Quelques minutes après l’annonce de l’émission « Le Débat Africain » du 19 février 2017 animée par Alain Foka sur RFI ,  qui a eu sur son plateau  Paul Ghogomu Mingo, ministre directeur de cabinet du Premier ministre; Simon Munzu, avocat, ancien sous-secrétaire aux Nations Unies, acteur de la société civile;  Maître Akere Muna, avocat, président de la Conférence Internationale anti-corruption et Commissaire aux sanctions de la BAD ; Protais Ayangma Amang, président du mouvement patronal Entreprises du Cameroun (ECAM) ; et Joshua Osih, député et vice-président du Social Democratic Front (SDF).

Des réactions  ont envahi   Facebook notamment à la suite de la sortie Jean-Claude Tchassé qui s’est interrogé sur la possibilité d’une analyse équilibrée de cette crise camero-camerounaise.

Dès l’entame de l’émission, c’est le Pr. Mathias Eric Owona Nguini qui donnera, entre autres, son avis sur la qualité des intervenants : « C’est un Plateau Déséquilibré ». Son point de vue sera donc suivi par une  avalanche de commentaires chocs.

  • Alex Siewe: « J’ai écouté le débat Prof Mathias Eric Owona Nguini ! Avec des formats de 20mn…je me demande si on pouvait avoir plus d’invités. Sauf à dire que Simon Munzu…Akere Muna Protais Ayangma et Oshi sont du même bord…cela m’a semblé des angles de vue différents…Peut-être manquait il un analyste moins entrepreneur politique ? »

 

 

  • Jean-Marc Soboth Mathias Eric Owona Nguini: « Il vaut mieux un plateau de gens qui parlent du problème et l’expliquent. Pas besoin de gens qui évitent le problème pour n’évoquer que les moyens pour le pouvoir de le contourner ou de réprimer les revendications… »

 

  • Jean-Claude Tchassé : « Ceux qui ne partagent pas l’approche de Munzu, Oshi, Ayangma, et Muna sont-ils nécessairement des supporters du régime ? »

 

  • Jean-Marc Soboth à Jean-Claude Tchassé: « Tu n’as pas compris de quoi je parle Jean-Claude Tchassé. En tout cas, il y a Ayangma et Ghogomu pour équilibrer.  Je trouve ce plateau très intéressant. Ils vont parler du problème anglophone et non vanter la capacité de Paul Biya à rester au pouvoir. C’est de cela qu’il est question. »

 

  • Max Dominique Ayissi: « Encore que vous avez oublié de citer le présentateur lui-même … »
  • Fernant Nenkam: « Pas de commentaire pourrait imaginer un procès d’intention. Pourquoi devrait-on citer absolument le presentateur ? »

 

 

  • Patrick Philippe Rifoe: « Les positions de tous les invités sont connues. Munzu et Akere sont fédéralistes, fallait peut-être inviter Tapang ou Bareta qui sont sécessionnistes pour que tous les angles soient présents. »

 

  • Zach Slone répondant à Patrick Philippe Rifoe: « Pourtant jusqu’à présent, certains illuminés continuent à dire que Tapang et Bareta sont fédéralistes…. »

 

  • Fernant Nenkam répondant à Patrick Philippe Rifoe: «  Rifoe en profite pour éveiller les consciences sur les vocables interdits. Je penche pour la décentralisation effective. »

 

  • Rodet Eyamo Mvelle: « En mal de l’anonymat, beaucoup de la société civile stérile nous reviennent là. »

 

 

  • Zach Slone à Jean-Claude Tchassé : « C’est un plateau sélectionné dans l’idée de mettre à l’avant les erreurs du gouvernement. Mais cela est totalement déséquilibré, Akere Muna est certes fédéraliste, moi je reste curieux sur les idées du fédéralisme qu’on veut sans expliquer ou schématiser sa forme, les réponses sont toujours pour la plus part vides… »

 

