Lutte contre la violence sexuelle dans le monde :  Denise Nyakeru Tshisekedi en première ligne

La first lady de la République démocratique du Congo a été, en signe de couronnement des actions qu’elle mène en faveur la gente féminine à travers la planète, désignée en début du mois de décembre 2019 ‘’Championne Mondiale de la Prévention de la Violence Sexuelle liée aux conflits’’.

 

C’est en décembre dernier que Denise Nyakeru Tshisekedi, l’épouse du président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a été distinguée par le Bureau du représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies chargé de prévention de la violence sexuelle liée aux conflits, qui l’a adoubée championne mondiale en ce qui concerne cette prévention. « Championne mondiale, loin d’être une récompense est une mission : celle de porter la voix des victimes de ce fléau au plus haut niveau des institutions tant nationales, régionales que mondiales avec les Nations Unies », soutient la première dame congolaise. Et d’ajouter : « Accepter ce ‘’titre’’, c’est donc accepter la lourde responsabilité d’être cet amplificateur de voix dont les victimes dans le monde ont fortement besoin. »

Denise Nyakeru Tshisekedi ne perd donc pas de vue que le combat dans lequel elle est désormais engagée n’est pas de tout répit et elle en fait un grand défi à relever. C’est pourquoi d’ailleurs « la mère de la nation congolaise» invite tout le monde à mettre la main à la pâte, car, soutiendra-t-elle « ce n’est qu’ensemble que l’on est beaucoup plus constructif », avant de conclure que : « Ensemble, nous sommes une communauté PLUS FORTE ».

Toutefois, il y a lieu de reconnaître que cette désignation qui a échu à l’épouse du chef de l’Etat congolais, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo,  vient jeter de la lumière sur le travail qu’elle mène dans l’ombre en faveur de ses congénères dans le monde en général et dans son pays en particulier depuis plusieurs années. Un travail qui est boosté depuis l’élection de son époux à la tête de l’Etat au terme de la présidentielle qui a eu lieu à la fin du mois de décembre 2018. L’autre raison du choix porté sur cette femme très dynamique, et non la moindre, serait la situation sécuritaire de la RDC, pays englué pendant de longues années dans une guerre à cause des richesses dont regorge son sous-sol, dans lequel les femmes essuient toutes sortes d’outrances et de martyres, notamment  les viols, les assassinats et tout le saint frusquin.

Couches sociales vulnérables

Par ailleurs, le constat fait par les compatriotes de cette « dame à poigne » dont on dit idéaliste est que, depuis que celle-ci a revêtu le manteau de première dame de la RDC, elle est comme démangée par le virus de l’action. Tantôt défenseuse des droits de la femme et des couches sociales vulnérables, à l’instar des enfants autistes ou des orphelins, ou alors commis voyageur au bénéfice de la RDC, l’ancienne femme en blouse blanche sillonne le monde très généralement aux côtés de son illustre époux. A la faveur de ces pérégrinations dans les pays africains et autres, Denise Nyakeru Tshisekedi a noué plusieurs contacts aussi bien d’affaires que dans le cadre humanitaire dont elle se veut le porte étendard dans son pays.

C’est dans cette veine que la première dame a pris part, avec son époux de président, du 20 au 21 janvier à Londres en Angleterre, au sommet UK-Afrique sur l’Investissement. Sommet qui a vu la participation de 20 autres pays essentiellement du Commonwealth, des entreprises africaines, des institutions financières internationales et des investisseurs britanniques. Occasion pour Mme la présidente d’avoir des discussions avec la Fondation Shell, portant sur le financement d’un projet dans l’autonomisation des femmes autour de BBOXX. « Des premières réflexions tournées autour de la formation des femmes sur le montage et la réparation des panneaux solaires. Nous avons aussi évoqué un projet d’irrigation d’eau grâce à l’énergie solaire dans les milieux ruraux pour rapprocher l’eau des habitants, et des femmes en particulier et ainsi leur éviter certaines violences auxquelles elles font face » a-t-elle indiqué. Dans le même sillage, Denise Nyakeru Tshisekedi a rencontré Joanna Roper, l’envoyée spéciale de l’Office des affaires étrangères britanniques et du Commonwealth pour l’égalité des sexes, avec qui elles ont planché sur les synergies d’actions possibles pour lutter contre les violences basées sur le genre entre autres. Quant à David Bernstein, le président de la British Red Cross, et sa délégation, puis une délégation de l’Imperial College London, l’une des meilleures universités au monde, les échanges avec la first lady congolaise ont porté notamment sur sa Fondation en RDC et sur le domaine des recherche dans son pays.

Le Pape François

Toujours dans l’intérêt de son pays et surtout de la femme congolaise, la première dame congolaise a participé à Libreville, au Gabon, en fin janvier dernier, à la Conférence régionale de lancement du rapport de la Banque mondiale sous le thème : « les Femmes, l’Entreprise et le Droit 2020 ». C’était aux côtés de ses sœurs Sylvia Bongo Ondimba, première dame du Gabon et Sika Kaboré, épouse du président du Burkina Faso.

Bien avant, au Vatican, accompagnée de son mari, le 17 janvier 2020, ils étaient les hôtes du Pape François. Une visite du Saint-Siège qui a débouché sur la  ratification de l’Accord cadre et la promesse du patron de l’Eglise catholique romaine d’effectuer un voyage en RDC en 2021. On peut d’ailleurs pas éluder de parler  de la 24e Assemblée générale de l’OAFLA, où cette fervente militante de l’autonomisation de la femme a parlé avec les autres premières dames des efforts consentis l’an dernier pour la promotion de l’autonomisation des femmes et l’égalité des sexes en RDC, ceci en droit ligne du plan 2019-2023 de cette organisation.

Au demeurant, toute cette ébauche d’énergie n’est pas pour rien. En dehors de plusieurs contacts porteurs noués à l’international, des résultats tangibles sont observés. « Heureuse que ma vision « plus fortes » ait inspiré Industry Five, une jeune entreprise qui ambitionne de créer 1000 emplois en RDC dont plus de la moitié sera occupée par des femmes. La fabrication annuelle d’un million d’ordinateurs et tablettes “made in RDC” approuvés par Microsoft et Intel renforce encore l’impact de ces femmes dans ce projet. Un grand pas vers la valorisation de la femme congolaise dont celles vivant avec handicap, survivantes des violences sexuelles et provenant de milieux défavorisés ». Des raisons suffisantes pour que la first lady congolaise, Denise Nyakeru Tshisekedi plastronne.

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