Escroquerie à Douala : Le Magistrat Jean Paul Kiam libère un bourreau de Frank Biya…

Le Magistrat en service au Tribunal de Première Instance de Douala Bonandjo aurait usé de toute son influence et des pouvoirs qui sont les siens pour libérer un certain Malloum Hamadou Oumaté qui est pourtant soupçonné d’avoir escroqué un peu plus de 07 millions au fils du chef de l’Etat, Emmanuel Franck Biya. La tête du lieutenant-colonel Voundi Emane mise à prix. Les Officiers de police judiciaire en service dans le Wouri sont -ils pris en otage ? Vérités et contre-vérités sur les autres dossiers sensibles qui interpellent Mvondo Ayolo, Laurent Esso et Joseph Beti Assomo.

 

 

Les rapports entre les autorités judiciaires et les forces de défense et de sécurité ne sont pas au beau fixe dans le département du Wouri à Douala. C’est que les premiers font feu de tout bois pour torpiller le travail des officiers de police judiciaire (OPJ). En effet, alors que le lieutenant-colonel Voundi Emane, Commandant du Groupement de Gendarmerie Territoriale œuvre pour protéger les personnes et leurs biens qui dépendent de son ressort de commandement, le Magistrat Jean Paul Kiam ramerait à contre-courant en apportant un soutien supposée à tous les mis en cause. Un comportement qui n’est pas de nature à rassurer les habitants de la ville quant à leur sécurité.

Voundi Emane, un réformateur mis à l’étroit
Le lieutenant-colonel Voundi Emane fait partie de ces éléments de la grande muette qui abattent un travail de fourmi dans le corps d’élite sans pour autant faire de bruit. Au regard de la mise en musique magistral des mesures édictées par sa hiérarchie dans le cadre de la lutte pour la préservation de la paix et la stabilité et contre le grand banditisme dans la ville de Douala, on peut dire que cet officier travaille à inscrire son nom dans le livre d’or des grands défenseurs de la République. Depuis qu’il est à la tête du Groupement de Gendarmerie Territoriale de Douala, des témoignages concordants font état de ce que l’on n’a jamais vu les gendarmes aussi disciplinés que ceux qui sont sous son commandement. L’application des lois, des ordonnances, des règlements et des décisions du Haut commandement ; le respect de la discipline sont de mise.

Outre, le fait que le Commandant du GGT cherche à protéger le patrimoine de l’armée n’est pas vu d’un bon œil. D’après certaines sources bien informées, le COGGT n’entrerait pas dans les bonnes grâces de son prédécesseur du fait de ce souci de protection du patrimoine de l’armée. La pomme de discorde d’après notre source serait le loyer du foyer militaire dont son prédécesseur réclamerait la paternité. On a appris que ce dernier exigerait qu’il lui soit versé une somme de deux cent mille francs Cfa tous les mois du fait de cette pseudo-paternité. Plus encore, Voundi Emane est venu mettre fin à un trafic des loyers qui mettait en mal les officiers subalternes. Loyers surélevés et contrats de bail verbaux qui enrichissaient les officiers supérieurs qui ont voulu maintenir leur réseau après leur départ. La démantèlement de ce réseau n’a fait qu’attirer des ennemis au COGGT. Et ceux-ci se sont d’ailleurs mis en branle, œuvrant pour que le lieutenant-colonel soit affecté ailleurs. Mais malgré les pièges et les coups bas nés de tout ce désamour, Voundi Emane tel un roseau, plie mais ne rompt pas. Au contraire, il poursuit sereinement son travail dans le strict respect de l’éthique et de la déontologie militaire.

Jean Paul Kiam, bon magistrat ou l’assassin de la loi ?
Dire et faire respecter la loi, c’est ce que l’on attend d’un Magistrat formé à la bonne école. Le non-respect ou le respect approximatif de cette exigence est une faute grave. Surtout s’il vient d’un Magistrat qui traîne pas moins de 12 ans dans l’exercice de ses fonctions.

