[ Le Ministre camerounais de la Santé Publique, Dr Malachie Manaouda, a signé une lettre circulaire mettant un terme à la gestion des parkings payants dans les formations sanitaires publiques. ]

 

Yaoundé, 23 février 2026 –  Dr Malachie Manaouda, Ministre de la Santé Publique du Cameroun, a signé une lettre circulaire mettant un terme à la gestion des parkings payants dans les formations sanitaires publiques.

Dans cette correspondance référencée Lettre circulaire N° 036-13/LC/MINSANTE du 19 février 2026, le membre du gouvernement déplore « la prolifération de la mise en place d’un système de parkings payants dans des formations sanitaires publiques », parfois concédés à des particuliers.

Une pratique jugée contraire à la mission des hôpitaux

Le ministre estime que cette situation est « d’autant moins curieuse en déphasage avec les missions assignées aux hôpitaux publics » et qu’elle est « de nature à écorner durablement l’image de marque du service public hospitalier ».

Le patron de la santé publique rappelle que les établissements de santé sont fondés sur le principe d’égalité d’accès aux soins et sur l’humanisation de l’environnement sanitaire. La commercialisation des espaces de stationnement au détriment des patients et de leurs accompagnateurs est ainsi perçue comme une dérive mercantiliste.

Le Ministre demande aux responsables des formations sanitaires — directeurs généraux des hôpitaux de 1ère, 2ème et 3ème catégories, directeurs d’hôpitaux de district, chefs de centres médicaux d’arrondissement et de centres de santé intégrés — de « prendre toutes les dispositions urgentes et utiles afin de mettre un terme à cette pratique ». Il insiste également sur le respect scrupuleux des prix prescrits lorsqu’une tarification réglementée existe.

Un suivi renforcé

L’Inspecteur Général des Services Administratifs, le Directeur de l’Organisation des Soins et de la Technologie Sanitaire ainsi que les Délégués régionaux sont chargés d’assurer le suivi strict de l’application de cette instruction,  instruit Dr Malachie Manaouda.

Cette décision gouvernementale intervient dans un contexte où de nombreuses plaintes d’usagers dénonçaient les coûts supplémentaires imposés aux familles, déjà confrontées aux dépenses médicales.

Avec cette circulaire, le ministère entend réaffirmer la vocation sociale des hôpitaux publics et protéger les patients contre toute forme de surcharge financière injustifiée. Espérant que cette pratique sera un lointain souvenir désagréable à l’Hôpital Général de Yaoundé en plein transformation, globalement positive.

Des inquiétudes sur l’application

Mais sur les réseaux sociaux, certains citoyens soulèvent déjà des préoccupations liées à la mise en œuvre effective de la mesure.

Jackson Dedo, un internaute camerounais, estime que la gratuité pourrait engendrer des abus : « En le faisant, certains viendront garer leurs véhicules pour des raisons autres… » « Pour que ce soit vraiment respecté, il serait impératif de présenter un carnet d’hôpital ou des raisons valables en lien avec votre présence à l’hôpital, à la sécurité avant de garer », propose-t-il.

 

© La Voix Des Décideurs | Marcien Essimi