Quels sont les enjeux de la protection de nos données ?

 

Le COVID-19 a plongé le monde dans un climat hautement anxiogène, et ce, sur toutes dimensions confondues. Et afin de gérer cette crise, les gouvernements disposent de solutions avancées, mais à dimension paradoxale. Les progrès technologiques en terme de surveillance comme la reconnaissance faciale ou le traçage des individus, inquiètent les défenseurs de la protection de la confidentialité. 

Express VPN a mené l’enquête. Sur 1200 personnes interrogées, les chiffres révèlent que seulement 54 % d’entre eux accepteraient de télécharger une application de traçage de contacts en vue d’éradication du COVID-19. 

Alors, une prise de hauteur était nécessaire, et jusqu’où peut aller la surveillance aujourd’hui ? Et pourquoi au juste, la communauté de défenseur de la protection des données est-elle aussi inquiète ? 

États des lieux 

Nous sommes à une ère où, les progrès de la reconnaissance faciale permettent aujourd’hui de reconnaître une personne même si cette dernière a le visage masqué. 

Aux États-Unis par exemple, des mouvements contestataires sont apparus comme la campagne « Ban Facial Recognition », qui vise à interdire totalement le mécanisme de surveillance au sein des universités. Menée par l’organisme de défense des technologies, elle a pour objectif de montrer qu’il n’y aura point d’actions douteuses sans impunité. 

En effet, la communauté de protection des droits numériques se soulève. Et avec Fight for the future par exemple, qui a pris naissance en juin 2019, on découvre une carte interactive qui indique les endroits aux États-Unis où vous pouvez être tracé grâce à la reconnaissance faciale par les caméras existantes. 

Néanmoins, de nombreuses entreprises et institutions, parmi les plus prestigieuses parfois, comme l’Université de Columbia, ou même celle d’Alabama, prennent actes de méthodes douteuses. 

Pourquoi cette inquiétude ?

Parce que 77 % des sondés pensent que la reconnaissance faciale représente un premier pas inquiétant vers une surveillance de masse plus installée. 

Aussi, parce que les outils sont encore au stade expérimental, et la vitesse fulgurante des avancées telle qu’elle est présentée, affiche en fait des limites. 

En effet, au sein de l’université UCLA par exemple, lorsque cette dernière a voulu installé un système de surveillance basé sur la reconnaissance faciale, nous avons fait face à des failles inquiétantes. 

Sur les photos de 400 professeurs et étudiants de l’université, on compte 58 personnes mal identifiées, et dont la majorité était des personnes de couleur. 

Et également, car 84 % des utilisateurs pensent que les données récoltées, et qui les concernent, peuvent être utilisées à mauvais escient. Au-delà  même des problématiques largement acceptables et légitimes de la protection et de la sécurité de la société dans un sens global. 

Tout comme les experts du secteur, les militants en droits numériques, et les utilisateurs tous confondus, tous s’inquiètent des potentiels abus en tous genres. 

En effet, des enquêtes ont révélé que des organisations peu scrupuleuses, partageaient des profils faciaux à l’échelle internationale, et ce, sans consentement. 

Une lutte qui s’annonce longue et obscure

Pour conclure, heureusement que nombreuses sont les organisations qui se sont soulevées. Et ce, avec l’objectif surtout de maintenir notre sécurité et la préservation de notre mobilité sociale. Mais face à la tyrannie de certaines sociétés, celles qui s’estiment au-dessus des comptes à rendre, le combat ressemblera davantage à un marathon qu’à un simple sprint. 

 

© Julie K. 

….. Source photo: leclubdesjuristes.com/

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