Dans une lettre ouverte adressée au Président de la République du Cameroun  Paul Biya, au lendemain du Fodias 2017,  dont la copie est parvenue à notre rédaction, ils  dénoncent aussi,  par la voix du Président de la  « Cameroon Speaking Diaspora Association in Kenya », Cédrick Moukoko Penda,   les mauvaises pratiques,  qui plombent le développement économique du Cameroun.

En effet, dans cette correspondance adressée au Président de la République du Cameroun  Paul Biya, les Camerounais vivant  au pays Uhuru Kenyatta, par la plume de leur Président, font état des souffrances qu’ils endurent du fait de l’absence d’une représentation diplomatique dans leur pays d’accueil en même temps qu’ils font la litanie des mauvaises pratiques qui plombent le développement économique de notre pays .

ABSENCE DE REPRÉSENTATIONS DIPLOMATIQUES

Le président des Camerounais vivant au Kenya fait savoir que la diplomatie camerounaise n’est pas suffisamment déployée à travers le monde entier en général, et  en Afrique  particulièrement, car plusieurs pays, voire des régions entières n’ont pas de représentation diplomatique camerounaise. Cela ne permet pas à ce que le riche potentiel du Cameroun, en matière d’investissement  soit connu de l’extérieur.

« Au Kenya par exemple, on retrouve plus de Camerounais que dans d’autres pays qui ont des ambassades et des consulats, mais nous on doit toujours faire le long voyage d’Addis-Abeba  pour signer le moindre papier. Aussi on ne se sent pas en sécurité dans ces conditions ». Or, selon l’auteur de ladite correspondance, il y a plusieurs investisseurs au Kenya qui voudraient bien investir au Cameroun et «  booster le développement de notre pays ».

Au-delà de cette diplomatie au rabais et qui s’apparente plus à la négligence de certains coins du monde pourtant stratégiques ainsi que des compatriotes qui y vivent, Monsieur Moukoko Penda dénonce également d’autres points d’achoppement  et écueils qui réduisent  les chances du Cameroun en matière de développement et qui sont de nature à repousser plusieurs investisseurs  étrangers.

LES TAXES 

Les taxes et impôts imposés aux investisseurs locaux et surtout étrangers. Il importe donc, selon monsieur Moukoko Penda, « de réduire ces taxes en vue d’une plus grande attraction des investisseurs et une plus grande participation aux affaires de notre pays … les taxes à payer par les investisseurs sont tellement élevées que ceux-ci se retrouvent très souvent dans le découragement et finissent par abandonner le projet ».

De même, le nombre de papiers à fournir par les investisseurs est très élevé. Monsieur MOUKOKO demande en guise de suggestion au gouvernement de la République, de créer au Ministère des Relations Extérieures un bureau exclusivement réservé pour la communication des opportunités d’affaires dans notre pays afin de faire connaitre en temps opportun aux investisseurs à l’échelle mondiale les secteurs dans lesquels le pays veut investir et la période à laquelle cela doit avoir lieu. Ce bureau servira ainsi à promouvoir le riche potentiel du Cameroun. Mais la sécurité est aussi un facteur important en matière d’investissement.

SECURITE

Ce n’est qu’un secret de polichinelles, l’insécurité fait partie des facteurs les plus nocifs et les plus répulsifs pour les investisseurs. Aucun investisseur sérieux ne saurait prendre le risque de s’engager dans un pays en perpétuels tumultes sous peine de voir son investissement « tomber dans l’eau ».

Il est donc demandé au gouvernement du Cameroun de travailler davantage pour « mettre fins aux assauts fréquents des terroristes  et redonner à notre pays son image pacifique qu’on lui reconnait depuis des lustres ».

Il conclut en affirmant que « Le Cameroun sera l’une des destinations les plus sollicitées au monde si on lève tous ces vices, en corrigeant les lourdeurs, les lenteurs administratives et l’inertie ».

 

Source:  kamerdirect.com

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