Hommage à Monica Biyada, veuve Essono Laurent, une vie au service de l’État et de la foi
▌Décédée les 10 septembre 2026 à l’âge de 67 ans, cette ancienne cadre du Trésor public camerounais laisse derrière elle le souvenir d’une carrière consacrée à l’administration financière. Elle laisse en héritage le souvenir d’un engagement religieux profond et d’une éducation familiale empreinte de valeurs humaines qui ont marqué son parcours et sa vie. Elle était la sœur cadette du ministre Henri Eyebe Ayissi.
Par Abdoul Kader, La Voix Des Décideurs
Yaoundé, LVDD – Le Cameroun rend hommage à Monica Biyada, veuve Essono Laurent, ancienne Contrôleur principal du Trésor, dont le parcours professionnel et personnel témoigne d’un engagement de plusieurs décennies au service de l’administration publique et de sa communauté chrétienne. Née le 11 novembre 1958 à Mbélé II, elle s’est éteinte le 10 septembre 2026, des suites d’une courte maladie.
Sœur cadette du ministre Henri Eyebe Ayissi, ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières, Monica Biyada était issue de la famille d’Ayissi Valère et d’Aboudi Françoise, tous deux aujourd’hui décédés. Au-delà de ses liens familiaux, elle s’était forgé un parcours personnel marqué par le travail, la persévérance et le sens des responsabilités.
Une carrière consacrée à l’administration publique
Admise en 1985 au concours professionnel direct de la Fonction publique au grade de contrôleur adjoint du Trésor, Monica Biyada a progressivement gravi les échelons jusqu’à devenir Contrôleur principal du Trésor.
Son parcours l’a conduite dans plusieurs services stratégiques de l’administration financière. Entre 1993 et 1999, elle a notamment exercé les fonctions de chef de service de la solde. De 1999 à 2001, elle a servi comme huissier de Trésor assermentée à la Brigade de recouvrement de la Trésorerie générale de Yaoundé, au sein de la première cuvée de cette fonction.
Entre 2001 et 2007, elle a occupé le poste de receveur des impôts dans plusieurs centres divisionnaires de Yaoundé. Elle a ensuite dirigé, de 2007 à 2009, la cellule spéciale d’enregistrement des impôts de l’Hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Yaoundé, avant de prendre la tête du service du portefeuille à la Trésorerie générale de Yaoundé, de 2009 à 2011.

De 2017 à 2023, elle a poursuivi son engagement professionnel comme responsable administratif et financier du Projet d’appui au développement des racines et tubercules (PADRT).
Soucieuse de renforcer ses connaissances, elle avait également poursuivi des études supérieures, obtenant en 1992 une capacité en droit et économie à l’Université de Yaoundé II-Soa.
Une femme de foi et de transmission
La vie de Monica Biyada ne se résumait pas à sa carrière administrative. Profondément attachée à la foi chrétienne, elle était membre active de l’Association des Disciples et Apôtres du Saint-Esprit (ADASE). Elle y a assumé plusieurs responsabilités, notamment celles de présidente du Cénacle de la paroisse Saint-Augustin de Ngousso, de mère diocésaine à Obala et de trésorière au bureau national.
Son engagement spirituel l’avait également conduite à effectuer deux pèlerinages à Palestrina, en Italie, en 2019 et 2023.
Sur le plan familial, elle avait épousé Laurent Essono civilement le 25 décembre 1979, puis religieusement le 8 juin 1992. Mère de plusieurs enfants et grand-mère, elle était décrite par ses proches comme une femme généreuse, discrète, rigoureuse et attentive aux autres.
Les témoignages réunis dans le livret de ses obsèques évoquent une mère et une grand-mère dont les conseils, les prières et la tendresse continueront d’accompagner les siens.

Un dernier hommage à Yaoundé
Les obsèques de Monica Biyada se déroulent du 16 au 17 octobre 2026 à Yaoundé, avec une levée de corps à l’Hôpital général, une messe à la chapelle Saint-Augustin de Ngousso, puis la messe d’inhumation à la cathédrale Notre-Dame-des-Victoires. L’inhumation est prévue au caveau familial de la résidence de Ngousso.
Avec sa disparition, sa famille perd une épouse, une mère, une grand-mère et une sœur chère. Son parcours laisse l’image d’une femme qui aura conjugué service public, foi et attachement aux siens, dans une vie guidée par le sens du devoir et la transmission des valeurs.
© La Voix Des Décideurs







































