Selon le Fmi, la croissance économique du Niger a dépassé les attentes en 2018

 La stabilité macroéconomique reste fermement établie et la croissance économique, estimée à 6,5 % en 2018, a dépassé les attentes malgré un environnement sécuritaire plus difficile au Niger.

C’est la quintessence de la déclaration des services du Fonds Monétaire International sur la situation économique du pays, qui viennent d’aboutir à un accord de principe avec les autorités sur les politiques économiques et financières qui pourraient mener à l’achèvement de la quatrième revue du programme.

On retient des communiqués de presse publiés en fin de mission par les services du FMI que la croissance économique se renforce au Niger et que le secteur privé est « plus vigoureux soutenu par des finances publiques saines et une bonne gouvernance constituent des facteurs clés pour atteindre des niveaux de vie plus élevés pour la population ».

Conduite par Christoph A. Klingen, une mission du Fonds monétaire international (FMI),  a séjourné à Niamey du 15 au 28 mai 2019 afin de mener des discussions au titre de la quatrième revue du programme appuyé par la Facilité Elargie de Crédit (FEC) et des Consultations au titre de l’article IV. Et selon les informations portée à notre connaissance,  « le programme du Niger a été approuvé par le Conseil d’Administration du FMI le 23 janvier 2017 ».

Aux  termes de cette  mission, Christoph A. Klingen a déclaré : « Les autorités nigériennes et l’équipe du FMI ont abouti à un accord de principe pour l’achèvement de la quatrième revue du programme appuyé par la FEC. L’examen de la proposition par le Conseil d’administration du FMI devrait avoir lieu avant fin juin 2019. La mise en œuvre du programme a été satisfaisante et le Gouvernement du Niger reste fermement engagé à la mise en œuvre des réformes de son Plan de Développement Économique et Social, 2017-2021, appuyé par l’accord au titre de la FEC ».

Selon lui, « La stabilité macroéconomique reste fermement établie et la croissance économique, estimée à 6,5 % en 2018, a dépassé les attentes malgré un environnement sécuritaire plus difficile. Elle devrait rester forte en 2019, et portée par la vigueur des secteurs de la construction et des services ainsi qu’une augmentation de la production de pétrole. La croissance s’élèverait à un peu plus de 7 % en moyenne sur les cinq prochaines années, soutenue par une série de nouveaux projets, notamment la construction d’un oléoduc pour l’exportation de pétrole brut, et par une plus grande effectivité du secteur agricole appuyée par le plan pour la sécurité alimentaire du gouvernement, l’Initiative 3N. Le contenu local et les contributions budgétaires de ces projets constituent les principales retombées bénéfiques pour l’économie du pays. L’inflation devrait rester fermement en-dessous du seuil de 3 % de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) en 2019 ».

Satisfaction du FMI
« La situation budgétaire demeure dans l’ensemble satisfaisante et le déficit global a baissé de 5,7 % du PIB en 2017 à 4,1 % en 2018. Les autorités sont déterminées à atteindre en 2020 le critère de convergence de l’UEMOA relatif au déficit budgétaire de 3 % du PIB. Cependant, l’apurement des arriérés de paiement intérieurs a accusé des retards, à cause de tensions temporaires sur les marchés financiers régionaux et de besoins de sécurité pressants. Les autorités se sont engagées à renouveler d’efforts au cours des prochaines semaines pour apurer ces arriérés et renforcer la gestion de la trésorerie pour éviter leur réémergence. En général, les réformes restent focalisées sur la mobilisation de recettes par le biais de l’élargissement de l’assiette fiscale et sur l’amélioration de la qualité de la dépense publique », a déclaré le Chef de mission.

Environnement des affaires amélioré

« En ce qui concerne l’agenda de réformes structurelles, l’équipe du FMI salue les efforts des autorités pour améliorer l’environnement des affaires ; la prochaine étape sera d’affiner ces efforts pour répondre aux besoins spécifiques du secteur privé formel. Il serait important de renforcer les incitations de croissance du secteur privé formel, tout en assurant l’accès au crédit à des conditions abordables ainsi qu’une distribution plus équitable de la charge fiscale. La formation professionnelle et une éducation de qualité sont cruciales, de sorte que le Niger puisse mieux tirer profit des emplois générés par les projets d’investissement extérieurs. » A-t-il souligné avant d’ajouter : «  Des mesures récentes d’incitation à la scolarisation, en particulier des jeunes filles, contribueront à la réalisation des objectifs nationaux en matière d’égalité des genres. Les réformes en cours de l’administration et des agences et entreprises publiques devraient rendre l’action gouvernementale plus efficiente et transparente. L’équipe du FMI salue les efforts du Niger pour améliorer la gouvernance et lutter contre la corruption ».

 


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