L’EDITORIAL – Un jour viendra, où tomberont les chaines de l’esclavage par lesquelles, depuis des décennies, la France tient les Etats Africains en laisse. Les atrocités infligées par les gaulois au berceau de l’humanité connaîtront alors un terme brusque, pour ce peuple dont l’opulence enfle sur le sang de ses opprimés. L’infantilisation de l’Afrique ne sera donc plus qu’un lointain souvenir, une simple vue de l’esprit, pour les générations futures.

Le temps viendra, où la Réunion se réveillera et dira : « II y en a marre d’être une colonie ». Ce jour viendra inéluctablement, où les présidents français respecteront les Africains et ces derniers ne subiront plus les railleries de leurs jeunesses inconscientes.

Il viendra, quoi qu’il en soi, l’ère où le contrôle de plusieurs ports, chemins de fer, médias, champs d’uranium, dévastation de la forêt etc…. échappera aux groupe Bolloré, Arêva, Bouygues, Lafarge etc… en Afrique.

Il viendra également, ce temps où des pays africains développeront l’énergie nucléaire. Ce sera la fin du ravage de l’uranium du Niger par Arêva, et l’apocalypse de la France, dans cette fin qui consacrera son plongeon dans les profondeurs abyssales d’une misère décapante. C’est cette effroyable descente aux enfers, qu’elle redoute. Elle en est devenue quasi-paranoïaque, davantage agressive et féroce.

Le temps viendra, où les Africains comprendront que les pèlerinages chrétiens au Vatican, en Israël, en France (Lourde) et à la Mecque, ne sont que des slogans développés pour faire prospérer l’industrie du tourisme religieux.

Ce temps viendra, où ils comprendront pourquoi le Vatican et ses évêques blancs n’accepteront jamais que Marie est apparue à Nsimalen au Cameroun ou en Côte d’Ivoire, pour éviter de réduire leurs revenus de l’ « industrie de Dieu », au profit de l’Afrique.

Ce temps est mon rêve ! Je sais qu’il peut sembler illusoire pour les afro-pessimistes, ces victimes résignées, aplaties devant l’arrogance des prédateurs, flanquées du double syndrome de Stockholm et de Peter Pan. Elles se comptent parmi ceux qui cautionnent aveuglément les propos déplacés de celui que ses propres compatriotes appellent le « gamin de l’Elysée ».

Président Macron ! Président Macron ! Les Africains aiment moins la France que vous ne pouvez l’imaginer et ils détestent encore plus les esclavagistes, ces artisans du chaos arc-boutés au sombre commerce des armes à feu en Afrique et au pillage des ressources naturelles.

Votre insolence verbale fait de vous l’un des piètres symboles de la condescendance occidentale. Cette grossièreté affiche votre candeur excusable parce que consécutive à votre âge. Vous comprenez donc que la gouvernance n’est pas une affaire de marmot, mais plutôt de sagesse et d’expérience, toute chose qui s’acquièrent avec l’âge.

Votre ambition d’une entrée dans l’histoire comme celui qui a détrôné le président Biya est légitime, de votre vision, mais vous gagneriez certainement à résoudre le problème des gilets jaunes et à soigner les Français que le Covid-19 massacre telles des mouches.

Trois mois après l’intrusion de ce virus dans notre pays par un de vos compatriotes, on dirait même en mission commandée par vous pour répandre ce mal ici, nous en sommes à une centaine de morts du reste douteux, et à plus d’un millier de soignés, pendant que la France caracole au sommet vertigineux de plus de vingt sept mille morts, que vous enjambez pour voler à la rescousse des Camerounais, lesquels ne vous ont pourtant pas élu et ne vous demandent rien. C’est de l’esbroufe dirait-on, Monsieur le « Bébé de l’Elysée »

Un président qui se respecte peut-il prétendre avoir exercé des pressions sur son homologue devant des cameras de télévision, ce dernier fut-il sa marionnette ? A vous entendre ce jour-là, envie m’est venue de vous envoyer lire l’œuvre du célèbre poète Martiniquais, Aimé Césaire, dans l’un de ses chefs d’œuvres intitulé : « La tragédie du roi Christophe ». Vous ne semblez guère logé à meilleure enseigne que ce roi Ubu d’un pays africain aux lendemains des indépendances, navigant à vue dans une totale impréparation. Seriez-vous donc si mal entouré que vos conseillers ne savent quoi vous enseigner, ou alors n’apprenez-vous pas suffisamment vos leçons ? Soyez un peu moins inattentif, Monsieur le président Macron de la France.

Vous apprendrez alors que soucieux de toujours gouverner le Cameroun dans la paix et dans la perspective de l’organisation du Grand Dialogue National, le président Biya avait pris sur lui de faire libérer quelques prisonniers, afin de détendre l’atmosphère et donner plus de force à ce forum. Ce n’est pas vous qui gouvernez au Cameroun et il est permis de douter que ce soit jamais vous. Votre bouche semble avoir besoin de plus de lait que des errements dans lesquels vous croyez devoir plonger.

Monsieur Macron ! Vous apprendrez, en jetant un regard rétrospectif sur le choix de l’ambassadeur du Cameroun en France, que Paul Biya a souverainement ignoré votre préféré et nommé  Alfred Nguini. Vous ne l’avouerez jamais, pas plus que vous ne direz que vous avez joui, lors de votre séjour à l’Ena, des largesses d’un membre du gouvernement camerounais. De même, les médias français sont restés muets sur les excuses que vous auriez présentées lors de votre entretien avec le locataire d’Etoudi. Le complexe suprématiste vous aveugle. Mais la volonté d’Etoudi reste la sienne et non celle de l’Elysée.

La dynamique africaine irréversible est activée contre le néocolonialisme. Paul Biya déclinera à coup sûr, votre invitation au sommet France-Afrique de Bordeaux en juin 2020, où vous entendez négocier la survie économique de votre pays. Et comme de juste, le sommet de la CEMAC se tiendra à la même date.

Monsieur Macron, un jour viendra, où tomberont les chaines de l’esclavage par lesquelles, depuis des décennies, votre pays s’empiffre au détriment de quinze Etats Africains.

 

Commentaires Facebook
Print Friendly, PDF & Email

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici