant qu’entreprise criminelle, les trafiquants ont développé des ruses pour recruter leurs victimes. Ils mènent leur action par le biais d’un contact de bas niveau par le biais d’un réseau international très organisé. Organisés en différents groupes criminels hiérarchisés ils opèrent dans des structures différentes en corrélation avec les autorités véreuses des théâtres d’opération. Pour ce faire, ils contribuent à la propension de la corruption et aux activités transfrontalières illicites.

 

 

Quelle que soit la structure dans laquelle ils opèrent, le profit est l’objectif premier des trafiquants dans le recrutement des victimes. La plupart d’entre eux sont toujours proches des amis ou des parents de leurs victimes. Ils recrutent en déplaçant un grand nombre de personnes. Ils utilisent généralement la force sur leur victime qui est généralement vulnérable. Pour exemple, ils dupent et forcent les jeunes filles à entrer dans des maisons closes. Leur mode de transport fait généralement intervenir les agents locaux des frontières. Parfois, ils contrôlent leurs victimes, du recrutement à l’exploitation.

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Les trafiquants utilisent de nombreuses méthodes pour attirer leurs victimes allant de la coercition psychologique à la force physique. Des publicités persuasives, pour s’en rendre compte, pullulent via des réseaux sociaux. Ils opèrent aussi par l’entremise des relations romantiques, des annonces en ligne. Et les victimes sont ainsi piégées par l’attrait de la richesse qu’offre cet eldorado trompeur, aux multiples facettes que sont les faux recrutements pour le mariage, le travail, la culture, le sport etc.qui s’opèrent souvent via le chat vidéo.

 

 

Un nombre considérable d’acteurs sont mis à contribution, dans divers secteurs d’activité et des filières qui dépendent de ces secteurs, pour favoriser l’essor de cet esclavage moderne des êtres humains de race noire. L’on dénombre pèle-mêle les agences de voyage telles que les compagnies aériennes, les bus, les compagnies de chemin de fer, de taxi ; les institutions financières de transfert d’argent et les services informels de transfert d’argent entre autres.

De même, le secteur hôtelier n’est pas en reste. Auberges, motels et hôtels, au travers desquels sont engagés des courtiers en main-d’œuvre, agences de recrutement ou des recruteurs indépendants et les services de voyage et de visa/passeport constituent divers terrains de chasse qu’il convient de scruter plus que par le passé.

 

© Ahmed Boukar et E.N. ►
La Voix Des Décideurs

 

Source : deplacementspros.com

 

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