Eau potable : 8,5 milliards de fcfa transférés à 121 communes
▌Le Ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, a pris part à la 15ᵉ édition de la Journée Africaine de la Décentralisation et du Développement Local (JADDL), le 7 août 2026 à Batchenga. Cette édition était placée sous le thème de « l’autonomisation des autorités locales pour une eau et un assainissement durables ».
Par Alix Afana, La Voix Des Décideurs
Batchenga – À cette occasion, le membre du Gouvernement a indiqué qu’une enveloppe de 8,5 milliards de FCFA a été transférée à 121 communes au titre de l’exercice 2026, afin de soutenir les actions en faveur de l’alimentation en eau potable.
La cérémonie consacrée à l’autonomisation des autorités locales pour une eau et un assainissement durables, a réuni plusieurs membres du Gouvernement, notamment les ministres chargés de la Décentralisation et du Développement local, ainsi que de l’Habitat et du Développement urbain, aux côtés des autorités administratives et municipales.
Dans son discours de circonstance, le Ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba souligné que le choix de Batchenga pour abriter cette célébration n’était pas accidentel. La commune accueille les installations du Projet d’Alimentation en Eau Potable de Yaoundé et de ses environs à partir du fleuve Sanaga (PAEPYS).
Présenté comme l’un des projets structurants du secteur de l’eau, le PAEPYS dispose actuellement d’une capacité de production de 300 000 m³ d’eau potable, par jour, extensible à 400 000 m³/jour. Il contribue ainsi au renforcement de l’approvisionnement en eau potable de Yaoundé et de ses environs.
Des actions pour améliorer l’accès à l’eau
Selon les données présentées par le Ministre, le taux national d’accès à l’eau potable se situe actuellement à 80 %, contre 60 % en milieu rural. Dans le domaine de l’assainissement, le taux d’accès aux services améliorés est estimé à 37 %.
Le Gouvernement entend poursuivre les efforts pour atteindre les objectifs fixés par la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30), qui vise un taux d’accès à l’eau potable de 90 % et à l’assainissement amélioré de 75 % à l’horizon 2030.
Pour y parvenir, plusieurs instruments sont mobilisés. C’est notamment le cas du Compact National de l’Eau, adopté en avril 2026, qui prévoit des réformes et des actions prioritaires destinées à accélérer l’accès équitable à l’eau potable et à l’assainissement, moderniser les infrastructures hydrauliques et renforcer la protection des ressources en eau.
Le projet SEWASH participe également à cette dynamique, avec notamment la construction annoncée de 103 mini-réseaux d’alimentation en eau potable et de 2 900 latrines institutionnelles dans les régions septentrionales.
La nécessité d’une gestion durable
Au-delà du transfert des compétences, Gaston Eloundou Essomba a insisté sur la nécessité de doter les collectivités territoriales de ressources suffisantes, des compétences renforcées et des mécanismes durables de gestion et de maintenance des ouvrages hydrauliques.
Pour le Gouvernement, l’objectif est désormais de faire de la décentralisation un véritable levier d’amélioration des services d’eau et d’assainissement, en rapprochant davantage les solutions des populations et en garantissant la pérennité des infrastructures.
©La Voix Des Décideurs










































