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Débat sur le tribalisme au Cameroun – Laakam : Benjamin Zebaze dénonce l’imposture du duo Shanda Tomne – Sindjoum Pokam

Débat sur le tribalisme au Cameroun – Laakam : Benjamin Zebaze dénonce l’imposture du duo Shanda Tomne – Sindjoum Pokam


En réaction à la lettre  attribuée au Laakam adressée au chef de l’Etat le 31 octobre 2017 au nom de la communauté Bamiléké, Benjamin Zebaze appelle sur fond d’objectivité, dans un post  effectué ce 04 novembre 2017 sur Facebook, ces originaires de la région de l’Ouest à « dénoncer cette énième imposture », orchestré par le duo Shanda Tomne – Sindjoum Pokam.

 

 

Lire l’intégralité de son poste.

 

«  LE LAAKAM ? QUEL LAAKAM ?

Un document supposé écrit par le Laakam au nom de la communauté Bamiléké circule depuis quelques temps. Je m’étonne que les Bamiléké ne sortent en nombre pour dénoncer cette énième imposture, qui est une honte.

C’EST QUOI LE LAAKAM ?

Nous avons été nombreux, dans les années 90, à soutenir la création de cette association à l’hôtel « La falaise » qui, croyions-nous, allait contrecarrer les actions du groupe opposé « Essingan ».

Très vite, on a compris que certains membres de l’élite dirigeante de l’Ouest avaient trouvé un moyen de se faire un peu d’argent en manipulant la communauté au profit du pouvoir.

C’est ainsi qu’avant la fin des réunions, il n’était pas rare que des hautes autorités appellent, amusées, pour nous dire ce qu’il y aura dans le rapport final.

Certains Bamiléké, courageusement, se sont opposés à cette façon de faire en exigeant une organisation sérieuse et un vote pour choisir les dirigeants. Mais un homme d’affaires très influent dans la zone a refusé sèchement, choisissant lui-même ces dirigeants, détruisant toute la dynamique de l’association désormais prise en otage par le duo Shanda Tomne-Sindjoum Pokam.

QU’EST DEVENU LE LAAKAM ?

Désormais, ce n’est plus qu’un chiffon rouge qu’on agite, même pas pour effrayer le pouvoir qui sait que ça ne vaut rien, mais juste pour des intérêts personnels et influencer des hommes d’affaires originaires de l’Ouest trop candides pour être honnêtes.

 

Comme ce duo ne recule devant rien, il n’hésite pas à prendre de nombreuses libertés avec la réalité. Je mets au défi Shanda Tomne de répondre à toutes ces questions :

1- Le courrier qui circule parle du « Bureau » du Laakam. Cette association a-t-elle un bureau ? Quel sont les membres dudit bureau ?

2- Où se trouve le siège du Laakam ?

3- A-t-il des statuts légalisés ?

4- Combien d’adhérents compte –t-il ?

5- Combien sont à jour de cotisation, cotisation s’élevant à quel montant ?

6- A quand date la dernière Assemblée Générale ?

7- Le dernier rapport financier a-t-il été publié ?

8- Qui étaient présents lors de la dernière assemblée ?

9- Pour produire le dernier document, qui l’a mandaté ?

10- Quand a-t-il été nommé ou élu pléni… je ne sais plus ?

Cette façon d’utiliser le ressenti d’une communauté à des fins personnelles a quelque chose de particulièrement insupportable. Ces questions montrent à elles seules, l’imposture qui règne.

QUEL EST LE PROBLÈME DE LA COMMUNAUTÉ BAMILEKE ?

Difficile de tout décrire dans un espace aussi restreint. Mais en discutant avec de nombreux enfants originaires de la Région, on voit qu’ils veulent avant tout qu’on les laisse vaquer tranquillement à leurs occupations en diminuant le poids trop important d’une administration tatillonne.

 

 

 

Ils veulent, plus que tout, qu’il y ait une peu plus d’équité dans la gestion de la chose publique. Pas forcément de l’égalité difficile à mettre en place dans un pays au développement aussi inégal qu’on le constate en parcourant les Régions de notre pays.

 

Très peu de personnes rêvent de se retrouver devant Paul Biya en maître d’école distribuant des beignets aux élèves excités dans une cour de récréation : trop fiers pour cela.

Cette sortie de Shanda Tomnè est d’autant plus stupide que des enfants de la Région occupent de postes importants au sein du régime. Qui peut me dire ce que le président du Senat NJiat Njifenji (2nde personnalité du pays), le secrétaire général du comité central du Rdpc (pour ne citer qu’eux) apportent à l’Ouest ?

