Désarmement et réintégration au Cameroun :  04 ex-combattants de Boko Haram « jettent » les armes

Les 04 ex-combattants de Boko Haram de nationalités camerounaise et nigériane  viennent de « jeter » les armes au Cameroun selon une proche des milieux militaires.

 

 

 

 

La Voix Des Décideurs] – Le 26 juin 2020, vers 10 heurs GMT+1 dans le village Bargaram, Hili Alifa, la  reddition de 04 combattants de Boko Haram non armés a été enregistrée. C’est ce qu’appris La Voix Des Décideurs.

Les nommés,  Goni A., âgé d’environ 21 ans, Nigérian, Dala G. G., âgé d’environ 18 ans, Nigérian ;  Abba H. A.,  âgé d’environ 25 ans, Camerounais natif du village Souheram et Chiroma A. âgé d’environ 25 ans, Camerounais natif du village Souheram.  Les nouveaux convertis ont été conduits à dans la localité de Makary pour exploitation avant d’être acheminés à Maroua.

Portant à 487 le nombre de converti sur l’ensemble du territoire, le Cette reddition intervient  13 jours, c’est-à-dire le 13 juillet 2020 après la publication par le gouvernement des derniers chiffres sur  l’opération de désarmement, de démobilisation et de désintégration initiée deux plus tôt par le président camerounais  Paul Biya, qui s’est le 25 juillet 2020 rétracté dans son Mvomeka’a natal.

Le bilan de René Sadi

En rappelant l’offre de paix de Paul Biya aux « groupes armés et rebelles sécessionnistes dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest », le Ministre camerounais  de la Communication René Emmanuel a dévoilé le bilan  dressé par le Comité National de Désarmement, de Démobilisation et de Réintégration qui parlait de 483 redditions enregistrés depuis le début de l’opération.

« Le Gouvernement, par ma voix, saisit cette occasion, pour affirmer, une fois de plus, que l’offre de paix adressée par le CHEF DE L’ETAT, SON EXCELLENCE PAUL BIYA aux groupes armées et rebelles sécessionnistes dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, en vue de l’arrêt des hostilités qu’ils ne cessent d’entretenir, demeure plus que jamais de mise. » , a déclaré, le Ministre camerounais de la Communication et porte-parole gouvernemental, René Emanuel Sadi face à la presse.

 

 

« Nous en voulons pour preuve, les dernières statistiques en évolution constante à la date du 12 juillet 2020, fournies par le Comité National de Désarmement, de Démobilisation et de Réintégration (CNDDR), qui font état de 164 ex-sécessionnistes ayant choisi de se rendre au centre régional du CNDDR du Nord-ouest à Bamenda, 130 au centre régional du CNDDR du Sud-ouest à Buea, auxquels s’ajoutent 186 repentis de Boko-Haram, dont 44 dans la même journée la semaine dernière, au centre de transit de Méri dans la région de l’Extrême-nord, soit un total de 483 redditions depuis le début de cette opération. »

« Selon des renseignements dignes de foi, d’autres redditions du même type vont certainement se poursuivre dans les prochains jours. », avait signalé René Sadi.

Des formations dispensées aux  convertis

« Il faut sans doute préciser que ces repentis, qu’il s’agisse des ex-combattants Boko-Haram ou de ceux ayant déposé les armes dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, reçoivent dès leur arrivée dans les différents centres d’accueil, des soins médicaux et un encadrement psycho-social approprié, pour leur déradicalisation et leur réarmement moral.

 

 

 

Des formations leur sont également dispensées en matière d’activités génératrices de revenus telles que l’agriculture, l’élevage, la conduite, l’informatique, la coiffure, la manucure, la maçonnerie, pour ne citer que celles-là.  Il s’agit là d’un processus, dont l’aboutissement est l’intégration des intéressés dans la vie normale, à court terme et au cas par cas. En outre, pendant leur séjour dans les centres, des mesures sont prises pour les mettre autant que possible, à l’abri du COVID-19. » Avait- indiqué le diplomate.

« Les centres CNDDR ne sont, ni des prisons déguisées »

« Au vu de cette présentation, on se rend bien compte de ce que, contrairement aux allégations portées par certains milieux et relayées par une frange d’acteurs médiatiques, les centres CNDDR ne sont, ni des prisons déguisées, ni des pièges masqués, faits pour attirer des membres de groupes armés, et encore moins une branche de l’Armée où ces ex-combattants subiraient toutes sortes de sévices.  Ces centres sont aux contraire des lieux d’accueil de nos jeunes compatriotes naguère égarés, mais qui, ayant pris conscience de la nécessité de tourner le dos à la perdition on choisit de retrouver la voie de la sagesse au sein de la communauté républicaine, en acceptant l’offre de paix et de pardon faite par le Chef de l’Etat, Son Excellence Paul Biya. »

 

► Marcien Essimi ► La Voix Des Décideurs

 

 

 
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