Un séminaire de formation des journalistes a été organisé du 27 au 28 Avril 2017 à la Chambre de Commerce  de Yaoundé à l’initiative de l’Association « Révolution Verte » dont le Président est  Claude René Kana Kana.  Il portait sur l’ entrepreneuriat jeune en milieu agricole.

© Darline Mbarga Zogo (stagiaire) ǀ La Voix Des DécideursLedit séminaire a marqué les esprits non seulement des hommes de média mais également ceux des exposants des écoles de formation telles que l’Ecole Pratique d’Agriculture de Binguela (EPAB),l’Ecole Nationale des Eaux et Forêts (Enaf), de même que les représentants des diverses institutions publiques et privées présents à l’instar du Ministère de la Jeunesse et de l’Education Civique (MINJEC) , le Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (Minader) , la Plate-Forme Régionale des Organisations Paysannes d’Afrique Centrale (PROPAC), le Programme d’Amélioration de la Compétitivité des Exploitations Familiales Agropastorales (Acefa)  et bien d’autres.

Il s’agissait en grande ligne de l’entrepreneuriat jeune dans le domaine agricole, qui reste l’alternative sûre, voire idéale pour le développement économique. Cet atelier touchait ainsi du doigt les questions liées à l’agriculture, à l’élevage, à la pisciculture etc.

A cet effet, de nombreuses révélations ont été faites par le communicateur de l’Epab, Menye Christian, précisant de ce que « la formation est avant tout un atout majeur » pour entreprendre une activité agricole.  Elle est la clé même de tout car, dans ce domaine, rien ne se fait de façon hasardeuse, a t-il répliqué.

Les séminaristes ont donc été informés de l’existence de plusieurs types de formation : les formations initiales pour des personnes qui n’ont aucune connaissance dans la matière. Les formations continues concernent celles qui ont déjà une connaissance dans le domaine et qui veulent approfondir.

Cependant, divers exposants ont relevé que les formations professionnelles nécessitent une attention soutenue du gouvernement sur le plan socio-économique. L’on les retrouve dans les écoles de formations professionnelles agréées. C’est alors qu’il est recommandé à toute personne désirant investir dans le secteur  agricole à bondir sur  l’occasion afin de se performer.

Il a été enseigné aux journalistes au cours de la formation que, l’acquisition du terrain est capitale pour l’exploitation agricole mais pas toujours aisée.  Delà l’éventuel achat de terrain devrait se faire de manière légale afin d’éviter tout conflit avec non seulement les autochtones mais aussi la loi. L’Adjoint au maire de la Commune de Mbankomo, Fouda Ottou Jean Paul allait dans le même sens lorsqu’il déclarait : « c’est important de trouver une espèce de passerelle qui est une convention entre les titulaires de droit et l’acheteur ou le jeune ». Ce terrain se veut stratégique et spacieux voire considérable dans la mesure où il est important d’être en possession d’un espace considérable pour mener à bien ses activités.

Fouda Ottou Jean Paul a tout aussi reconnu que le principe de la domanialité est conflictuel.C’est la raison pour la quelle il est important de trouver un terrain d’entente entre les différentes parties. D’où l’importance de son immatriculation.

L’argent étant le nerf de la guerre, les journalistes ont été édifiés de ce que, l’Etat à travers les établissements publics ou privés agréés, est très souvent sollicités par les investisseurs pour le financement de leurs projets.

En effet, il existe des  structures qui traitent le problème du financement de même que les subventions. Il s’agit entre autre des banques, des micros finances. En ce qui concerne le financement, il y’a lieu de noter qu’il n’est pas remboursable. Cela a été relevé par le représentant du Minader,  Roland Xavier Avele dans ses propos : « ce financement n’est pas remboursable mais exige un certain nombre de canons pour être mis en place ».

Selon les enseignements reçus par les journalistes dans ladite formation, le jeune entrepreneur agricole a aussi la possibilité de bénéficier de plusieurs types d’appuis. C’est ainsi que le représentant du Projet d’Appui au Développement de la Micro finance (Padmir) les présentait, il s’agit amplement : des appuis financiers, des appuis logistiques (matériels), des appuis techniques et des conseils pour mener leurs projets dans de bonnes conditions. C’est donc dire que l’appui est total, d’où l’importance de se rapprocher des structures compétentes dans le but de s’imprégner véritablement de la chose. C’est dans ce sillage que Kana Kana René, l’initiateur du séminaire a attiré l’attention des journalistes par rapport à la diffusion de l’information car, le rôle des différents médias est de diffuser à juste titre la bonne information.

Accès aux infrastructures : problématique

Pendant le séminaire, le problème de l’accès aux infrastructures a été relevé par les exposants. A cet effet, Madame Mbala Biloa Marie, Présidente de l’Association des Bayams Sélam (Asby) a précisé que : « l’enclavement des régions constitue un frein vraiment important pour le déroulement des activités et l’acheminement des produits vers les zones urbaines ». De plus, les moyens de communications sont encore plus ou moins archaïques, ce qui ne rime pas avec le monde numérique actuel où tout se veut informatiser. Cela constitue tout aussi un frein considérable.

Le mauvais état des routes constitue un véritable problème pour la commercialisation. D’où les couts élevés des produits maraichers. Néanmoins le Ministère du Commerce (Mincom) a mis sur pied des initiatives afin de réduire le coût  de  vie et venir en aide aux ménagères telles que les marchés périodiques, les marchés agricoles par la Mirap.

Le séminaire a été très enrichissant tant pour les séminaristes que pour les exposants. C’est alors qu’au sortir de ce dernier, l’initiateur du projet, René Kana Kana a remercié tous les participants. De plus il a exhorté chacun à s’en aller  avec un objectif, celui de participer au développement de l’agriculture voire de l’économie suivant son domaine de compétence. Il a à cette occasion rejoint les pas de Koffi Atta Anan lorsqu’il déclarait : « personne ne nait bon citoyen…elle est condamnée à se vider de ses forces ».

 

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