  • Jean Baptiste Binyam Bakeck: « Des plateaux plus déséquilibrés sont souvent organisés sur la question, sans aucun Anglo ou pro Anglo. »

 

  • Fernant Nenkam: « Mon cher Jean Baptiste Binyam Bakeck, que signifie ces mots qui portent les germes de la division. Au cours d’un court séjour de deux semaines au Canada, je n’ai pas entendu dans la rue ou écouté dans les medias les mots anglophone et francophone pourtant un pays bilingue comme le nôtre.
    En marge, que pensons-nous du tribalisme ambiant, un gros frein au vivre-ensemble que le Président demande de tous ses vœux. En ce qui me concerne, je n’ai pas choisi ma famille biologique, encore moins ma région. L’homme tout court est au centre de mes intérêts.
    Et la corruption… ?
    Notre société est malade. Nous devons faire une introspection pour une prise de conscience individuelle afin de nous contaminer mutuellement. Sinon, demain.

 

  • Jean Baptiste Binyam Bakeck: «  Selon vous, je serais donc tribaliste pour avoir parlé d’Anglophones et implicitement de Francophones ? Eh bien, cher frère, vous êtes libre d’y voir une insulte, mais en ce qui me concerne il s’agit de deux Communautés réelles que je n’ai pas créées, d’une particularité africaine à vanter. L’ennui, c’est que ni la démagogie populiste, ni l’intellectualisme ne peuvent effacer ce FAIT sociétal camerounais.
    S.: Nous ne sommes pas obligés d’importer le référentiel canadien à la manière d’un prêt-à-porter. »

 

  • Fernant Nenkam: « On pourrait s’inspirer du modèle canadien sans en faire un copier-coller pour des raisons évidentes. »

 

  • Jean Baptiste Binyam Bakeck: « Ça ne me gène pas qu’on m’appelle Francophone bien que ma formation postsecondaire soit essentiellement en anglais -sauf une petite parenthèse à Yaoundé. Oui, je rédige autant voire mieux en anglais, mais chez nous au Cameroun, je reste FRANCOPHONE!!! Et ça ne m’ennuie pas du tout! »

 

  • Jean-Claude Tchassé: « Le terme francophone devient peu à peu péjoratif. En tout cas pour les activistes anglophones, il l’est. Moi, je récuse cette appellation, en tant que terme symétrique de l’anglophone qui s’identifie et qui se définit d’abord comme tel et qui proclame son attachement à la culture anglo-saxonne qu’il chérit et s’il défend. Il déclare «je suis anglophone, donc tu es francophone». Cette approche contient des germes de division, et les responsables des problèmes pertinents soulevés sont ignorés au détriment du francophone ordinaire. »

 

  • Jean Baptiste Binyam Bakeck: « Pas du tout. Vous êtes né Francophone au Cameroun avant même d’avoir eu l’occasion d’apprendre le français. Vous auriez pu ne même pas pouvoir dire ”bonjour” que vous le seriez demeuré, du fait des origines de vos parents. L’Anglophonie et la Francophonie chez nous renvoient à deux situations géographiques, à deux héritages coloniaux, à deux types d’éducation, à deux  pratiques judiciaires, à deux types d’entendements et de comportements, etc… Vous avez beau débattre sur le devoir-être, malheureusement, ce qui EST va vous rattraper: on vous appellera toujours Francophone même si votre anglais fait baver Shakespeare de jalousie! Il est plus sage de le comprendre ainsi et se comporter en conséquence. C’est bien au-delà de la langue !!! »

 

  • Jean-Claude Tchassé: «  L’autre aspect du problème est le suivant : on fait comme si les deux systèmes ont pu cohabiter sans s’influencer mutuellement. Moi le Camerounais, j’ai subi des influences de l’autre système, je ne suis pas comme un ivoirien ou comme un sénégalais. Je crois que toi par exemple tu es un prototype du Camerounais idéal. Je dis que l’approche manichéenne exclut beaucoup de Camerounais. Il était question un temps de la 11è province pour les Camerounais de parents francophones et de culture anglophone comme mon ami Fotso Divine. »

