La mission conduite par le Peter Mafany Musonge écume les régions du Nord et de l’Extrême-Nord. La descente dans la ville de Garoua du 02 au 04 novembre vise à sensibiliser et écouter les populations. Du 05 au 07 novembre 2020 la ville de Maroua est la seconde escale de cet exercice salutaire.

 

 

 

C’est une opération de charme qui se tient depuis le lundi 02 décembre 2020, dans le septentrion camerounais. La Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme toute entière est sur le terrain des échanges publics. Le prétexte de ce déploiement, procéder à la promotion des langues officielles que sont le français et l’anglais.

 

Raison d’être

Pour Peter Mafany Musonge, le président de la Commission, le contexte de cette mission de promotion des langues officielles émane d’une prescription du Chef de l’État. Cette disposition, pour ainsi dire, s’inscrit dans un cadre juridique général bien établi et codifié.

 

De ce fait, Le Docteur Chi Asafor Cornelius, Secrétaire Général de la Cnpbm précise le cadre légal  fondant cette mission. Il s’agit ainsi de la loi n°2019/019 du 24 décembre 2019 portant promotion des langues officielles.

Ladite loi, selon le Docteur Chi Asafor, revêt un caractère de pertinence indéniable. Elle fixe l’entendement que l’on fait du bilinguisme officiel au Cameroun. Ainsi, en son ARTICLE 2.- (1) Les langues officielles de la République du Cameroun sont l’anglais et le français. (2) Les langues officielles du Cameroun sont d’égale valeur. L’on saurait en aucun cas envisager de les « hiérarchiser ».

 

 

 

Evolutions

La situation des langues officielles collent à l’actualité sociopolitique du moment au Cameroun. Une actualité qui justifie à suffire, la descente sur le terrain de la conviction par la Commission Musonge. Cependant, les choses semblent progresser à vitesse constante dans le bon sens. Ainsi, pour conviction, des indicateurs sur le plan politique en donnent la preuve pour au cours des trois dernières années. Du moins, à en croire le Dr Chi Asafor Cornelius l’indiquant lors d’un entretien à Ashu Nyenty sur « Inside Presidency ».

Le Président (assis) et le Secrétaire de la Commission (debout) de la Commission

“Cameroon has made tremendous strides since the last three years. Let me start hierarchically. La loi du 24 décembre 2019 sur les langues officielles. C’est un pas important, un jalon important dans la politique bilingue de ce pays. Après vous avez la création de cette Commission en janvier 2017. C’est une autre étape importante dans la politique bilingue de ce pays. If U go through all these and by implementation, you will see how it is going to help this nation run through some of difficulties that were raised or brought in by the 1961 constitution for example”.

Au-delà des écueils et différences

Lire aussi : Interview Exclusive : Peter Mafany Musonge dresse le bilan de la Commission Nationale pour la Promotion du Bilinguisme et du Multiculturalisme

Dans son propos « nos diversités linguistiques et culturelles sont des atouts  et non des fardeaux pour notre pays ». Ces propos de l’ancien PM traduisent, pour ainsi dire, de l’importance de nos langues officielles et de nos langues locales. Mais, il y va surtout de la sensibilité de préserver les intérêts que représentent ses acquis pour le Cameroun.

La diversité linguistique reflète cette diversité culturelle. C’est pourquoi, la descente de l’équipe à Peter Mafany Musonge consiste également à écouter les attentes des populations dans cette mosaïque. L’écoute des populations à la base sert à mieux les comprendre et les sensibiliser sur les atouts des langues officielles. De ce fait, un tel patchwork constitue à coup sûr un substrat commun qui sert de ciment culturel.

 

 

Loi anti appréhensions

La promotion des langues officielles, par la loi du 24 décembre 2019 apporte des garantis aux inquiétudes linguistiques des Camerounais. En ce sens, le Secrétaire de la Cnpbm indique qu’« une loi détermine les droits et prescrit des obligations. Le droit des citoyens d’être servis dans la langue de leur choix. That is the creation of linguistics rights in Cameroon that existed in the constitution but in blurred manner. But it is now clear that a citizen has the right to be served sitting in the language of his choice and he can quote an article of the law obliging a public authority sitting in a government office to serve him in the language of his choice. Ensuite, c’est une obligation imposée à l’autorité publique siégeant dans tout bureau gouvernemental de servir également un Camerounais dans la langue de son choix ».

Mais de choix, les Camerounais n’en ont que de tendre à la pratique simultanée des deux langues officielles.

 

Eric Martial NDJOMO E.

 

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