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GW Pharmaceuticals et sa filiale américaine annoncent la publication d’une étude révolutionnaire

GW Pharmaceuticals et sa filiale américaine Greenwich Biosciences, annoncent la publication d’une étude révolutionnaire sur Epidiolex ® (cannabidiol), dans The New England Journal of Medicine.  Première étude clinique bien contrôlée du cannabidiol dans le cas du syndrome de Dravet, une épilepsie rare et grave, qui ne dispose pas de traitement approuvé par la FDA.

GW Pharmaceuticals plc (Nasdaq : GWPH, « GW », « la société » ou « le groupe »), une société biopharmaceutique spécialisée dans la recherche, le développement et la commercialisation de traitements innovants issus de sa plateforme propriétaire à base de produits cannabinoïdes, ainsi que sa filiale américaine Greenwich Biosciences, ont annoncé aujourd’hui la publication par The New England Journal of Medicine, des résultats d’une étude de phase 3 d’Epidiolex® (cannabidiol) chez les enfants atteints du syndrome de Dravet.[1] Epidiolex, le candidat principal de GW et potentiellement le premier d’une nouvelle catégorie de médicaments contre l’épilepsie, est un produit liquide de cannabidiol (CBD) purifié, d’origine végétale, un cannabinoïde non psychoactif, en cours d’étude pour le traitement de nombreux troubles épileptiques rares et sévères survenant durant l’enfance. Au cours de l’étude, Epidiolex a réduit de façon notable la fréquence mensuelle des crises convulsives par rapport au placebo, chez les enfants hautement résistants au traitement, lorsqu’ils l’adjoignent au traitement existant. Le traitement par Epidiolex était en général bien toléré, avec une innocuité conforme à l’expérience ouverte précédente.

Il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement approuvé par la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis pour le syndrome de Dravet, une forme rare d’épilepsie mêlant un taux de mortalité élevé et d’importants retards de développement. Les résultats de cette étude présentent la seule évaluation clinique bien contrôlée d’un médicament cannabinoïde relatif à cet état dévastateur, résistant aux médicaments. La demande de nouveau médicament pour Epidiolex est en bonne voie d’être soumise à la FDA mi-2017.

 

« Le syndrome de Dravet est l’une des épilepsies les plus difficiles à soigner et bon nombre des enfants participant à cette étude étaient en proie à des dizaines, voire des centaines, de convulsions par mois, malgré la prise de multiples de médicaments contre l’épilepsie en même temps », a déclaré Orrin Devinsky, docteur en médecine, du Centre de recherche sur l’épilepsie du NYU Langone Medical Center et auteur principal de l’étude. « Ces résultats suggèrent qu’Epidiolex peut fournir de réels bienfaits cliniques et j’attends avec impatience la perspective d’un produit pharmaceutique standardisé et testé à base de cannabidiol, qui soit une option de traitement pour ces patients. »

« La publication de ces résultats positifs tant attendus, constitue un jalon important pour la population concernée par le syndrome de Dravet, car elle offre l’espoir de se rapprocher d’une nouvelle option de traitement de cette maladie rare et dévastatrice », a déclaré Nicole Villas, la directrice scientifique de la Dravet Syndrome Foundation. « En tant que fondation se consacrant à la recherche et au soutien aux patients, nous espérons que le fardeau du syndrome de Dravet chez les patients et leurs familles sera reconnu et nous saluons les traitements, nouveaux et bien documentés comme celui-ci, qui sont susceptibles de l’alléger. »

L’étude a été menée de façon aléatoire sur 120 enfants âgés de deux à dix-huit ans (âge moyen : 9,8 ans), souffrant du syndrome de Dravet et dont les crises n’étaient pas contrôlées par leur traitement antiépileptique. Ils recevaient soit Epidiolex (20 mg/kg/jour), soit un placebo, en plus du traitement classique. Traités dans 23 centres d’étude aux États-Unis et en Europe, les patients participant à l’étude ont essayé en moyenne quatre antiépileptiques auparavant (amplitude 0-26) et en prenaient trois en moyenne (amplitude 1-5) durant l’étude. Au départ, les patients étaient en proie, en moyenne, à treize convulsions par mois, avec une large amplitude de 3,7 à 1 717 convulsions mensuelles.

Après quatorze semaines de traitement, les patients prenant Epidiolex avaient en moyenne nettement moins de crises convulsives (39 %) par rapport au placebo (13 %). La différence médiane estimée du traitement entre les groupes était de 23 % (p=0,01). La proportion de patients réduisant de 50 % ou plus la fréquence des crises convulsives, était de 43 % avec Epidiolex, contre 27 % avec un placebo (p=0,08). Au cours de l’étude, l’amélioration sur l’échelle de Caregiver d’impression globale de changement (CGIC) a également été mesurée. Pour 62 % des patients prenant Epidiolex, il a été relevé une amélioration de l’état d’ensemble sur l’échelle CGIC, contre 34 % du groupe placebo (p=0,02). En outre, les convulsions ont cessé pour plus de patients utilisant Epidiolex que pour le placebo (5 % contre 0 % : p=0,08), le nombre total de convulsions mensuelles étant considérablement réduit avec Epidiolex (p=0,03).