 

  • Jean Baptiste Binyam Bakeck: « Tout à fait. L’influence est indéniable. Pour ce qui est du clivage, il a pris de l’épaisseur du fait d’une gouvernance inqualifiable. Si tout le monde trouvait son comporte des quatre coins du pays on n’en serait pas là! »

 

  • Jean-Claude Tchassé: « Voilà! Le problème principal est la mauvaise gouvernance, on semble l’oublier. Certains activistes ont déclaré qu’ils ne voulaient aider les francophones à faire tomber le régime, comme s’ils pouvaient être à l’aise dans une fédération dirigée par ce même régime. »

 

  • Jean-Claude Tchassé: Je ne me sens pas en mission pour défendre ou pour promouvoir la culture des Français. Et si leur éducation avait pour but de m’inculquer les valeurs négatives que dénoncent les activistes anglophones, alors, c’est raté. Ne serait-ce qu’en raison de l’influence des anglophones, je reste un homme assez équilibré. Et il est question pour nous de prendre du positif dans chaque culture. »

 

  • Max Dominique Ayissi: « Si je suis RFI et que je veux faire un truc sérieux, je n’invite ni politique ni activiste, mais des historiens, des politologues et des experts des questions sociales et communautaires … »

 

 

  • Max Dominique Ayissi: « Tu en oublies certainement qui sont hébétés par l’opposition, mais heureusement que l’on n’en trouve pas qu’ici pour parler du Cameroun. Quand RFI veut faire un travail sérieux, il sait où trouver la ressource … Mais là …  C’est ce qu’ils font généralement quand ils veulent réfléchir de façon sérieuse et utile sur une question … »

 

  • Patrick Philippe Rifoe: « Zach ceux qui sont illuminés vivent de révélations. Grand bien leur fasse dans les nuages.  Fernant Nenkam je pense que si le vocable est anathème au Cameroun, il ne l’est pas sur les plateaux de RFI .»

 

  • Fernant Nenkam: « Encore que l’initiative de Rfi, au-delà de l’éclairage de l’opinion n’est pas gratuite. Je peux me tromper. J’en sais quelque chose pour y avoir échange sur des sujets d’actualité sportive. »

 

  • Zach Slone: « A ceux qui emploient le terme ” pro anglo ” que veut dire ce terme ? Quel en est la substance ?…..nous observons une diaspora d’expression anglaise acquis au dogme sécessionniste qui vont d’ambassade en ambassade pour faire des requêtes sortant du cadre d’une identité camerounaise et d’un autre côté les Camerounais d’expression anglaise vivant au pays pris par le jeux de la diaspora….alors je demande et redemande que signifie être ” pro anglo ” ? »

 

 

  • Jean-Claude Tchassé: « J’ai l’impression que le vocable fédéralisme est un concept fourre-tout qui n’a pas le même contenu pour tous ceux qui l’invoquent. Sera-t-il la panacée avec le mode de gouvernance actuel? Une République fédérale avec un gouvernement fédéral corrompu, incompétent, avec des taux élevés de chômage. Serait-il considéré comme une réponse satisfaisante aux revendications actuelles, Jean-Marc Soboth? »

 

  • Jean-Claude Tchassé: « Le terme francophone devient peu à peu péjoratif. En tout cas pour les activistes anglophones, il l’est. Moi, je récuse cette appellation, en tant que terme symétrique de l’anglophone qui s’identifie et qui se définit d’abord comme tel et qui proclame son attachement à la culture anglo saxonne qu’il chérit et s’il défend. Il déclare «je suis anglophone, donc tu es francophone». Cette approche contient des germes de division, et les responsables des problèmes pertinents soulevés sont ignorés au détriment du francophone ordinaire. »

 

  • Florent Tchangop: «  Nous sommes Camerounais par le bon vouloir de nos colonisateurs. Certains du Northen Cameroon auraient voulu dire la même chose. Cette partie de l’histoire nous lie. »

 

  • Zach Slone à Jean-Claude Tchassé: «  Le fédéralisme actuellement la solution miracle choisie par tous, mérite une réflexion plus poussée car, mal planifié, il peut être un poids…Il faudrait savoir comment équilibrer les écarts de capacités et acquis économiques entre Etats….
    Est-ce que le Sud-ouest acceptera contribuer à l’aide de l’Etat de l’Extrême-nord qui ne bénéficie pas des mêmes atouts économiques car, on voit aujourd’hui que sous un fédéralisme de régions en Espagne, la Catalogne réclame la sécession, pesant a elle seule 25% du PIB espagnol elle refuse de porter la dette général de l’ensemble des régions espagnols….
    L’un des axes soulever des dits représentant anglophones a été les ressources économiques ce qui demande a ce poser la question une fois la modification de la forme ne vont-ils pas être les premiers à refuser l’intervention du pouvoir fédéral dans le partage afin d’équilibrer les Etats….??? »

 

  • Jean-Claude Tchassé: L’autre aspect du problème est le suivant, on fait comme si les deux systèmes ont pu cohabiter sans s’influencer mutuellement. Moi le camerounais j’ai subi des influences de l’autre système, je ne suis pas comme un ivoirien ou comme un sénégalais. Je dis que l’approche manichéenne exclut beaucoup de camerounais. Il était question un temps de la 11è province pour les camerounais de parents francophones et de culture anglophone comme mon ami Fotso Divine. (…) Voilà! Le problème principal est la mauvaise gouvernance, on semble l’oublier. Certains activistes ont déclaré qu’ils ne voulaient aider les francophones à faire tomber le régime, comme s’ils pouvaient être a l’aise dans une fédération dirigée par ce même régime(…) Je ne me sens pas en mission pour défendre ou pour promouvoir la culture des français. Et si leur éducation avait pour but de m’inculquer les valeurs négatives que dénoncent les activistes anglophones, alors, c’est raté. Ne serait-ce qu’en raison de l’influence des anglophones, je reste un homme assez équilibré. Et il est question pour nous de prendre du positif dans chaque culture.
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  • Thiéry Gervais Gango: « Incroyable ce pays. D’accord, la question de Jean-Claude Tchassé est fermée (orientée en ce qu’elle transpire sa réponse). Mais à défaut de répondre, parlons du débat que tous les intervenants ici ont suivi, j’espère. Si je suis d’avis avec Siewe que le format de l’émission et le trop grand nombre d’intervenants ont rendu difficile un débat de fond, reconnaissons qu’il y a eu de bonnes esquisses autant sur la crise elle-même que sur les propositions de résorbions du problème. Et Akere a bien indiqué qu’il serait pour une décentralisation affirmée si une loi dangereuse de 2004 n’était pas venue faire des gouverneurs ce que les délégués du gouvernement nommés sont pour les élus municipaux… »

 

  • Joseph Ze: « Si le débat avait sa raison d’être, les propos et la tenue des uns et des autres étaient convenus. A. Foka n’a rien fait afin que ses invités sortent de leur gong et se découvrent.

    Je suis reste sur ma faim s’agissant des faits constitutifs de la marginalisation anglophone. C’était de l’arithmétique, c’était le problème de langues…

    Le représentant du Premier Ministre a pratiquement bégayé…

    S’agissant des violences et de la répression, les réponses s’agissant de la partie qui a déclenché, de l’escalade, du net suspendu, de la persistance des villes mortes, du déficit du dialogue et de la négociation…les raisons données de part et d’autres ne sont pas convaincantes.

    Pourtant, il est devenu très important que les responsabilités des uns et des autres soient clairement dégagées et que les camerounais se fassent eux-mêmes une opinion objective et évitent d’être l’objet de manipulation, comme c’est actuellement le cas.

