Insécurité routière au Cameroun : Les députés veulent y voir clair

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Insécurité Routière au Cameroun : Les députés veulent y voir clair

Une plénière spéciale vient d’être organisée au cours de la session parlementaire du mois de mars 2021, à l’effet d’impliquer les élus de la nation dans le combat contre ce fléau qui décime des vies et inscrit au rang de problème de santé publique.

 

 

La Voix Des Décideurs – C’est donc l’une des innovations majeure des 350 premiers jours de l’ère Gaston Komba, à la tête du secrétariat général de l’Assemblée Nationale du Cameroun. Des plénières spéciales, la nouvelle trouvaille, pour questionner le présent.

Une sorte de moment  d’appropriation, d’échange de sensibilisation et de questions orales des élus de la nation sur certaines problématiques majeures. Une façon donc pour ces derniers de suivre de près l’actualité pressante et d’y jouer leur rôle de représentation nationale. « Chaque session comprendra désormais deux plénières spéciales au cours desquels les députés vont s’approprier un sujet majeure », a fait savoir le Secrétaire Général de l’Assemblée National, nommé à ce poste le 14 avril 2020.

Pour cette première plénière spéciale du mois de mars, c’est la problématique de la sécurité routière et des accidents de la route qui est sur la table des députés. Avec en bonne place dans l’hémicycle du Palais des Congrès ce mardi 23 mars 2021, le gouvernement.

 

 

Notamment les ministres intervenant dans le secteur des transports, conduits par le Premier ministre Chef du gouvernement Joseph Dion Ngute. Les différentes allocutions du Chef du gouvernement, des ministres des transports, des travaux publics, de la justice ou encore du Secrétaire d’Etat  à la défense chargée de la gendarmerie, tendaient à éclairer les parlementaires sur les mesures prises par les pouvoirs publics pour enrailler l’insécurité sur les routes.

Une kyrielle de mesures salutaires qui ont pu être traduit dans les fais ; avant de connaitre un regain d’accidents depuis le dernier trimestre de l’année 2020. Le nombre d’accidents sur les routes a ainsi connu une baisse considérable de près de la moitié durant la dernière décennie. « Entre 2011 et 2019, le nombre de personnes tuées sur les routes camerounaises est passé de 1588  à 627 », a fait savoir le ministre des transports Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe. Une question d’intérêt à plus d’un titre, tel que l’a relevé dans son propos de circonstance le Président de la chambre basse Cavaye Yeguie Djibril. « Parlant de l’insécurité routière, l’Assemblée nationale a été victime du phénomène tout au début de la législature en cours. En effet, le 22 juillet 2020, notre collègue, camarade  et ami l’honorable Harouna Bougue Abdoulaye, était arraché à notre affection des suites d’un accident de la route sur l’axe Ngaoundéré Garoua (Nationale N1) ».

 

 

 

Un coup d’œil dans le rétroviseur de la cadence du chapelet macabre permet de se rendre compte de ce que ces accidents sont le fruit de la conjugaison de plusieurs facteurs, et reste une préoccupation majeure. Ainsi donc, 35% desdits accidents sont imputables à l’excès de vitesse, 17% à l’état du véhicule, 10,5% à la conduite en état d’ébriété, 10,5% à la non maitrise du volant, 10 % à l’état des route, 7% au mauvais dépassement et 10% aux autres causes. Sur le plan économique, d’après une étude, les conséquences de l’insécurité routière dans un pays comme le Cameroun, sont des facteurs de perte et de rétrogradation. En plus 90% des décès surviennent dans les zones rurales qu’urbaines.

Après avoir été informés et avoir échangé sur l’état des lieux de la problématique de la prévention et sécurité routière et ses questions connexes, les élus de la nation ont pris position, à travers une série de recommandations sur le double plan, des politiques publics et législatifs. Ainsi, la représentation entend voir arrimer la stratégie nationale de la sécurité routière à celle des Nations Unies, en améliorant la qualité de l’entretien des infrastructures. Un point d’orgue a été mis sur la prévention, l’éducation et la sensibilisation.

Les élus du peuple ont enfin émis le vœu de voir harmoniser non seulement la coordination des interventions dans la gestion des situations d’urgence, mais également le cadre reformé du processus d’obtention du permis de conduire. Notamment chez les jeunes, et les personnes d’un certain âge, dont la visibilité a connu une nette régression.

 

Par Thierry Eba ► La Voix Des Décideurs

 

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