La gent féminine non à la lapidation des femmes dans les régions du Nord-Ouest, du Sud-ouest et du septentrion. Elles ont fait entendre leur voix à travers une manifestation présidée à Yaoundé le 1er septembre dernier par le truchement de madame le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille. Le droit à la vie s’impose à tous.

Toutes de noir vêtues, les femmes ont pris d’assaut l’esplanade arrière de l’hôtel de ville de Yaoundé pour décrier les tueries et meurtres perpétrés ces derniers temps contre la gent féminine dans les régions de conflits au Cameroun. Sénatrices, députés, maires, femmes d’affaires, enseignantes, bayam sellam, coiffeuses, cultivatrices ont exprimé leur ras-le-bol. Trop c’est trop. Il faut que cela cesse. Il s’agit notamment des crimes crapuleux observés au Nord-Ouest, au Sud-ouest, au Nord et à l’Extrême –Nord. Dans ces partis du pays, les femmes sont devenues la cible des groupes armés séparatistes et de partisans de la secte terroriste Boko Haram. Elles sont lapidées, égorgées quand elles ne sont pas enterrées vivantes.

L’on a encore en mémoire le traitement infligé à trois jeunes femmes camerounaises dans la zone anglophone. Les meurtres tragiques voire scabreux de ces dernières notamment, Florence Ayafor, Mbah Treasor et Achiri Comfort Tamassang dans les régions du Nord-Ouest, du Sud-ouest qui ont frusqués plus d’une personne dans le monde. Les vidéos de ces crimes odieux sont visibles dans les réseaux sociaux. Madame le ministre Marie Thérèse Abena Ondoa ensemble des autres femmes ont rendu un vibrant hommage à ces 03 jeunes sœurs tuées de façon inhumaine et adresser leurs condoléances aux familles de toutes les victimes de cette barbarie.
Au Nord et beaucoup plus à l’Extrême-Nord, les femmes sont enlevées, séquestrées, violées écartelées, mutilées et égorgées. Certaines encore sont simplement transformées en Kamikaze, voire en bombes humaines. Ce qui suscite une vague d’indignation et de questionnements : « Pourquoi les filles ? Pourquoi les enfants ? Pourquoi les femmes, celles par qui tout être humain vient au monde, la mère de l’humanité, celles qui portent et protègent la vie ? », S’interroge ainsi Marie Thérèse Abena Ondoa, qui renchérit que laissant entendre que : « Tuer une mère est un sacrilège, une abomination pour nos sociétés »


Halte à la boucherie féminine
« On ne tue pas une femme, on la protège. Celui qui tue une femme ou la maltraite n’est pas un homme. Il doit avoir honte de lui-même ». Ces propos sont ceux de la vice-présidente du Sénat dépassée par ce que l’on vit actuellement au Cameroun. La vie est un droit naturel qui n’a pas besoin d’être codifié. « Un enfant qui tue une mère, une femme ne reçoit aucune bénédiction de la part de Dieu », conclut-elle. Voir la mère de l’humanité lapidée comme un vulgaire chien, traitée comme une chose sans importance. Les femmes disent non à cette boucherie humaine. Si l’on ne respecte pas le droit à la vie, il faudrait au moins craindre la colère de Dieu.
Madame le ministre de la promotion de la Femme et de la Famille porteuse de la voix de toutes les femmes camerounaises, a fait comprendre « qu’aucune violence ne saurait être acceptable. La vie est sacrée et comme telle, elle constitue un droit inaliénable. Nul n’a le droit d’ôter la vie à autrui(…). Le Cameroun est un Etat de droit, et en tant que tel, condamne toute forme de violation et atteinte aux droits humains dont font partie les droits de la femme ».
C’est donc un plaidoyer de la gent féminine contre les violences faites aux femmes dans ces régions. Marie Thérèse Abena Ondoa a remis de façon officielle la déclaration de ses sœurs à la représentante du Premier ministre pour transmission à la plus haute hiérarchie.

Jean Baptiste Bidima

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