    Cette situation de blocage est de l’eau bénie pour les pécheurs en eaux troubles.

    S’agissant des propositions de solutions il y a convergence pour le fédéralisme, l’effectivité de la décentralisation, mais sous quels formes et contenus ??? En ce qui concerne les sécessionnistes, aucun élément de fond. Ils ont été minimisés dans le débat. Une erreur! C’est une nébuleuse qui devrait être déconstruite. Minorisée, elle semble pourtant plus active…les modérés prétendus “fédéralistes” (les limites entre leur fédéralisme et le sécessionnisme restant imprécises…), à mon avis, ne peuvent tenir aussi longtemps les villes-mortes.

Il y a bien des tireurs de ficelles dans l’ombre dans cette crise. Ils sont tapis des deux côtés. »

 

  • Patrick Philippe Rifoe: « Le problème avec la minoration des sécessionnistes c’est que ce sont eux qui tiennent le leadership de la contestation aujourd’hui. On a beaucoup ne pas épouser leurs vues, ils sont plus présents que les modérés.»

 

  • Zach Slone: « Exactement Patrick Philippe Rifoe comment en sont-ils arrivés a ce leadership des mentalités ?…..la contribution des déclarés ” francophone ” un cercle de pensant tel JMS Nganang,  Célestine Tchatchtuang etc. qui ont non seulement embrasser certaines de leur thèses ce qui a décupler leur emprises sur les consciences…
    Certains disant être prêts à avoir un visa Ambasonien sur leur passeport et d’autre affirmant l’Ambasonie est un concept réel… »

 

  • Jean-Claude Tchassé: « Les Seme Dzana nous apprennent que l’Ambazonie existe depuis le XIX eme siècle. que les francophones se sont laissés coloniser, et d’autres inepties du genre (…)  Tu vois les révisionnistes de ce genre sont tous aussi dangereux que ceux qu’ils ont choisi pour cible… »

 

  • Pascal Tabou Toche: « Alain Foka a annoncé un plateau de ce genre au Cameroun de si peu. préparons nous pour y assister surtout si l’état fébrile peut voir ça d’un bon œil .et comme l’état ne peut pas permettre qu’il y ai un débat public sur le fédéralisme ou la forme de l’état qu’il trouve tabou, qu’allons-nous faire? Je pose la question au professeur Owona Nguini et autres. Qu’est devenu le débat sous l’arbre que nous suivions à Cheik Anta Diop autrefois ? Que nos intellectuels, nos historiens, nos agents du fédéralisme etc. organisent ce genre de plateau même au Palais des Congrès où au stade. Nous en avons besoin. Moi j’ai aimé ce plateau et j’en veux encore. »

 

  • Florent Tchangop: «  Cette question d’anglophonie ou de francophonie selon l’angle où on se trouve serait le début de la révolte lente donc avait le grand professeur. »

 

  • Venant Mboua: ” J’ai lu avec intérêt ton analyse de la situation Mathias Eric Owona Nguini. Le pouvoir central peut-il et doit-il discuter avec des individus qui ont pour projet la partition? Oui, Patrick Philippe Rifoe. Il y a des exemples dans des pays où le multiculturalisme ou le bilinguisme existe. Dans ces cas, prôner la sécession devient une démarche politique et peut s’exprimer au sein de la démocratie. Tant que la personne qui prône cette démarche n’est armée que de son discours politique. Dans le cas de notre pays, on a tout criminalisé. »

 

  • Patrick Philippe Rifoe: « Venant Mboua , il y a une question sous-jacente: peut-on parler de tout en République? Démocratie signifie-t-elle qu’il n’y ait aucune limite au débat? J’observe par exemple que les Français viennent de pénaliser la propagande anti avortement… »
  • Zach Slone à Venant Mboua: « Le dernier pays qui c’est lancé dans le débat face a une masse galvaniser et radicaliser a abouti a un échec. Ce pays c’est le Royaume-Uni sur la thématique de la sortie de l’UE jusqu’au bout. Ils ont pensé pouvoir inverser la tendance par le débat… »