D’après nos sources très souvent bien informées, Jean Paul Kiam ferait partie de ces magistrats qui ne s’encombreraient pas des règles dans l’exercice de leurs fonctions. Si les pots-de-vin et les enveloppes passent en dessous des tables, la République peut prendre feu, ils auront le sommeil tranquille. « Sur son comptoir installé à Bonandjo, la principale marchandise serait la mise en liberté des individus suspectés de mettre en péril non seulement les personnes et leurs biens ; mais aussi, la paix, la stabilité et l’intégrité du territoire national », souligne un de ses détracteurs.

 

 

 

Un de nos informateurs indique « qui’l arrive parfois au Magistrat Kiam de faire relaxer des gardés-à-vue ». Investigation faite, nous découvrons que les nommés Malloum Hamadou Oumaté et Kaptué , suspectés d’avoir escroqué plus de sept millions à Emmanuel Frank Biya « avaient été mis en détention pour répondre de leurs actes ». Le Magistrat Jean Paul Kiam aurait « exigé et obtenu leur mise en liberté sans aucune autre forme de procédure », apprend-on. Une autre source abonde dans le même sens en indiquant « qu’il (le Magistrat ndlr) exige même la libération des individus soupçonnés de pratiquer des activités dangereuses au moment où le sang coule dans notre pays ».

On cite en effet dans ce sens la société HARJAAB Sarl située à Bonandjo. Laquelle exercerait dans la fabrication des fers, la forge des canons d’armes de guerre. Les responsables de ladite société mis en garde-à-vue pour s’expliquer sur ces activités, auraient été libérés grâce à l’entregent du Magistrat Kiam.

 

 

Comment ne pas citer cette autre dénonciation qui vient du Centre du Commerce Extérieur dirigé par Ibrahim Zakary. D’après cette dernière, monsieur Kiam serait indexé dans la libération des individus qui, « dans le cadre du rachat et de la gestion calamiteuse de la société NORTHWAVE Sarl, se sont livrés à un gangstérisme à nul autre pareil, mettant ainsi en danger non seulement l’Etat du Cameroun et ses institutions, mais aussi le peuple camerounais tout entier ».

Dans cette besogne, le Magistrat n’hésiterait pas à émettre des menaces. « Tout OPJ qui s’oppose à ses ordres qui ne respectent pourtant pas la loi est menacé d’être affecté en dehors de la capitale économique », glisse une source proche de l’un des dossiers sus-évoqués. Et lorsqu’il exigerait les mises en liberté, il refuserait de « laisser une trace écrite prouvant que les instructions viennent de lui ».

« Une proposition qui avait été faite par le lieutenant-colonel Voundi Emane au cours d’une réunion présidée par le Procureur Général et à laquelle ont pris part 06 magistrats du parquet dont les procureurs de la République près les tribunaux de première instance, le Procureur de la République près le tribunal de grande instance et le Commissaire du Gouvernement », glisse notre informateur. Un refus qui prouve qu’il serait conscient que ses agissements vont à l’encontre de l’éthique et de la déontologie du métier qu’il exerce.

Interpellation
La rédaction de La Voix Des Décideurs qui reste disposée à donner la parole aux mis en cause s’ils en sentent le besoin, interpelle ainsi le Ministre Laurent Esso soucieux de l’assainissement du corps des magistrats qui compte en son sein des cas exemplaires.
Il en est de même du haut commandement.

Il y a lieu qu’une enquête soit menée pour tirer au clair les responsabilités des uns et des autres afin que ceux qui tirent les marrons du feu soient démasqués. La Magistrature Suprême est également interpellée. Un haut commis du corps judiciaire qui a déjà exercé dans la même ville pendant 12 ans et qui semble briller par des actes aussi répréhensibles, ce n’est pas de nature à encourager les citoyens à faire confiance la justice lorsqu’ils ont des problèmes.

Qu’un individu soupçonné d’avoir escroqué le fils du chef de l’Etat soit mis en liberté par un Magistrat alors que les enquêtes en cours montrent qu’il y a péril dans la demeure. Le chef de la Magistrature Suprême doit prendre les mesures urgentes et spéciales qui s’imposent.

A suivre dans nos prochaines éditions.

 

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