Même intervenir pour que les contrôles de forces de l’ordre qui pillent les transporteurs diminuent ou soient ramenés à la même proportion que dans les autres Régions, ils en sont incapables.

Et pourtant, à vue d’œil, leurs entourages et eux ne semblent pas avoir du mal à « chauffer les marmites ».

LE LAAKAM ET L’UNIVERSITÉ DES MONTAGNES (UdM).

C’est ce duo qu’on retrouve très actif à l’UdM. Comment comprendre que Shanda Tomnè et Sindjoum Pokam, Théo Moyo…apparemment opposants au régime soient si liés par un curieux pacte avec le maire Rdpc Lazare Kaptué qui « respire » ce parti de la tête aux pieds, n’hésitant pas à signer toute sorte de motions de soutien grossières en faveur de l’homme qui est responsable ce qui est décrié par cette lettre du Laakam ?

Ambroise Kom nous avait vendu l’idée selon laquelle cette université devait être créée pour lutter contre l’iniquité régnant au Cuss de Yaoundé. On est bien obligé de constater qu’on a créé une université pour riches tant le coût des études est prohibitif.

 

 

 

On me répondra que les couts de formation sont élevés dans ce type d’institut. Pourquoi dans ces conditions, dans une ASSOCIATION A BUT NON LUCRATIF, des membres peuvent s’octroyer des salaires et avantages délirants ? Pourquoi un maire peut profiter des conteneurs de l’UdM pour transporter le matériel de sa mairie Rdpc ?

Célestin Monga a travaillé pendant des années dans toute l’Amérique pour promouvoir cette université et récolter des dons en payant lui-même tous ces déplacements : c’est vrai qui n’est pas Célestin Monga qui veut.

Pour avoir dénoncé tout cela, j’ai une demi-dizaine de procès sur le dos et des peines à n’en plus finir dont de la prison ferme ; Shanda Tomnè, en « grand démocrate », n’a pas hésité à déclarer par écrit, que des gens comme moi n’auront leur salut que dans la chambre froide de la morgue la plus proche : personne dans l’entourage de Paul Biya n’aurait osé une telle sortie. Cela en dit plus qu’un long discours sur la dangerosité du personnage.

Pour aller plus loin, le « géant de Bangou » n’a pas hésité à mettre un avant un litige, que j’ai d’ailleurs gagné en première instance, contre la coopérative Cofinest relatif à la mauvaise gestion d’un crédit qu’elle avait consentie à accorder à une entreprise dont j’étais le gérant.

L’UdM, à travers l’association qui la contrôle, a pris un énorme crédit chiffré en milliards auprès d’une institution financière dépendant de la France. Question simple :

– Après 5 années, l’argent débloqués a-t-il permis de réaliser tous les investissements prévus ?

– Sinon, pourquoi ? A supposer que 10 bâtiments étaient par exemple prévus, combien ont été réalisé ?

L’université Catholique d’Afrique Centrale vient de recevoir le même type de crédit : il serait intéressant de comparer la manière avec laquelle les deux institutions vont gérer cet argent.

QUI EST L’ENNEMI DU BAMILEKE ?

Je ne cesse de faire comprendre aux bamiléké en général, au jeunes en particulier que leur principal ennemi est constitué de son élite égoïste qui attise leur haine contre l’élite béti avec qui elle pactise de manière ostentatoire pour piller ce pays.

L’ennemi n’est pas le beti ordinaire ou n’importe quel citoyen d’une autre ethnie. Les plus dangereux sont tous ceux qui à l’ouest s’enrichissent grâce à leur appartenance au système ; appartenance qui leur permet d’acheter de faux titres de notabilité.

On les voit alors arriver en retard aux cérémonies traditionnelles dans des accoutrements bizarres masquant mal un ventre à l’horizontale ; entourés d’une dizaine de faux jetons prêts à vendre pères et mères pour ramasser les miettes qui peuvent tomber à tout instant.

JEUNES BAMILEKE, NE LAISSEZ PAS DES IMPOSTEURS CONTINUER A VOUS FAIRE HUMILIER ; PRENEZ VOTRE DESTIN EN MAIN. RENVOYEZ LES GENS DE MA GENE RATION ET CELLE QUI L’A PRÉCÉDÉ A LA RETRAITE. RETROUVEZ VOS FRÈRES DU NORD AU SUD, DE L’EST A L’OUEST POUR BÂTIR UN NOUVEAU CAMEROUN OU IL N’Y AURA PLUS DE PLACE POUR DES ASSOCIATIONS MAFIEUSES COMME LE LAAKAM ET ESSINGAN.”

 

Benjamin Zebaze, journaliste

Patron de presse

 

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