 

  • Venant Mboua: « Alors ils ont fait ce que le peuple, en majorité voulait. On ne peut pas imposer des aspirations à un peuple. On ne doit pas, en fait! »
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  • Patrick Philippe Rifoe: Venant tu ne peux pas dire oui. Effectivement le Rdpc a un problème avec le débat. Mais dans toutes les démocraties, les lignes rouges existent. Le Cameroun ne peut échapper à la règle. Pour le moment nos gouvernants considèrent que la sécession est de l’autre côté de la ligne de partage. On peut aussi le comprendre. »
  • Pascal Tabou Toche: « C’est l’Etat fébrile qui a peur du débat même encadré par eux-mêmes »
  • Mathias Eric Owona Nguini: «  Il ne s’agit pas de Discuter avec des Sécessionnistes mais pour le Pouvoir Central d’orchestrer une Dynamique de Réforme Structurelle Approfondie capable de prendre en charge le Désir d’ Autonomie Régionale sans menacer l ‘Équilibre Souverain de l’État. »

 

  • Pascal Tabou Toche: « Prof, depuis combien de temps ça dure.et qui sont ceux qui donnent le qualificatif de sécessionnistes aux autres, c’est ceux qui ne veulent pas être francs. »

 

  • Florent Tchangop: «  L’équilibre n’est pas menacé. On n’a comme l’impression que le pouvoir central ne voit pas son intérêt dans l’autonomie des régions. »

 

  • Pascal Tabou Toche: « Ces nouveaux et mauvais riches vont perdre les privileges de l’hyper centralisme. »

 

  • Mathias Eric Owona Nguini: « Cher Tabou Toche les Leaders Presents du Consortium que sont Wilfred Tassang, Mark Bara ou Tapang Ivo Tanku ont clairement exprime leur Position Indépendantiste c’est-à-dire Sécessionniste plutôt que Fédéraliste pour les Régions Dites Anglophones. Il n’y a qu’à lire les Communiqués du Consortium!!! »
  • Venant Mboua: « Je les comprends et je les condamne pour ça. Je ne peux encourager l’absence de débat et l’érection des lignes rouges partout. Eux ils disent ni sécession ni fédéralisme. Et leur décentralisation votée en 1996 et dévoyée en 2004, ils la gardent dans les tiroirs. Alors on est démocrate quand on les laisse faire à leur guise ? »

 

  • Patrick Philippe Rifoe: « Pour ma part, le débat sur la fédération est parfaitement républicain et ne comporte pas de risques comme celui sur la sécession. »

 

  • Venant Mboua: « Je suis d’accord avec toi Mathias Éric Owona. C’est l’orchestration de cette dynamique de réforme structurelle approfondie que j’appelle changement systémique à travers une transition historique, partant d’une rupture consensuelle. Mais dans tout cela il y a un débat qui ne devrait exclure personne. Personnellement, je ne suis pas pour une discussion entre gouvernement et sécessionniste mais pour un débat national sur tous les enjeux de notre devenir commun. »

 

  • Parfait-Valère Mbeg: « Parler de culture anglophone ou francophone n’a aucun sens, notre culture c’est celle de nos ancêtre qui a été violée par la colonisation, elle même une entreprise barbare d’arrières pensées de pillages et de viols. »
  • Gatsi Jean: «  Exact. Le français et l’anglais sont des langues importées d’ailleurs. »

 

