▌La capitale camerounaise, Yaoundé, franchit une nouvelle étape dans la modernisation de son système d’approvisionnement en eau potable. Le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, a procédé jeudi 25 juin 2026 à Minkoameyos, à la pose de la première pierre du projet de reconfiguration du système d’alimentation en eau potable de Yaoundé. Environ 30 000 nouveaux ménages devraient être raccordés au réseau d’eau potable.
Par Aglae Esso , La Voix Des Décideurs
Yaoundé – D’un coût global de 87 milliards de F CFA, ce projet structurant vise à adapter les infrastructures hydrauliques de la capitale à la croissance démographique et urbaine, tout en améliorant durablement la disponibilité et la qualité du service d’eau potable pour les populations de Yaoundé et des localités environnantes.
La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités, notamment le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, Joseph LE, l’ambassadeur du Royaume de Belgique au Cameroun, Alain Leroy, les autorités administratives de la région du Centre, les responsables de la Camwater, dont le directeur général Dr Blaise Moussa, ainsi que les représentants des entreprises chargées de l’exécution des travaux.
Un projet pour accompagner l’augmentation de la production d’eau
Dans son intervention, Gaston Eloundou Essomba a rappelé que l’accès à l’eau potable demeure une priorité de l’action gouvernementale. Il a souligné que le Projet d’alimentation en eau potable de Yaoundé et ses environs à partir du fleuve Sanaga (PAEPYS) a permis d’augmenter considérablement les capacités de production destinées à la capitale, avec une capacité actuelle de 300 000 m³ par jour, extensible à 400 000 m³.
La reconfiguration du réseau apparaît ainsi comme l’étape nécessaire pour permettre aux populations de bénéficier pleinement de cette production supplémentaire.
Prévu pour une durée d’exécution de 36 mois, le projet prévoit notamment la construction de cinq stations de reprise, de trois réservoirs d’une capacité additionnelle totale de 13 250 m³, la pose de 160 kilomètres de canalisations, ainsi que l’installation d’un système moderne de télégestion destiné à réduire les pertes techniques. À terme, environ 30 000 nouveaux ménages devraient être raccordés au réseau d’eau potable.

Minkoameyos, un ouvrage stratégique
Le futur réservoir de Minkoameyos, dont la première pierre a été posée, constitue l’un des ouvrages majeurs de cette opération. Il devra contribuer à renforcer la pression dans le réseau, améliorer la continuité du service et sécuriser l’approvisionnement en eau de plusieurs quartiers de Yaoundé.
Au-delà de la capitale, le projet accompagnera également l’extension progressive du réseau vers des zones périphériques et des communes voisines, notamment Soa, Mbankomo, Nkomo et Mfou, confrontées à une croissance urbaine soutenue.
Une vision plus large de transformation du secteur
Le ministre de l’Eau et de l’Énergie a replacé cette initiative dans une stratégie nationale plus globale de modernisation du secteur hydraulique, aux côtés d’autres programmes comme le Projet de Sécurité de l’Eau (SEWASH), le Programme pour les Résultats dans le secteur de l’eau ou encore le projet d’approvisionnement en eau potable de Douala.
S’adressant aux entreprises adjudicataires, Gaston Eloundou Essomba a insisté sur la nécessité de respecter les délais contractuels et d’assurer la qualité des ouvrages réalisés. Il a également appelé les populations à faire preuve de compréhension face aux éventuelles perturbations liées aux travaux.
« L’eau potable pour tous n’est plus une promesse, c’est une réalité en marche », a déclaré le membre du gouvernement à l’issue de la cérémonie.
Avec ce projet, les autorités entendent renforcer la résilience du système d’alimentation en eau potable de Yaoundé et répondre aux besoins croissants d’une métropole en pleine expansion.
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