Cameroun, Terre des African Open de Judo : Entretien avec Maître Alain Christian Kingué, président de la Fecajudo

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Cameroun, Terre des African Open de Judo : Entretien avec Maître Alain Christian Kingué, président de la Fecajudo

 

Le pays  a accueilli au palais Polyvalent des sports de Yaoundé, du 7 au 8 novembre 2021, de nombreuses délégations de judokas venus pour la plupart d’Afrique en vue de remporter un nombre important de points pour les Jeux Olympiques de Tokyo 2020.  En marge de cette compétition, le président de la fédération camerounaise de judo, Maître Alain Christian Kingué s’est entretenu avec nous afin de nous donner le pool de cette compétition qui se tient dans un contexte marqué par le Corona virus. Et dans une interview exclusive, maître Alain Christian Kingué revient sur l’état de santé de cette fédération au moment où des dirigeants de la fédération du karaté font l’objet de sanctions suprême.

Maître Alain Christian Kingué, vous êtes président de la Fecajudo, autrefois judoka et ensuite entraineur, n’y a-t-il pas une sorte de nostalgie quand vous regardez vos poulains aujourd’hui ?

Vous avez raison je suis aujourd’hui président de la Fecajudo autrefois entraîneur et compétiteur  aussi, donc il y’a beaucoup de nostalgie, c’est pourquoi on reste dans le judo parce qu’on veut toujours apporter de notre expertise dans le fonctionnement de la discipline et je crois que c’est quelque chose de bien,  mais je crois qu’on a aussi de l’expérience à revendre, pour transmettre ce qu’on a appris aux jeunes, et on apprend tous les jours parce qu’il y’a des nouveaux qui arrivent tous les jours, puisque ceux qui viennent ont quelque chose d’original en eux  qu’ils apportent. Avec tout ça on concocte quelque chose de meilleure  pour que notre judo soit de plus en plus performant.

 

 

Pensez-vous que vos équipes sont suffisamment outillées pour remporter ces African open 2020?

Quand on vient à une compétition c’est pour gagner, donc on est suffisamment outillé mais ceux qui viennent en face ne sont pas des enfants de cœur. À ce propos on est venu pour batailler et nous devons donner le meilleur de nous-même, et nous mettons plus de moyens afin d’atteindre la perfection et  les cimes étant donné que notre objectif, c’est de faire du 100%,  c’est vrai qu’aucune œuvre humaine n’est parfaite, mais nous sommes préparés à cette éventualité de faire du 100%.

 

 Etant à la tête de cette fédération, il y va de soi que vous faites face à pas mal de difficultés. Où en êtes- vous avec ce projet  de construction de centre d’entraînement de votre fédération ?

Le projet est en bonne voie, nous avons reçu pas plus tard que la semaine dernière, une note du gouvernement demandant de faire diligence pour nous trouver un site pouvant abriter le siège de la fédération, donc les semaines ou les jours qui suivent nous allons approfondir le dossier et nous avons rendez-vous avec la DAG du Ministère des sports et l’éducation physique afin de nous présenter un site d’un hectare du côté de Nkolbisson , pour pouvoir mettre en œuvre ce fameux projet.

 

 

 

 

On le sait depuis mars dernier, la majorité des compétitions sportives sont soit annulées soit reportées à votre niveau. Votre calendrier n’a-t-il pas subit de modifications?

Notre calendrier a subi beaucoup de modifications, déjà on a dû s’adapter à la nouvelle donne de la Covid-19, et nous devons réadapter notre entraînement en fonction de la réalité de la Covid-19 et des protocoles sanitaires édictés pour pouvoir faire des activités physiques et sportives.

Nous avons fait un calendrier  pour le dernier trimestre en fonction de la  lettre circulaire du Ministre, datée du 1er octobre dernier, qui relançait sur toute l’étendue du territoire les activités physiques et sportives, donc je puis vous rassurer que nous allons faire le maximum pour garder l’essentiel.

 

 

 

 Et si nous revenons sur ce problème de bourses proposés par le comité national olympique et sportif du Cameroun à Hélène Wezeu, a-t-il été résolu?

Il n’y a jamais eu les problèmes de bourses et nous ne gérons pas les faits divers. C’est une athlète qui s’est prise la tête, il y’a un processus administratif qu’il faut suivre et elle n’a pas compris çà.

Le processus est le suivant : les dossiers sont déposés au niveau du CIO et c’est lui qui diligente ces dossiers, donc il faut attendre, les dossiers sont en stand-by vous savez nous sommes en année exceptionnelle, et parfois  les protocoles ne sont pas souvent respectés dans les bureaux, le travail est fait à distance et le dernier retour qu’on a eu de la solidarité olympique de Lausanne en Suisse, il est question d’abord de valider le dossier de la Bourse avant que les payements soient faits.

 

Nous sommes pratiquement à la fin   de notre entretien. Un mot sur le bilan  global de cette année monsieur le  président.

Pour le bilan global tout le monde sait qu’il y’a eu l’arrêt avec la pandémie de la Covid-19, mais au niveau de la fédération camerounaise de judo on a quand même fait un certain nombre d’activités entre janvier et février, nous sommes allés à Duschserdorlf, pour le grand centre de Duschserdorlf où nous avons eu une médaille de bronze, et c’était la toute première médaille obtenue à ce niveau par un pays de l’Afrique au Sud du Sahara, nous étions au grand centre de Paris entre le 10 et le 11 février, nous avons 2 compétitions nationales.  En dehors de deux  saisons d’Edéa et de Kribi, nous avons ouvert d’autres saisons en tout début du mois de février avec les minimes où nous avons enregistré près de 500 minimes.

 

►Interview réalisée par  Agrippine Fegue

La Voix Des Décideurs

 

 

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