Gestion bananière à l’Irad : La fuite en avant de Noé Woïn

Il est des réactions qui font réfléchir le modeste des journalistes sur l’opportunité pour certaines personnalités à manœuvrer de la presse quand il est question de donner simplement réponse à une préoccupation sur la gestion d’un pan de la cité à elles confié par la hiérarchie.

 

 

Le cas patent de la Direction générale de l’Irad qu’assume Noé Woïn en est une parfaite illustration. Joint par correspondance N°079/LVDD/BA/20 en date du 1er juin 2020 par notre rédaction, dans le cadre d’une enquête relative à des informations sur des faux diplômés (une bonne douzaine de cas) épinglés et qui occuperaient des fonctions au sein de l’institution dont l’actuel patron des céans n’est autre que Noé Woïn, aucune réponse satisfaisante n’a jusqu’ici point à l’horizon de nos espérances, afin d’édifier l’opinion sur ce fait qui semble se banaliser dans notre administration publique et parapublique.

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En lieux et places d’une réponse formelle sur ce qui nous a alors sembler être une opération d’assainissement du fichier du personnel de l’Institut de recherche agronome pour le développement de Nkolbisson, et qui devrait s’étendre à ses démembrements régionaux et départementaux, force est de constater que le top management de cette institution a opté pour le dilatoire et même l’éteignoir des faits à travers l’usage de nos confrères de la presse, qui servent donc, bon an mal an, en connaissance de cause ou non, au jeu de maquillage de la réalité qui se déroule en ce moment à l’Irad.

En somme, une histoire de fou qui nous conduit fort malheureusement à cette assertion de Gracián, Baltasar (1601-1658), écrivain et religieux espagnol, l’un des plus talentueux prosateurs du « conceptisme » baroque qui postule, dans son ouvrage L’homme de la cour, que « Le sage (…) le fou (…) font la même chose ; la différence est que l’un fait à temps et l’autre à contretemps ». Il aurait de ce fait été sage pour la Direction générale de l’Irad, à l’analyse de cette maxime, de répondre tout d’abord à cette sollicitation d’un organe du 4ème pouvoir, qui a manifesté sa bonne foi et son professionnalisme.

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Une telle manifestation aurait évité de se jeter dans des conjectures alambiquées et mettre sur la place publique des sons de cloches, loin d’une simple dissonance, qui plongent à ce jour l’opinion publique dans une pollution d’informations qui d’une part révèlent le « kilav », et d’autres part tente de rétablir les faits telles qu’ils remontent depuis Nkolbisson.

 

 

La vérité des faits, à l’Institut de recherche agronome pour le développement, est donc qu’il se produit des actes de gestion et d’administration qui sont problématiques. Lesdits actes ont un impact pas toujours favorable à la sérénité et à la prospérité de la structure. Les personnels sont victimes du courroux de la hiérarchie pour des revendications du mieux être et du cadre sécuritaire social. Des sollicitations pourtant légitimes.

Dans le même temps, l’on relève des recrutements fantoches sur la base de diplômes contrefaits, tandis qu’une bagarre au sommet de l’Irad, entre le Conseil d’administration et la Direction générale, pour le contrôle de la machine administrative, est signalée. Toutes choses qui méritent d’être traitées avec beaucoup de minutie, afin que tout revienne à la normale, plutôt que de procéder par des opérations de communication qui prêtent à confusion. Vivement que le train retrouve les rails.

 

Source : La Voix Des Décideurs – Edition n°064 du 28 juillet 2020

 

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