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Baobab Africa Prize : Le Professeur Saibou ISSA honoré

Le Directeur de  l’Ecole Normale Supérieure  (ENS) de Maroua, le Pr. SaiBou Issa  s’est vu décerné le prix  de l’Excellence Managériale Académique de Baobab Africa Prize  édition 2017.

Jeudi 02 Mars 2017 la délégation du comité Baobab Africa Prize a investi la salle de réunion de l’Ecole Normale Supérieure de Maroua pour y remettre au maître des lieux le Baobab Africa Prize  2016, rubrique Excellence Marginale Académique, catégorie éducation nationale. Au milieu de ses proches collaborateurs, des enseignants, d’éminents professeurs d’Afrique et des hommes de médias, le Pr Saibou ISSA a reçu son prix des mains du président national du comité Baobab Africa Prize, Malcom Barnabé PAHO. Ce prix a été accompagné d’une figurine en bois massif représentant une femme besogneuse d’Afrique.

De fait, le Pr Saibou ISSA, Directeur de l’ENS de Maroua est le spécialiste incontesté des questions de sécurité. Aucune assise, aucun événement sur  la sécurité ne peut s’organiser au Cameroun sans sa présence

Cette assertion est aussi claire que l’eau de roche. Répondant à  une question le 6 janvier 2016 sur les ondes de la  CRTV radio et portant sur l’enrôlement des jeunes précarisés dans la chaîne du crime estampillée Boko Haram, il a déclaré : « Oui. Boko Haram recrute dans le Bassin Tchadien de manière générale tout comme l’état islamiste recrute un peu partout à travers le monde, notamment en Europe occidental. Cela traduit que le marché du travail criminel recrute beaucoup parce que la main d’œuvre criminelle est abondante. Elle se recrute aussi bien parmi les professionnels de la gâchette qui sont très nombreux à travers le monde, produit par l’arrêt des conflits ça et là, au cessez-le-feu qui n’ont pas toujours donné à des programmes de DDR, c’est-a-dire : désarmement, démobilisation, réinsertion et réintégration qui ne se sont pas bien passé. Mais davantage aussi des adolescents qui sont en quête de repères moraux en plus de repères économiques. Puis, lorsque vous ajoutez un environnement sous régional qui depuis  les 30 dernières années a été instable de façon récurrent  avec des modes d’entreprenariat criminel qui se sont multipliés. Lorsque dans ce contexte où tout le monde utilise sa moto pour aller importer les mêmes produits sur des même routes pour vendre au même gens sur des longues années, et bien, il y a une routine qui amène les gens à dire que c’est un désœuvrement  qui, disons-le toue proportion gardée, est  belligène et criminogène ».

Après les attaques de la nébuleuse  terroriste à Maroua en Août 2015, il a précisé dans une interview :

« (…) mais il faut également dire, dès lors qu’un terroriste à posé une catégorie d’acte, malheureusement la sécurisation se focalise sur cette catégorie d’acte. Ils savent que la sécurisation doit prendre des mesures pour ce secteur et ils peuvent muter vers d’autres moyens d’opération. Ce n’est pas vraiment une migration du mode opératoire, dans la mesure où les choses sont très souvent prévues. Donc la vigilance doit être tout azimut  parce que ce ne sont pas des phénomènes qui s’arrêtent au bout d’un mois, deux mois. Mais il faut souvent se préparer a aller répondre sur une durée relativement longue ».

Des déclarations dignes d’un visionnaire sécuritaire. Car, ce qui se passe aujourd’hui sur le terrain lui donne raison.

Pr SAIBOU ISSA est né en 1970 à MINDIF dans la région de l’Extrême-nord. Il a été chef de département d’histoire à la faculté des Arts, lettres et sciences humaines(FALSH) de l’université de Ngaoundéré avant d’être nommé en 2009, directeur de L’ENS de Maroua. Il est incontestablement un auteur prolifique, avec une moyenne de dix publications par an. Parce que croit-il un enseignant qui ne s’améliore pas est un danger pour ses étudiants. « L’hibernation intellectuelle ne produit par la lumière, mais elle recycle les ténèbres », a-t-il conseillé aux nouveaux enseignants sorti de la 3e promotion de l’ENS de Maroua le 04 février 2013.

Il a ainsi publié en 2010 « Les coupeurs de route » et en 2012 «  Ethnicité et frontières et Stabilité aux confins du Cameroun, du Nigeria et du Tchad ». Il a par ailleurs coordonné de nombreux projets  académiques et des recherches, il s’est employé à développer la recherche dans son département d’histoire, à travers le Codesria pour lequel de nombreux étudiants ont reçus des bourses.

Son aura lui a valu de conduire des expertises pour le compte des Nations unies, de la CEEAC et de diverses organisations humanitaires. Des faits et gestes inénarrables, et que si on en venait à compter, rempliraient une bibliothèque grandeur nature. Chapeau prof!

« Voici l’homme qui a produit des promotions les plus étoffés et aguerries pour le terrain. Voici l’homme dont les productions littéraires et les œuvres universitaires ont été des boussoles, mieux des stylos de succès de plusieurs étudiants au Cameroun et ailleurs.

Voici l’homme dont l’expertise en question de sécurité a été reconnu incontestablement et est exploitée nationalement et internationalement. Voici un homme doté d’une intelligence et d’une polyvalence intellectuelle indicible et inénarrable. Voici le monstre sacré de l’intelligentsia africain que le Cameroun a produit et en est fier. Voici l’homme tout simplement qui a mis l’enseignement pragmatique dans la sauce de la révolution universitaire. », a prononcé le président du comité Baobab Africa Prize avant la remise du prix. 

 

RÉACTION

 

Pr SAIBOU ISSA : ” Cela est une interpellation pour continuer à travailler »

« Ce prix est un grand encouragement parce que dans le métier d’enseignant et de responsable universitaire, cela demande de se remettre en question tous les jours, nous travaillons davantage pour les autres que pour nous-mêmes. Nous avons en charge l’avenir des enfants sur lesquels les parents comptent. Nous avons en charge la construction progressive d’une institution qui est nouvelle et chacun à son niveau apporte le concours qu’il peut à la dynamique globale que les responsables de l’université et de l’enseignement supérieur insufflent. Si au niveau de l’Ecole normale supérieure et au niveau personnel, on a pu un tout petit peu faire avancer les choses, eh bien, je m’en réjouis et peut-être c’est une façon de me dire qu’il faut en faire davantage. Je prends cela comme une interpellation pour continuer à travailler ».

 

Album photos

 

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© Midi Libre

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