Financement des projets immatures au Cameroun : Un ministre de Paul Biya …

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Cameroun : Alamine Ousmane Mey  en guerre contre  le financement des projets immatures longtemps pratiqué par le gouvernement

► Un train de mesures est mis route par Alamine Ousmane Mey, Ministre camerounais de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement territorial (Minepat), avec en prime celles visant la bonne réalisation de grands chantiers nationaux et bien d’autres projets de développement.

 

 

Finis les projets fantoches qui n’ont produit jusqu’à présent que résultats lilliputiens lorsqu’ils n’ont pas fait chou blanc, tout en maintenant le pays dans l’ornière du sous-développement.

Dans ce registre, sans prétention à l’exhaustivité, on cite entre autres les barrages de Mekin et même celui de Mevemle qui sont considérés par certains Camerounais comme de gros éléphants blancs.

C’est dans cette optique d’ailleurs que vient d’être mis en place le comité technique interministériel d’experts, en charge de la maturation des projets dans le secteur public. Celui-ci a d’ailleurs tenu sa première session le 28 octobre 2020 dans la capitale camerounaise, Yaoundé, sous la présidence du ministre de l’Economie de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat) , Alamine Ousmane Mey.

A cette occasion, le comité a passé au peigne fin un ensemble de projets à l’effet d’évaluer la prise en compte de tous les aspects et autres contraintes liées à leur exécution. « Il en sera désormais ainsi, pour tous les projets publics, avant leur inscription au budget de l’Etat. Selon les pouvoirs publics, l’objectif de cette démarche nouvelle est d’éviter des évaluations financières et techniques inappropriées, qui plombent souvent la conduite de nombreux projets au Cameroun.

 

 

Les conséquences de ces évaluations non exhaustives sont l’abandon des chantiers, la mauvaise exécution des travaux, la sollicitation des avenants par les entreprises adjudicataires, ou encore le prolongement des délais de réalisation des travaux, qui ont pour corollaire le renchérissement des coûts », selon des sources concordantes. En effet, la nomination à la tête du ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire d’Alamine Ousmane Mey tenait, à coup sûr, de la volonté du président de la République, Paul Biya, de placer une personne efficiente et efficace à ce poste stratégique et névralgique.

Ceci avec pour principaux objectifs, la restauration de la gouvernance et la recherche des fonds, afin de permettre au pays de répondre à ses engagements financiers aussi bien au niveau national qu’à l’échelle internationale. Aujourd’hui, le temps semble donner raison au chef de l’Etat, ce casting laissant l’impression d’avoir été le meilleur, car c’est avec abnégation que cette mission titanesque est menée par cet économiste rôdé double d’informaticien de génie.

Secteur d’activité
En fait, le ministère Alamine Ousmane Mey, face à tous ces défis, a su donner jusqu’à présent la pleine mesure de ses capacités managériales héritées du secteur privé où il a été pendant de longues années l’un des as au Cameroun, notamment dans le domaine bancaire. C’est ainsi qu’il mobilise des efforts et a mis en place une politique managériale à l’effet de permettre au Cameroun d’atteindre une croissance forte et durable.

 

 

C’est dans cette veine que, le pays ayant des dettes à honorer au moment où le budget national est grevé par l’augmentation de la masse salariale et des besoins de financement, notamment dans la résolution des conflits sur le territoire national, le Minepat s’est non seulement lancé à la recherche des ressources additionnelles à travers le monde, il a également pris des mesures énergétiques pour promouvoir la transparence dans l’encadrement des dépenses publiques.


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Aussi, s’est-il attaqué aux bastions de son ministre bien qu’il y existe encore des poches de résistance. Les reformes notables sont mises en chantier. En effet, après avoir réussi à stabiliser les finances publiques en permettant au Cameroun de passer le cap des 5% de croissance dans un contexte financier international moribond, Alamine Ousmane Mey a troqué son costume d’argentier avec celui de bâtisseur de l’économie, à la faveur du réaménagement du gouvernement du 2 mars 2018. Il a désormais la charge de concevoir et de matérialiser la politique économique et surtout de développement du pays. Toutes choses qui font de lui la plaque tournante de l’économie nationale.

 

 

A ce titre, il est appelé à catalyser la réalisation de grands chantiers structurants et des projets de développement pour un Cameroun émergent à l’horizon 2035. Toute chose qu’il reste largement à sa portée.
Même si certains de ces projets dont la matérialisation devait durer un temps limité connaissent de grands retards. C’est le cas du barrage de Mekin cité plus haut qui est à plus de dix années de travaux alors qu’il était appelé à être opérationnel en 2016. Ils sont légion d’ailleurs ces projets dont on ne maîtrise plus la traçabilité.

Tissu économique
En revanche, d’autres projets comme celui de construction du complexe industrialo portuaire de Kribi malgré certains retards accusés, est en mode opérationnel depuis plusieurs mois.

En effet, après plusieurs renvois pour cause de retard dans la réalisation, il est mis en fonctionnement.
Alamine , «l’homme de confiance» (en arabe) a su, il faut le dire sans ambages, mettre à contribution son expertise et son expérience acquise au fil des années au gouvernement pour donner défensivement corps à bien de projets depuis son arrivée à la tête du Minepat, conscient du fait que le pays a besoin d’un vrai tissu économique et social productif à la mesure du potentiel humain et naturel dont il dispose.

 

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AOM, une figure d’exception
Pour mémoire, Alamine Ousmane Mey entre au gouvernement le 09 décembre 2011 au poste de ministre des Finances. Il est alors le plus jeune membre du gouvernement. Sa nomination symbolisait alors la confiance à la jeunesse et avait suscité l’engouement de celle-ci. Sous son impulsion, plusieurs réformes avaient été engagées pour simplifier les procédures de paiement et la modernisation des administrations camerounaises. Tout comme il avait réussi de réguler le complexe secteur des microfinances.

Toute chose qui avait justifié sa distinction, de ministre des Finances africain de l’année 2015, par le magazine African banke. Personnalité exceptionnelle, on admire particulièrement chez ce membre du gouvernement la force de son caractère. Le courage managérial est resté le fil conducteur de l’action à la tête de ce département ministériel de ce digne fils de l’Extrême-Nord afin d’assainir un environnement dégradé.

© La Voix Des Décideurs
►Marcien Essimi

 

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