Epidiolex était généralement bien toléré durant les essais. Parmi les effets indésirables les plus courants (>10 %) : somnolence, diarrhée, diminution de l’appétit, fatigue, vomissements, pyrexie, léthargie, convulsions et infections des voies respiratoires supérieures. Sur les 93 % de patients recourant à Epidiolex sujets à des effets indésirables, 84 % les ont déclarés légers ou modérés. Dix patients recourant à Epidiolex ont subi des effets indésirables graves, contre trois patients sous placebo. Huit patients traités par Epidiolex ont cessé leur traitement en raison d’effets indésirables, contre un patient sous placebo. Une hausse des enzymes hépatiques s’est produite chez douze patients recourant à Epidiolex et un patient sous placebo, tous avec de l’acide valproïque concomitant. Quatre de ces patients ont abandonné les essais, trois recourant à Epidiolex et un au placebo. Pour les neuf autres patients prenant Epidiolex, la hausse est revenue à la normale dans le courant du traitement.

« La publication des résultats de cette étude qui fera date dans, The New England Journal of Medicine et le commentaire éditorial qui l’accompagne[2], soulignent le potentiel d’Epidiolex afin de répondre aux importants besoins non satisfaits concernant le syndrome de Dravet », a déclaré Justin Gover, le directeur général de GW. « Nous maintenons notre engagement vis-à-vis de ces patients et de leur famille et nous sommes déterminés à mettre à leur disposition cet important nouveau médicament au plus tôt. »

Le syndrome de Dravet de A à Z

Le syndrome de Dravet est un syndrome d’épilepsie grave survenant durant l’enfance, hautement résistant aux médicaments, souvent associé à une mutation génétique des canaux sodiques. Le syndrome de Dravet apparaît au cours de la première année de vie de nourrissons sains et se développant normalement. Les convulsions initiales, violentes et durables, sont souvent liées à la température.

Au fil du temps, les personnes atteintes du syndrome de Dravet peuvent développer de nombreux types de convulsions, dont des crises tonico-cloniques, myocloniques et atypiques et sont sujettes à des épisodes de convulsions prolongées appelées mal épileptique, pouvant être mortelles. Le risque de décès prématuré, notamment le SUDEP (mort subite et inexpliquée en épilepsie), est élevé chez les personnes atteintes du syndrome de Dravet . En outre, la plupart développeront de modérés à graves handicaps mentaux et de développement et nécessiteront une surveillance et des soins de longue durée. Il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement approuvé par la FDA et presque tous les patients continuent d’avoir des convulsions incontrôlées et d’autres besoins médicaux durant toute leur vie.

À propos dEpidiolex 

Epidiolex, le principal produit candidat à base de cannabinoïde de GW, est un produit liquide de cannabidiol (CBD) d’origine végétale, en cours de développement pour le traitement d’un certain nombre de troubles de l’épilepsie survenant durant l’enfance. GW mène, depuis 2007, une vaste recherche préclinique de CBD en rapport avec l’épilepsie. Cette recherche a montré que le CDB joue un rôle antiépileptique et anticonvulsivant notable, à partir d’une variété de cas in vitro et in vivo et réduit efficacement les convulsions dans les cas d’animaux souffrant d’épilepsie aigue.

À ce jour, GW a obtenu le statut de médicament orphelin de la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis pour Epidiolex, en vue de traiter le syndrome de Dravet, le syndrome de Lennox-Gastaut, la sclérose tubéreuse complexe et les spasmes infantiles, chacune d’entre elles manifestant des syndromes survenant de façon aigue durant l’enfance, avec résistance aux médicaments. En outre, GW a obtenu la procédure accélérée de la FDA pour le traitement du syndrome de Dravet et le statut de médicament orphelin de l’Agence européenne des médicaments (EMA) pour Epidiolex, en vue de traiter le syndrome de Dravet et le syndrome de Lennox-Gastaut. GW évalue actuellement des programmes de développement clinique supplémentaires pour d’autres troubles convulsifs orphelins.

 GW Pharmaceuticals plc en bref

Créée en 1998, GW est une société biopharmaceutique spécialisée dans la recherche, le développement et la commercialisation de traitements innovants issus de sa plateforme propriétaire à base de produits cannabinoïdes, pour un large éventail de domaines thérapeutiques. GW mène un programme de médicaments orphelins dans le domaine de l’épilepsie survenant durant l’enfance, en se concentrant sur Epidiolex® (cannabidiol), en phase 3 de développement clinique pour le traitement du syndrome de Dravet, du syndrome de Lennox-Gastaut, de la sclérose tubéreuse complexe et des spasmes infantiles. GW commercialise Sativex® (nabiximols), le premier médicament sur ordonnance au monde à base de cannabinoïdes d’origine végétale, recommandé pour le traitement de la spasticité due à la sclérose en plaques, dans 31 pays autres que les États-Unis. La société dispose d’un solide portefeuille de produits candidats supplémentaires à base de cannabinoïdes, dont des produits en phase 1 et 2 pour le gliome, la schizophrénie et l’épilepsie. GW exerce ses activités aux États-Unis par l’intermédiaire de sa filiale Greenwich Biosciences, Inc.

 

Par  GW Pharmaceuticals plc

 

 

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