  • Parfait-Valère Mbeg Gatsi Jean: « Langues importée par des imposteurs qui depuis 1918 ont transformée la tutelle confiée par la SDN en autorisation de coloniser, alors que le but de celle-ci était de nous conduire vers l’indépendance le plus tôt possible. »
  • Venant Mboua: « Alors Patrick Philippe Rifoe, pour couper l’herbe sous les pieds des sécessionnistes, n’était-il plus sérieux d’engager le débat sur le fédéralisme, exactement comme ce fut le cas avec la tripartite qui fit taire le débat sur le conférence nationale souveraine? »
  • Parfait-Valère Mbeg Venant Mboua: «  Les sécessionnistes ont un agenda caché, ils ont les mêmes projets que ceux d’Odjuku qui a provoqué la guerre dite du BIAFRA en, 1969 et armé par la France à partir de Libreville, (pure invention française) car ça n’existe pas dans le vocabulaire du Nigeria. »

 

  • Venant Mboua: «  Vous leur donnez trop de poids. Les Biafrais étaient soutenus par la France et des sous marins africains comme Houphouet et Bongo. Nos Anglos ont qui? »

 

  • Mathias Eric Owona Nguini: « Vous avez raison cher Venant Mboua sur la Gestion Gouvernante de la Décentralisation mais vous avez  tort sur les Sécessionnistes car, certains d’entre eux comme Wilfred Tassang ou même Maitre Bobga Harmony étaient encore récemment au Cameroun. »

 

  • Jean-Claude Tchassé: « À la question de Patrick Philippe Rifoe, de savoir si on peut débattre de tout en république, je crois que la réponse est non. On ne saurait tout remettre en question, c’est pour cela que le révisionnisme est une infraction en France, si je ne me trompe pas. Néanmoins s’il était possible de débattre sereinement de la question anglophone en général et des solutions possibles cela nous avancerait énormément. Il y a beaucoup de manipulations et de contre vérités qui se disent.

 

  • Venant Mboua à Jean-Claude Tchassé: « On n’a jamais vraiment débattu au Cameroun. Dans les années 50, les Camerounais n’ont pas fait un débat sur le genre d’indépendance qu’ils voulaient. C’était les plus forts (ceux soutenus par la France) contre les autres, sans soutiens extérieurs; les rares fois où il ya eu débats conclusions ont été biaisées: Foumban 1961, Tripartite, etc. “sommes-nous capable de nous parler?” tel est la question existentielle… »

 

  • Jean-Claude Tchassé: «  Nous voulions parler de ce qui est possible ou souhaitable en contexte normal. »

 

  • Parfait-Valère Mbeg: «  Le vrai problème du Cameroun c’est l’ingérence des Français, on peut tous se mettre à la langue anglaise pour raisons économiques, la France provoquerait le chaos pour l’empêcher. »

 

  • Jean Baptiste Binyam Bakeck: « Patrick Philippe Rifoe, il y a bel et bien une communauté franco et une communauté anglo dans ce pays, en dépit de l’interpénétration des deux cultures ”d’emprunt” – pour utiliser une expression que tu affectionnes beaucoup. »
  • Parfait-Valère Mbeg: « Notre culture c’est celle de nos ancêtres pas celle des emprunts à but administratif. »
  • Jean Baptiste Binyam Bakeck: «  Empêchez alors les Anglophones et les Francophones de s’organiser, penser… sous le coup de leurs influences coloniales respectives ! Quand vous l’aurez réussi, on en reparlera.

    NB: Le discours sur le retour aux sources et le dépassement des cultures d’emprunt est une chose, le vécu quotidien observable en est une autre. Il se trouve que la Crise camerouno-camerounaise actuelle porte davantage sur le VÉCU!!! »

  • Patrick Philippe Rifoe à Venant Mboua: « Les gouvernants actuels savent réagir. Pas agir. Si tu combines à ça, l’aversion qu’ils ont pour le débat. Vous avez le résultat actuel. Ils sont en partie responsables de l’impasse et de la prise de pouvoir du mouvement anglophone par les sécessionnistes. »

 

© Réactions collectées et synthétisées par Marcien Essimi │ La Voix Des Décideurs

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